Cinéma
Art et ensemble de techniques consistant à créer des œuvres à partir d'images animées, généralement accompagnées de sons, puis à les diffuser devant un public.
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Ce glossaire est un outil de référence consacré au cinéma, de l'écriture à la projection, pour les spectateurs curieux, les auteurs, les créateurs d'images et les professionnels en formation. Il trai…
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36 termes
Art et ensemble de techniques consistant à créer des œuvres à partir d'images animées, généralement accompagnées de sons, puis à les diffuser devant un public.
Œuvre audiovisuelle pensée comme une unité, qu'elle soit tournée sur pellicule ou produite numériquement.
Film d’une durée inférieure à 60 minutes dans la classification générale du CNC en France ; les critères de festivals peuvent différer.
Désignation usuelle d’un film de durée intermédiaire entre court et long, sans catégorie autonome dans la classification générale du CNC.
Film d’une durée d’au moins 60 minutes dans la classification générale du CNC en France ; d’autres organismes peuvent employer d’autres seuils.
Séquence de titres identifiant le film et ses collaborateurs, placée au début, à la fin ou aux deux endroits.
Texte présenté entre les images ou sur un écran dédié, historiquement important dans le cinéma muet pour afficher paroles et indications.
Segment introductif préparant les enjeux ou l’univers avant le développement principal du récit.
Segment conclusif situé après le dénouement principal, montrant une conséquence ou apportant un dernier éclairage.
Image fixe individuelle constituant une succession d'images animées sur pellicule ou dans un fichier vidéo.
Portion de film enregistrée ou présentée comme une unité continue d'images entre deux coupes ; le terme peut aussi désigner une valeur de cadrage.
Enregistrement d'une exécution donnée d'un plan ; plusieurs prises peuvent être réalisées pour obtenir le résultat souhaité.
Unité dramatique se déroulant dans une situation relativement continue de lieu et de temps ; elle peut réunir plusieurs plans.
Ensemble de plans ou de scènes formant une unité narrative ou expressive ; son périmètre dépend du découpage du film.
Plan suffisamment long pour développer une action ou une unité dramatique complète sans coupe visible.
Limites de l'image qui déterminent ce que la caméra montre et ce qu'elle exclut.
Portion de l'espace représentée à l'intérieur du cadre.
Espace de l'univers filmique situé hors des limites visibles de l'image mais susceptible d'être suggéré par l'action, le regard ou le son.
Vue filmée selon un axe opposé ou complémentaire à celui d'un champ précédent, souvent dans une conversation.
Organisation de plans alternant des vues complémentaires, notamment sur deux personnages qui échangent.
Élément partiellement visible au premier plan qui aide à situer le regard ; en argentique, désigne aussi la bande placée en début ou fin de bobine.
Organisation des personnages, volumes, lignes, couleurs et mouvements à l'intérieur d'un cadre.
Organisation expressive des acteurs, déplacements, décors, accessoires, costumes, lumière et espace devant et pour la caméra.
Position depuis laquelle une situation est donnée à percevoir ; il peut relever du regard d'un personnage ou de la construction du récit.
Cadrage qui fait approximativement adopter au spectateur le regard d'un personnage, sans recouvrir tous les sens du point de vue narratif.
Prise de vue qui ne se présente pas explicitement comme la vision subjective d'un personnage.
Monde auquel appartiennent les personnages et les événements de la fiction, y compris ceux qui restent invisibles.
Classification des cadrages selon la part de décor ou de corps visible, du très large au très rapproché.
Direction selon laquelle la caméra vise le sujet ; un changement d'axe modifie les rapports spatiaux à l'écran.
Orientation du regard de la caméra par rapport au sujet, notamment à hauteur d'œil, en plongée ou en contre-plongée.
Étendue de la scène perçue comme suffisamment nette, entre une limite proche et une limite lointaine.
Impression de distance et d'espace construite par perspective, tailles relatives, netteté, lumière et disposition des sujets.
Lien visuel, sonore ou narratif assurant la relation entre deux plans ; le mot désigne aussi la cohérence des détails d'une prise à l'autre.
Cohérence des actions, positions, accessoires, axes et repères d'un plan à l'autre au sein d'une scène.
Saut narratif supprimant une portion de temps ou d'action sans nécessairement la raconter.
Forme, couleur, geste ou objet récurrent qui acquiert une valeur expressive au fil du film.
46 termes
Point de départ d'un projet, avant son élaboration en histoire, personnages et scènes.
Présentation très brève mettant en avant la situation, le protagoniste, l'enjeu et la singularité d'un film.
Formulation en une ou deux phrases du principe dramatique central d'une histoire.
Résumé narratif des événements essentiels d'un film, plus ou moins détaillé selon l'usage professionnel.
Document en prose développant une histoire, ses personnages et sa progression avant l'écriture complète du scénario.
Document qui ordonne et résume les séquences d'un récit avant leur rédaction dialoguée.
Texte de référence présentant scènes, actions et dialogues en vue de fabriquer un film.
Version du scénario détaillant les scènes dans leur ordre, avec descriptions d'action et dialogues.
Passage qui fournit des informations nécessaires sur le monde, les personnages ou la situation initiale.
Mise à disposition des informations utiles à la compréhension de l'histoire, distribuée dans l'action ou les dialogues.
Événement qui perturbe la situation initiale et met l'histoire en mouvement.
Résultat qu'un personnage cherche à obtenir et qui organise ses choix dans l'action.
Ce que les personnages risquent de gagner, de perdre ou de transformer au cours du récit.
Opposition entre désirs, personnages, contraintes ou valeurs qui produit une tension narrative.
Difficulté opposée au but d'un personnage, susceptible de transformer ses décisions.
Évolution d'un personnage au cours du récit, qu'elle soit morale, affective ou comportementale.
Enchaînement organisé d'actions et de relations causales qui composent une histoire.
Ligne narrative complémentaire qui accompagne ou contrarie l'intrigue principale.
Grande partie d'une construction dramatique, définie par sa fonction et ses bascules plutôt que par une durée fixe.
Événement modifiant fortement la direction de l'histoire et ouvrant une nouvelle étape dramatique.
Moment de tension maximale ou d'affrontement déterminant dans la progression dramatique.
Partie où se résolvent, ou se reconfigurent, les conflits majeurs du récit.
Conclusion qui laisse délibérément une part significative des événements ou de leur sens indéterminée.
Révélation ou événement qui modifie sensiblement l'interprétation de ce qui précédait.
Attente tendue liée à un danger, à une décision ou à une issue encore incertaine.
Effet produit par un événement auquel le spectateur n'était pas préparé.
Situation dans laquelle le spectateur dispose d'une information déterminante qu'un personnage ignore.
Indice placé en amont pour préparer, discrètement ou non, un événement ultérieur.
Retour ou résolution d'un élément préparé auparavant dans le récit.
Objet ou objectif qui met l'intrigue en marche tout en pouvant avoir peu d'importance propre pour le sens profond du film.
Indice conçu pour orienter provisoirement l'interprétation du spectateur dans une mauvaise direction.
Retour narratif montrant des événements antérieurs au point atteint par l'histoire.
Anticipation narrative montrant un événement situé après le moment présent du récit.
Narration qui ne présente pas les événements dans leur ordre chronologique.
Instance de narration dont les propos ou perceptions doivent être interrogés par le spectateur.
Instance qui raconte ou organise verbalement les événements ; elle ne se confond pas nécessairement avec l'auteur ni avec la voix off.
Convention séparant l'univers de la fiction du public ; le briser revient à interpeller ou reconnaître explicitement les spectateurs.
Intentions, émotions ou idées suggérées sous les paroles et actions explicites d'une scène.
Échange verbal entre personnages tel qu'il est prévu dans le scénario, avant son interprétation et son enregistrement.
Prise de parole prolongée d'un seul personnage, adressée à autrui, à lui-même ou au spectateur.
Transposition d'une œuvre existante vers le cinéma avec des choix propres au nouveau médium.
Nouvelle réalisation d'un film antérieur, distincte d'une restauration ou d'un remontage de ce dernier.
Relance d'un univers ou d'une franchise en redéfinissant tout ou partie de sa continuité.
Œuvre racontant des événements situés avant ceux d'un film déjà publié.
Œuvre qui prolonge une histoire ou un univers après un film précédent, sans être forcément chronologiquement postérieure en tout point.
Film centré sur un personnage, un lieu ou un aspect d'un univers déjà établi.
28 termes
Phase de maturation du projet : écriture, recherche, financement initial et préparation de sa mise en production.
Texte où le cinéaste expose son approche du récit, de l'image, du son et des choix artistiques.
Dossier rassemblant les règles d'un univers, les personnages et les éléments de référence d'un projet, notamment de série ou de franchise.
Documents présentant le concept, la vision, l'équipe pressentie et parfois des références visuelles pour soutenir un projet.
Assemblage d'images, de couleurs et de textures destiné à partager une direction esthétique.
Série de dessins qui prévisualise les plans, leurs cadrages et parfois leurs mouvements.
Storyboard monté en vidéo avec durées, mouvements simples et éventuellement sons pour tester le rythme d'une scène.
Description plan par plan des intentions de tournage : cadrage, axe, mouvement et besoins pertinents.
Inventaire opérationnel des plans à tourner, souvent assorti de priorités et d'indications de matériel.
Visite et évaluation de lieux possibles au regard des besoins créatifs, techniques, logistiques et des autorisations.
Analyse du scénario scène par scène afin de recenser personnages, décors, costumes, accessoires, effets et contraintes.
Fiche regroupant les éléments nécessaires à la préparation d'une scène donnée.
Calendrier de tournage répartissant les scènes selon les lieux, disponibilités et contraintes de production.
Document quotidien précisant horaires, convocations, lieux, scènes prévues, météo et contacts utiles.
Échange entre responsables de départements pour résoudre les contraintes matérielles et coordonner les intentions.
Processus de recherche et de sélection des interprètes pour les rôles d'un film.
Séance permettant d'évaluer une interprétation ou une proposition de jeu pour un rôle.
Enregistrement testant un interprète, un maquillage, un costume ou un dispositif visuel dans des conditions filmées.
Lecture collective du scénario servant à éprouver les dialogues, le rythme et les rapports entre personnages.
Travail préalable des déplacements, du texte, du jeu et de la coordination avant l'enregistrement d'une prise.
Organisation des positions et déplacements des interprètes et de leurs rapports avec la caméra.
Simulation numérique ou filmée d'une scène avant tournage, fréquente pour les séquences complexes et les effets visuels.
Préparation technique calculant positions, objectifs, dimensions ou trajectoires de caméra à partir d'une prévisualisation.
Essai pour vérifier l'apparence, la tenue et la compatibilité du maquillage avec lumière, costume et prise de vues.
Comparaison filmée du rendu de plusieurs optiques : définition, contraste, distorsion, flares et profondeur de champ.
Estimation structurée des coûts d'écriture, préparation, tournage, postproduction et livraison.
Chronologie d'ensemble des étapes, échéances et ressources du film.
Accord requis pour filmer dans certains lieux ou conditions ; sa nature dépend de la réglementation et du site.
32 termes
Cadrage très large situant un lieu et ses rapports spatiaux, les personnages pouvant n'y occuper qu'une faible place.
Vue large qui présente personnages et environnement dans une même composition ; les usages varient selon les écoles.
Cadrage intermédiaire montrant une part du décor tout en donnant davantage de présence aux personnages.
Cadrage où le personnage est généralement visible de la tête aux pieds.
Cadrage du personnage approximativement de la tête à mi-cuisse, historiquement associé notamment au western.
Cadrage d'un personnage autour de la tête jusqu'aux mollets ; dénomination moins systématique selon les usages.
Cadrage du personnage approximativement depuis la taille.
Cadrage du personnage approximativement depuis la poitrine.
Cadrage qui isole un visage ou un détail important pour concentrer l'attention.
Cadrage extrêmement serré sur un détail ; un insert est plus largement un plan inséré pour montrer un élément précis.
Vue rapprochée d'un objet ou d'une partie du corps à valeur informative ou expressive.
Plan intercalé au montage pour montrer un détail ou une action annexe, masquer une coupe ou apporter du contexte.
Plan montrant comment un personnage réagit à une parole ou à un événement.
Vue qui situe géographiquement une scène ou précise les relations spatiales entre ses éléments.
Prise couvrant l'ensemble de l'action d'une scène, utilisée comme base possible au montage.
Ensemble de plans complémentaires filmés pour permettre plusieurs options d'assemblage au montage.
Cadrage réunissant deux personnages dans une même image.
Vue cadrée derrière une épaule ou une tête au premier plan pour montrer l'interlocuteur ou l'action.
Disposition où un sujet regarde directement l'objectif, volontairement ou non selon la mise en scène.
Angle dans lequel la caméra regarde le sujet vers le bas depuis une position élevée.
Angle dans lequel la caméra regarde le sujet vers le haut depuis une position basse.
Prise de vue orientée verticalement vers le sol, au-dessus du sujet.
Prise de vue orientée verticalement vers le haut depuis le dessous du sujet.
Cadrage à horizon volontairement incliné par rotation de la caméra autour de son axe optique.
Placement de caméra approximativement au niveau du regard d'un personnage.
Repère de composition divisant l'image en trois bandes horizontales et verticales pour placer les éléments visuels.
Directions de l'image qui conduisent le regard vers un ou plusieurs points de convergence perspective.
Zone relativement vide autour d'un sujet, utilisée pour l'équilibre, l'attente ou le sens de la composition.
Répartition équilibrée et en miroir d'éléments autour d'un axe dans l'image.
Usage d'un cadre interne, comme une porte ou une fenêtre, pour encadrer un sujet à l'intérieur de l'image.
Relation de visibilité et de contraste entre le sujet principal et ce qui l'entoure.
Regard directement adressé à l'objectif, susceptible de produire complicité, confrontation ou rupture de convention.
42 termes
Corps de l'appareil qui reçoit l'optique, capte ou entraîne l'image et gère les paramètres d'enregistrement.
Surface photosensible électronique convertissant la lumière reçue en signal numérique.
Technologie de capteur électronique fondée sur le transfert de charges, utilisée dans de nombreuses caméras historiques.
Technologie de capteur à pixels adressables, très répandue dans les caméras numériques contemporaines.
Ensemble optique qui forme l'image sur le capteur ou la pellicule.
Distance focale d'un objectif, exprimée en millimètres, qui avec le format de capture détermine l'angle de champ.
Objectif donnant un angle de champ large pour un format de capture donné.
Objectif à focale longue procurant un angle de champ étroit et grossissant davantage les sujets dans le cadre.
Objectif dont la distance focale ne varie pas pendant son utilisation.
Objectif à focale variable permettant de modifier le cadrage sans déplacer physiquement la caméra.
Réglage de la taille de l'orifice de l'objectif, qui influence la quantité de lumière et la profondeur de champ.
Rapport entre focale et diamètre d'ouverture d'entrée ; un nombre plus petit correspond à une plus grande ouverture.
Indice d'ouverture tenant compte de la lumière réellement transmise par l'objectif, utile pour harmoniser plusieurs optiques.
Distance la plus courte à laquelle un objectif peut obtenir une image nette du sujet.
Réglage déterminant la distance à laquelle le sujet apparaît net.
Déplacement volontaire de la netteté d'un sujet ou plan de profondeur à un autre pendant la prise.
Distance de mise au point procurant, pour une ouverture et un cercle de confusion donnés, une profondeur de champ étendue jusqu'à l'infini.
Aspect esthétique des zones hors foyer, lié notamment à la conception de l'optique et au diaphragme.
Variation apparente du cadrage lorsqu'on change la distance de mise au point.
Déformation géométrique produite par une optique, par exemple en barillet ou en coussinet.
Décalage des couleurs causé par une focalisation différente des longueurs d'onde de la lumière.
Reflets et voiles lumineux parasites, parfois exploités esthétiquement, provoqués par des sources fortes dans l'optique.
Assombrissement progressif des coins d'une image, d'origine optique ou ajouté en postproduction.
Indice ou réglage de sensibilité servant à déterminer l'exposition et l'amplification du signal selon le système de capture.
Quantité de lumière reçue par la surface sensible, déterminée notamment par l'ouverture, le temps d'exposition et l'éclairage.
Capture insuffisamment exposée par rapport à l'intention, entraînant des zones sombres et parfois une perte de détail.
Capture excessivement exposée par rapport à l'intention, pouvant éliminer des détails dans les hautes lumières.
Tolérance d'un support ou d'un capteur aux écarts d'exposition tout en préservant une image exploitable.
Étendue des niveaux lumineux qu'un dispositif peut enregistrer ou afficher avec des détails utilisables.
Dispositif ou réglage déterminant la durée pendant laquelle chaque image reçoit de la lumière.
Manière d'exprimer le temps d'exposition par image en degrés, héritée de l'obturateur rotatif du cinéma argentique.
Lecture du capteur ligne par ligne pouvant déformer des sujets ou des mouvements rapides.
Mode de capture exposant ou lisant les pixels selon une fenêtre temporelle commune, limitant les déformations de rolling shutter.
Filtre réduisant la quantité de lumière sans chercher à modifier les couleurs, utile pour contrôler exposition et ouverture.
Filtre réduisant certains reflets et modifiant la saturation ou l'aspect du ciel selon l'orientation de la lumière.
Accessoire optique adoucissant notamment le contraste local, les hautes lumières ou les détails.
Dispositif placé devant l'objectif accueillant des filtres et limitant les lumières parasites.
Écran utilisé pour évaluer cadrage, netteté, exposition et rendu de l'image sur le plateau.
Instrument montrant la répartition des niveaux du signal vidéo pour aider à régler l'exposition et le contraste.
Affichage qui code les niveaux de luminosité par couleurs afin d'identifier rapidement différentes zones d'exposition.
Graphique indiquant la répartition des pixels selon leur luminosité ou leurs valeurs de couleur.
Motif d'assistance affiché sur les zones atteignant un seuil de luminance défini.
28 termes
Rotation de la caméra sur son axe vertical, de gauche à droite ou inversement, sans déplacement de sa position.
Rotation de la caméra sur son axe horizontal, pour regarder vers le haut ou le bas sans déplacer son point d'appui.
Déplacement physique de la caméra dans l'espace, vers l'avant, l'arrière ou latéralement.
Déplacement de la caméra vers le sujet, susceptible de modifier les rapports de profondeur de l'image.
Déplacement de la caméra qui s'éloigne du sujet, élargissant les relations spatiales visibles.
Translation de la caméra sur le côté en suivant un sujet ou en explorant un décor.
Mouvement dans lequel la caméra se déplace en arc autour d'un sujet.
Combinaison d'un déplacement de caméra et d'un zoom inverse produisant un changement perceptible de perspective avec une taille de sujet relativement constante.
Variation de focale modifiant l'angle de champ sans déplacement nécessaire du point de vue de la caméra.
Changement de focale particulièrement rapide pour attirer brutalement l'attention.
Rotation horizontale très rapide créant un flou de mouvement, parfois employée comme transition.
Prise de vues réalisée avec une caméra soutenue directement par l'opérateur, laissant apparaître plus ou moins de mouvement organique.
Configuration où le boîtier repose sur l'épaule de l'opérateur pour faciliter la mobilité.
Plan réalisé sans déplacement ni rotation intentionnels de la caméra pendant la prise.
Caméra fixée à un véhicule, un objet ou un corps pour enregistrer depuis son déplacement.
Système de stabilisation mécanique porté par un opérateur, permettant des déplacements fluides ; Steadicam est une marque.
Support à axes motorisés qui compense certaines rotations de la caméra pendant le mouvement.
Chariot permettant de déplacer la caméra de manière contrôlée, notamment sur des roues ou des rails.
Éléments formant une voie régulière destinée au déplacement d'un chariot de caméra.
Dispositif levant et déplaçant une caméra selon des trajectoires tridimensionnelles.
Petite grue ou bras à contrepoids destiné aux déplacements verticaux et en arc de la caméra.
Support motorisé commandant à distance l'orientation et parfois les réglages de caméra.
Système robotisé capable de reproduire précisément une trajectoire de caméra pour plusieurs prises ou des effets composites.
Harnais fixant la caméra au corps de l'interprète afin que celui-ci reste stable dans le cadre pendant que le décor bouge.
Aéronef télépiloté portant une caméra pour des images aériennes, sous réserve des règles applicables.
Petit rail portable sur lequel une caméra peut effectuer des translations limitées.
Fixation permettant d'installer une caméra sur une surface appropriée, par exemple un véhicule préparé.
Ensemble des supports, fixations et dispositifs de déplacement de caméra ; « grip » peut aussi désigner les professionnels chargés de ces équipements.
31 termes
Conception et supervision de l'esthétique lumineuse et photographique, en collaboration avec la réalisation et les autres postes.
Responsable artistique et technique de l'image, notamment choix de lumière, exposition, caméra et optiques.
Appareil ou élément naturel émettant la lumière qui éclaire le plateau ou le sujet.
Lumière provenant de sources naturelles, principalement du soleil et du ciel, directement ou après réflexion.
Lumière déjà présente dans un lieu, exploitée sans installation systématique d'un éclairage supplémentaire.
Source qui structure prioritairement l'éclairage d'un sujet et établit l'orientation dominante.
Éclairage destiné à réduire ou contrôler les ombres créées par la lumière principale.
Lumière située derrière le sujet par rapport à la caméra, pouvant dessiner un contour ou produire une silhouette.
Éclairage faisant apparaître un liseré lumineux sur les bords d'un sujet.
Méthode courante combinant lumière principale, appoint et contre-jour pour contrôler le relief.
Esthétique d'éclairage privilégiant les zones sombres et des contrastes marqués ; elle ne se réduit pas à une sous-exposition.
Esthétique avec éclairage étendu et contrastes plutôt modérés, associée à de nombreuses ambiances lumineuses.
Éclairage produisant des ombres aux bords nets, typiquement avec une source apparente petite.
Éclairage produisant des transitions progressives entre lumière et ombre, typiquement avec une source apparente large.
Matériau interposé devant une source pour étaler ou adoucir son éclairage.
Surface renvoyant la lumière vers un sujet sans produire elle-même la lumière de départ.
Écran opaque utilisé pour couper une partie d'un faisceau ou créer de l'ombre.
Placement de surfaces sombres pour réduire la lumière réfléchie sur un côté du sujet et renforcer le contraste.
Feuille placée devant un projecteur pour modifier la couleur, la diffusion ou parfois l'intensité de la lumière.
Grandeur exprimée en kelvins caractérisant l'apparence plus chaude ou froide d'une source lumineuse.
Réglage ou traitement destiné à interpréter une lumière de référence comme neutre et à équilibrer les couleurs.
Mesure conventionnelle de la fidélité du rendu coloré d'une source lumineuse sous des conditions définies.
Luminaire utilisant une lentille à anneaux concentriques pour orienter un faisceau réglable.
Source d'éclairage composée de diodes électroluminescentes, souvent réglable en puissance et parfois en couleur.
Famille de lampes à décharge utilisée pour obtenir des éclairages puissants proches de certaines températures de lumière du jour.
Lampe visible à l'image et intégrée au décor, éventuellement renforcée par un éclairage hors champ.
Éclairage conçu pour paraître issu d'une source plausible au sein de la scène.
Écart de luminosité entre différentes zones d'une scène ou d'un visage, utilisé pour modeler l'image.
Rapport entre les niveaux lumineux de zones choisies, par exemple du côté éclairé et du côté ombré d'un visage.
Transformation prédéfinie de valeurs colorimétriques servant à visualiser, convertir ou styliser une image ; elle ne remplace pas un étalonnage complet.
Ensemble cohérent de choix d'exposition, contraste, couleurs, textures et lumière donnant son identité visuelle à une œuvre.
31 termes
Phase au cours de laquelle sont enregistrées les images et les sons prévus pour le film.
Espace de travail dans lequel une équipe prépare et réalise les prises de vues.
Indication de scénario précisant qu'une scène se déroule à l'intérieur d'un lieu.
Indication de scénario précisant qu'une scène se déroule à l'extérieur.
Indications de scénario ou de plan de travail décrivant le moment d'une scène, sans imposer l'heure réelle du tournage.
Technique consistant à filmer de jour en recherchant une apparence nocturne grâce à la lumière, l'exposition et l'étalonnage.
Ardoise identifiant scène, plan et prise, et fournissant un repère de synchronisation de l'image et du son.
Clap affichant ou recevant un code temporel pour faciliter l'identification et la synchronisation des médias.
Énoncé oral de l'identifiant du plan et de la prise, généralement à proximité de l'utilisation du clap.
Consigne de démarrage des appareils d'enregistrement dans certains protocoles de plateau.
Consigne lançant le jeu ou le mouvement au début d'une prise.
Consigne indiquant la fin de la prise et l'arrêt attendu des enregistrements selon le protocole de l'équipe.
Prise considérée exploitable ou préférée par la réalisation, sans préjuger de sa sélection finale au montage.
Enregistrement supplémentaire destiné à disposer d'une alternative si la prise choisie pose problème.
Reprise ciblée d'un fragment de jeu ou d'action plutôt que de la scène complète.
Nouvelle réalisation d'une prise déjà tournée pour corriger ou modifier son résultat.
Tournage supplémentaire d'une scène ou de plans déjà enregistrés, souvent décidé après évaluation des images.
Plan de détail enregistré séparément pour compléter ou clarifier une scène.
Maintien de la cohérence des gestes, positions et intentions d'une prise à l'autre.
Cohérence de la direction des regards entre les plans afin de clarifier les relations entre personnages et objets.
Convention maintenant les axes de caméra d'un même côté d'une ligne d'action pour conserver la direction des regards et déplacements à l'écran.
Repère invitant à différencier suffisamment deux axes sur un même sujet pour éviter une saute involontaire au montage.
Responsable du suivi de continuité, du minutage et des informations sur les prises utiles au montage.
Document consignant notamment plans, prises, continuité et remarques pour l'équipe et la postproduction.
Système permettant de regarder les images captées par la caméra sur des moniteurs pendant le tournage.
Poste et dispositif de contrôle vidéo où la réalisation et certains départements consultent l'image du plateau.
Zone regroupant moniteurs et personnes qui suivent la prise à distance de la caméra.
Technicien organisant la récupération, la copie et la vérification des médias enregistrés, selon l'organisation du tournage.
Spécialiste de la chaîne image numérique sur le plateau, contribuant notamment au contrôle, aux traitements de visualisation et à la gestion des médias.
Copie de données contrôlée, idéalement par comparaison d'empreintes, pour réduire les risques de corruption ou de perte.
Relevé des informations de prise de vues, supports, réglages et remarques utiles pour retrouver les médias.
38 termes
Personne qui dirige la conception et l'exécution artistique du film, coordonnant notamment interprétation et mise en scène.
Personne ou structure initiant, organisant et assumant la production d'une œuvre selon son rôle contractuel et financier.
Producteur exerçant la responsabilité déléguée de la fabrication et de la conduite du projet dans le cadre de la production concernée.
Responsable de la mise en œuvre matérielle et opérationnelle d'une production, selon les usages et les contrats ; le sens anglais d'executive producer peut différer.
Responsable de l'organisation matérielle, du budget de fabrication et du suivi opérationnel du tournage.
Professionnel assistant la préparation et le suivi administratif, logistique et financier d'un projet.
Coordonne la préparation et le déroulement opérationnel du plateau, notamment les convocations et le respect du plan de travail.
Contribue à la coordination pratique des équipes et des interprètes, notamment aux convocations et à la logistique.
Organise la logistique des lieux, transports, installations et besoins pratiques du tournage.
Assiste la régie générale dans l'exécution et la coordination des tâches logistiques.
Recherche, propose et organise la sélection des interprètes en lien avec la réalisation et la production.
Conçoit et supervise l'univers matériel des décors, leur construction, transformation ou adaptation.
Choisit et dispose mobilier et éléments décoratifs en cohérence avec la direction artistique.
Prépare, fournit et suit les objets manipulés ou utilisés dans les scènes, y compris leurs raccords.
Conçoit ou supervise les vêtements des personnages, leur réalisation, leur entretien et leur continuité.
Conçoit et dirige le maquillage, du rendu naturel aux transformations complexes selon le projet.
Supervise les coiffures et postiches, ainsi que leur continuité entre les prises.
Manipule la caméra et compose le cadre au cours de la prise sous la direction artistique convenue.
Assure principalement la mise au point et contribue à la préparation et au suivi technique de la caméra.
Assure notamment la gestion du matériel caméra, les changements de supports et souvent l'identification des prises au clap.
Coordonne les équipes et installations nécessaires aux supports et déplacements de caméra.
Responsable de la mise en œuvre électrique des éclairages selon les choix de la direction photo.
Technicien de l'équipe éclairage chargé de l'installation, du réglage et de la sécurité des sources lumineuses.
Responsable de la captation sonore sur le tournage et de la qualité technique des enregistrements directs.
Technicien plaçant et déplaçant un microphone sur perche pour capter les voix et sons hors du champ de la caméra.
Professionnel assemblant les prises et construisant rythme, continuité et structure du film.
Professionnel sélectionnant, nettoyant et organisant dialogues, ambiances et effets sonores avant mixage.
Professionnel qui équilibre et spatialise les différentes composantes sonores dans la version finale.
Spécialiste harmonisant et façonnant le rendu colorimétrique et tonal des plans.
Coordonne la conception et la réalisation des effets visuels, du plateau à la postproduction.
Personne qui incarne un personnage à l'image, par la voix ou par une performance capturée.
Personne apparaissant à l'image pour peupler un lieu ou une situation sans porter un rôle dramatique individualisé majeur.
Interprétation d'une présence repérable à l'image, dont la classification contractuelle dépend des usages professionnels.
Professionnel préparant et exécutant des actions physiques spécifiques dans des conditions de sécurité encadrées.
Personne remplaçant ponctuellement un interprète pour une action, une présence ou un besoin de prise de vues.
Personne servant de substitut pour préparer les éclairages et cadrages avant l'arrivée de l'interprète.
Professionnel accompagnant la préparation ou l'interprétation d'un rôle selon les besoins de la production.
Personne préparant et encadrant les scènes d'intimité en concertation avec l'équipe et les interprètes.
23 termes
Coordination des choix visuels du film, notamment décors, objets, matières et parfois costumes, dans le cadre des responsabilités définies par la production.
Lieu réel utilisé comme décor de tournage, intérieur ou extérieur.
Environnement fabriqué ou assemblé pour répondre aux besoins d'une scène.
Installation conçue pour accueillir des prises de vues dans un environnement techniquement contrôlable.
Ensemble de décors extérieurs permanents ou modulables appartenant à un studio.
Tournage devant une surface verte uniforme destinée à être remplacée par incrustation.
Surface bleue filmée pour faciliter l'extraction et le remplacement de l'arrière-plan en postproduction.
Grand fond courbe ou continu produisant l'impression d'un espace sans angle visible.
Image peinte ou numérique représentant tout ou partie d'un environnement intégré à une prise réelle ou animée.
Objet manipulé par un interprète au cours de l'action et devant répondre à des contraintes de continuité.
Objet installé pour composer l'environnement sans être nécessairement manipulé dans le jeu.
Installation des objets, textiles et détails qui donnent au décor sa personnalité et sa vraisemblance.
Suivi des tenues et de leur état pour préserver la cohérence entre prises tournées dans le désordre.
Transformation du visage ou du corps par pièces rapportées, mousses, silicones ou matériaux adaptés.
Personnage ou élément mécanisé permettant des mouvements physiques commandés sur le plateau.
Trucage obtenu matériellement pendant le tournage, par exemple pluie, fumée, mécanisme ou explosion contrôlée.
Usage professionnel encadré d'effets de feu ou d'explosion sur un tournage.
Effet matériel de fumée, brume, poussière ou pluie destiné à modifier l'apparence de l'espace filmé.
Réduction ou reproduction physique d'un décor ou objet filmée pour représenter un élément difficile à construire à taille réelle.
Disposition de sujets à différentes distances pour produire des proportions trompeuses dans l'image.
Projection d'une image derrière les acteurs pour simuler un environnement pendant le tournage.
Ensemble de surfaces d'affichage LED montrant un environnement synchronisé avec la caméra pour filmer des sujets devant un décor virtuel.
Effet visuel obtenu ou finalisé directement dans l'image captée, plutôt que créé uniquement après le tournage.
38 termes
Enregistrement des voix et bruits pendant le tournage, synchronisé ou synchronisable avec l'image.
Son dont le déroulement temporel correspond à l'action ou à l'image enregistrée.
Enregistrement de référence destiné à faciliter la synchronisation ou le montage, sans être forcément conservé dans le mix final.
Tige maintenant un microphone près de la source tout en le tenant hors du champ.
Microphone très directif utilisé pour isoler une source sonore dans la direction de visée.
Petit microphone placé sur le costume ou le corps, souvent dissimulé pour enregistrer les dialogues.
Ensemble microphone-émetteur et récepteur transmettant le son sans câble audio reliant directement l'interprète à l'enregistreur.
Protection réduisant l'effet du vent sur un microphone, de la mousse au système à fourrure synthétique.
Son d'un lieu enregistré sans action principale pour reconstruire ou raccorder son atmosphère au montage.
Son enregistré indépendamment de l'image principale, destiné à compléter la bande sonore.
Consigne demandant de limiter les bruits parasites pendant une prise sonore.
Paroles des personnages captées au tournage ou reconstruites en postproduction.
Réenregistrement d'un dialogue en studio en le synchronisant avec les lèvres ou les gestes visibles.
Remplacement des voix originales par une interprétation enregistrée dans une autre langue ou pour un autre besoin.
Voix entendue sans que sa source parlante soit visible dans le cadre ; sa source peut appartenir ou non à la diégèse.
Narration vocale superposée aux images, souvent extérieure à la scène représentée ; les usages terminologiques varient.
Son émis par une source visible à l'image au moment où on l'entend.
Son provenant de l'univers représenté mais d'une source située en dehors du cadre.
Son qui n'appartient pas au monde des personnages, par exemple une musique de commentaire non entendue par eux.
Son dont la source fait partie de l'univers de l'histoire, qu'elle soit montrée ou non.
Son traversant une coupe pour relier deux plans ou deux scènes et préparer une transition.
Son ajouté ou transformé pour représenter une action, un objet ou un phénomène.
Recréation synchronisée de sons d'actions, de pas et de manipulations, généralement enregistrés devant l'image en postproduction.
Création de l'identité sonore d'un film par le choix, la transformation et l'organisation des sons.
Ensemble des éléments sonores d'une œuvre : voix, bruits, ambiances, effets et musique.
Musique composée spécialement pour un film ; « bande originale » peut aussi désigner l'album réunissant musiques et chansons.
Morceau déjà créé et intégré au film après obtention des autorisations nécessaires selon l'usage.
Motif musical récurrent associé à un personnage, une idée, un lieu ou une situation.
Musique provisoire placée au montage pour tester un rythme ou orienter la composition définitive.
Réunion de travail déterminant les passages du film qui accueilleront musique ou traitements sonores précis.
Version sonore contenant musique et effets sans les dialogues principaux, utilisée notamment pour le doublage.
Sous-ensembles séparés du mix final, par exemple dialogues, musique et effets, livrés pour faciliter adaptations et versions.
Équilibrage et traitement des voix, de la musique et des effets afin d'obtenir une bande sonore cohérente.
Répartition des sons sur plusieurs canaux de diffusion, par exemple 5.1 ou 7.1.
Format de diffusion pouvant associer canaux et objets sonores dotés de métadonnées de position spatiale.
Mesure normalisée de la perception du niveau sonore dans le temps, utile pour contrôler les livrables.
Repère numérique associant heures, minutes, secondes et images pour identifier précisément un instant des médias.
Alignement temporel des pistes sonores et des images d'une même prise ou d'une même scène.
48 termes
Sélection, organisation et ajustement des prises pour construire le récit, les associations d'idées et le rythme du film.
Visionnage et classement des prises enregistrées afin de repérer les passages exploitables.
Images et sons bruts issus du tournage, avant sélection et montage définitif.
Espace de classement de plans, sons et autres médias dans un système de montage.
Copie de travail moins lourde d'un média source, utilisée pour faciliter le montage et reliée ensuite aux originaux.
Entrée et préparation des médias dans un environnement de montage, avec copie, vérification et référencement selon le workflow.
Association correcte des images et des pistes sonores correspondantes au moyen du timecode, du clap ou de la forme d'onde.
Représentation chronologique des pistes et clips d'un projet de montage.
Premier assemblage approximatif des prises dans un ordre narratif, avant l'affinage des coupes et du rythme.
Montage déjà structuré mais encore provisoire, laissant ouvertes des modifications importantes.
Version dont les choix de plans, les coupes et le rythme sont presque définitifs, avant validation finale.
Validation de la durée et des positions des plans servant de référence stable au travail son et image ultérieur.
Passage immédiat d'un plan à un autre, sans transition progressive.
Raccord créant une rupture temporelle ou spatiale perceptible, souvent entre deux cadres proches du même sujet.
Transition fondée sur une similarité de forme, de mouvement ou de composition entre deux plans.
Coupe réalisée sur une action afin d'en préserver la fluidité ou de relier deux positions de caméra.
Maintien ou transformation contrôlée du sens de déplacement d'un sujet entre deux plans.
Cohérence de l'emplacement des sujets ou objets d'un plan à l'autre.
Cohérence ou évolution intentionnelle de l'éclairage entre les plans d'une même situation.
Continuité des teintes ou changement colorimétrique volontaire entre plans adjacents.
Liaison assurant la continuité d'une ambiance, d'un dialogue ou d'un événement sonore entre les images.
Transition où le son du plan suivant commence avant l'apparition de son image.
Transition où le son du plan précédent se poursuit après l'arrivée de l'image suivante.
Transition faisant disparaître graduellement l'image dans le noir ; l'opération inverse est une ouverture au noir.
Transition pendant laquelle deux images se superposent progressivement, l'une remplaçant l'autre.
Transition où un plan en révèle ou en chasse un autre selon une frontière mobile.
Transition qui ouvre ou ferme l'image à travers une forme circulaire ou autre masque évolutif.
Présentation simultanée de plusieurs images dans des portions distinctes du cadre.
Superposition visible de plusieurs images au sein d'un même plan ou effet de transition.
Alternance entre plusieurs actions souvent rapprochées dans le temps et pouvant converger narrativement.
Mise en relation de deux séries d'images pour créer comparaison, opposition ou résonance, sans imposer leur simultanéité.
Assemblage omettant des durées ou des actions intermédiaires pour accélérer la narration.
Stratégie de raccords et d'organisation spatiale visant à limiter l'attention portée aux coupes.
Juxtaposition d'images suscitant une idée nouvelle par leur relation plutôt que par une continuité littérale.
Organisation des durées et des coupes selon une cadence visuelle ou sonore délibérée.
Approche du montage fondée principalement sur la durée mesurable des plans, notamment dans certaines théories soviétiques.
Phénomène par lequel le sens attribué à un visage ou à une image dépend fortement des plans qui l'entourent.
Suite condensée de plans qui résume une évolution, un apprentissage ou un passage de temps.
Prolongation d'une image fixe au sein du déroulement du film.
Restitution d'une action à une vitesse apparente inférieure à celle de son déroulement réel.
Restitution d'une action à une vitesse apparente supérieure à celle de son déroulement réel.
Enregistrement d'images à intervalles espacés pour condenser des phénomènes longs lors de la lecture.
Variation progressive ou segmentée de la vitesse de lecture à l'intérieur d'un même plan.
Diffusion d'un plan dans l'ordre temporel inverse de son enregistrement.
Travail synchronisant plusieurs angles filmés pour choisir les vues au sein d'une même continuité.
Liste décrivant les décisions de montage essentielles afin de reconstituer une séquence entre systèmes compatibles.
Fichier structuré transmettant une partie des informations de montage entre logiciels, selon un schéma et des capacités donnés.
Format d'échange de séquences et de références médias utilisé notamment pour transférer un montage vers la postproduction sonore.
39 termes
Ensemble des étapes après le tournage : montage, travail du son, effets visuels, étalonnage et fabrication des versions finales.
Reconstruction de la séquence montée avec les fichiers originaux et leurs paramètres pour la finition.
Finition sur médias de qualité finale, notamment conformation, retouches et préparation du master.
Montage sur supports ou médias de travail, souvent allégés, avant la reprise des éléments originaux.
Correction, harmonisation et stylisation des couleurs et des valeurs lumineuses d'un film.
Ajustement technique de la balance, de l'exposition et du contraste avant ou pendant la création du rendu visuel.
Correction portant globalement sur une image, par opposition aux ajustements de zones ou de couleurs sélectionnées.
Modification ciblée d'une partie de l'image grâce à des sélections colorées, des masques ou des suivis.
Élaboration d'un rendu visuel cohérent qui pourra guider le tournage, les effets et l'étalonnage final.
Ensemble des méthodes destinées à préserver des transformations de couleur cohérentes entre sources, logiciels et écrans.
Modèle et référentiel définissant la représentation des couleurs dans une chaîne de capture, de travail ou de diffusion.
Ensemble des couleurs qu'un système ou un espace colorimétrique peut représenter.
Relation de transfert décrivant comment les valeurs codées se traduisent en niveaux de luminance, selon le contexte technique.
Encodage logarithmique de l'image destiné à répartir efficacement une large plage de valeurs lumineuses.
Données de capture conservant un traitement relativement peu finalisé, offrant une souplesse variable selon le format et la caméra.
Recommandation utilisée comme référence majeure pour des images SDR de télévision haute définition.
Espace colorimétrique largement employé pour la projection numérique de cinéma et certains écrans de référence.
Recommandation décrivant notamment un espace de couleurs étendu pour des systèmes ultra-haute définition.
Chaîne d'image à plage dynamique standard, avec des niveaux de luminance et des paramètres de livraison définis.
Chaîne permettant, sur dispositifs compatibles, des écarts et niveaux lumineux plus importants que les références SDR habituelles.
Format HDR utilisant notamment une courbe PQ, des métadonnées statiques et une représentation colorimétrique définie.
Écosystème HDR propriétaire utilisant des métadonnées pour adapter le rendu aux capacités d'affichage compatibles.
Courbe de transfert HDR normalisée visant à coder les niveaux de luminance d'une manière adaptée à la perception.
Courbe de transfert HDR conçue notamment pour faciliter certaines utilisations en diffusion.
Système de gestion des couleurs de l'Academy permettant d'organiser les transformations depuis la capture jusqu'aux sorties.
Transformation d'entrée traduisant les données d'une caméra vers un espace de travail déterminé dans un pipeline compatible.
Transformation de sortie adaptant une image de travail aux caractéristiques d'un support d'affichage ou de livraison.
Instruments affichant les niveaux et distributions du signal, comme waveform, parade RGB ou vectorscope.
Graphique visualisant la chrominance ou les relations de teinte et de saturation du signal vidéo.
Présentation parallèle des niveaux de rouge, vert et bleu utile pour analyser les dominantes colorées.
Traitement visant à atténuer le bruit électronique ou la granulation indésirable en limitant la perte de détails.
Traitement renforçant la perception de netteté des contours, avec risque d'artefacts s'il est excessif.
Texture aléatoire caractéristique des émulsions argentiques, pouvant également être simulée numériquement.
Fichier ou ensemble de fichiers de référence dont sont dérivées des versions de distribution et d'archivage.
Vérification technique des livrables : image, son, sous-titres, synchronisation, intégrité des fichiers et conformité demandée.
Ensemble de matériaux image ou son préparé pour permettre des adaptations linguistiques sans refaire tout le film.
Création et calage temporel de textes transcrivant ou traduisant les paroles et informations utiles à l'écran.
Sous-titres adaptés aux personnes sourdes ou malentendantes, incluant selon le format l'identification de sons et d'intervenants.
Description vocale des informations visuelles essentielles insérée dans les espaces disponibles de la bande sonore pour faciliter l'accès aux personnes aveugles ou malvoyantes.
33 termes
Images ou éléments créés, modifiés ou combinés en postproduction pour obtenir des résultats impossibles ou difficiles à filmer directement.
Assemblage de plusieurs couches d'images pour former un seul plan visuellement cohérent.
Extraction d'une couleur déterminée, généralement verte ou bleue, pour isoler un sujet et remplacer l'arrière-plan.
Calcul d'un masque de transparence à partir de critères tels que la couleur, la luminance ou des informations dédiées.
Information associée aux pixels pour représenter leur transparence dans les opérations de composition.
Masque qui délimite une région visible, transparente ou à traiter dans une image.
Détourage manuel ou assisté de silhouettes et d'objets dans une séquence pour générer des masques suivis.
Suivi des positions de points ou motifs dans l'image pour rattacher un élément graphique ou un traitement.
Reconstruction du mouvement de caméra et parfois de la géométrie de la scène à partir d'images filmées.
Suivi d'une surface à partir de ses transformations en perspective, utile pour intégrer écrans et textures.
Détourage d'un sujet au moyen de courbes animées suivant ses contours au fil des images.
Image d'un décor sans l'élément à supprimer ou à recomposer, utilisée pour les retouches VFX.
Image de base tournée servant de support à l'intégration d'effets visuels.
Suppression d'un câble, d'un objet ou d'un défaut par retouche et reconstruction de l'arrière-plan.
Retrait numérique des câbles ou dispositifs de suspension visibles sur un plan.
Extension numérique d'un décor existant au-delà de ce qui a été réellement construit ou filmé.
Images générées par ordinateur, en 2D ou 3D, intégrées à un film ou constituant l'ensemble de son image.
Construction d'une représentation géométrique numérique d'un objet, d'un personnage ou d'un environnement.
Image ou données appliquées à la surface d'un modèle 3D pour définir ses détails visuels.
Programme ou modèle décrivant le calcul de l'apparence d'une surface, notamment ses réactions à la lumière.
Calcul d'images finales à partir d'une scène virtuelle et de ses paramètres de lumière, caméra et matériaux.
Couches de rendu séparant des informations comme reflets, ombres ou profondeur pour faciliter la composition.
Image codant la distance des éléments à la caméra et utilisable pour des traitements de profondeur.
Traînée visuelle liée à l'intégration du mouvement pendant l'exposition ou simulée au rendu.
Calcul de systèmes constitués d'éléments nombreux, utilisé pour fumée, poussière, étincelles ou phénomènes similaires.
Calcul du comportement visuel de liquides ou de gaz à des fins d'animation et d'effets.
Représentation numérique d'un interprète ou personnage destinée à certains plans ou mouvements.
Animation procédurale ou assistée d'un grand nombre de personnages ou d'agents dans un plan.
Enregistrement des mouvements d'un sujet pour piloter un personnage ou un objet numérique.
Enregistrement combiné du corps, du visage ou d'autres composantes du jeu pour les transférer vers un personnage numérique.
Reconstruction de formes ou de surfaces à partir de plusieurs photographies prises sous différents angles.
Mesure optique de distances utilisée notamment pour obtenir des relevés géométriques d'un décor.
Usage d'un moteur temps réel pour prévisualiser ou produire des environnements, parfois synchronisés avec un volume LED.
27 termes
Cinéma dont le mouvement est construit par une succession d'images produites ou transformées, plutôt que par la seule captation continue de l'action réelle.
Animation dessinée ou peinte image par image, historiquement sur papier puis sur celluloïd et aujourd'hui aussi en numérique.
Création de mouvement à partir d'éléments graphiques organisés principalement dans un espace bidimensionnel.
Création de mouvement à partir de personnages et d'objets définis dans un espace numérique tridimensionnel.
Animation obtenue en photographiant successivement des objets physiques déplacés entre les prises.
Forme d'animation en volume utilisant des personnages ou des objets modelables.
Animation image par image de personnes réelles photographiées dans des poses successives.
Animation de formes plates découpées puis déplacées image par image ou manipulées numériquement.
Technique d'animation consistant à dessiner en prenant des images filmées comme références de mouvements ou de contours.
Feuille transparente historique sur laquelle des éléments de dessin sont peints pour les superposer à un fond.
Préparation de la composition, des décors et des placements des personnages pour chaque plan animé.
État essentiel d'un mouvement ou d'une transformation auquel sont rattachées des positions intermédiaires.
Image ou pose réalisée entre les poses clés pour construire la continuité du mouvement.
Technique consistant à tenir un dessin pendant respectivement une ou deux images de projection, selon la cadence choisie.
Tableau indiquant image par image les dessins, durées, dialogues, mouvements et informations de production d'une séquence animée.
Planche de référence fixant les proportions, expressions et angles d'un personnage pour en assurer la cohérence.
Conception de l'apparence visuelle d'un personnage, de sa silhouette à ses expressions et accessoires.
Structure de contrôles utilisée pour animer et déformer des éléments graphiques en deux dimensions.
Mise en place d'un squelette et de contrôleurs permettant de déformer et d'animer un modèle numérique.
Association de la géométrie d'un modèle 3D à un squelette afin de propager les déformations.
Forme alternative d'un modèle utilisée pour interpoler des expressions ou des transformations.
Ajustement des mouvements de bouche à la parole enregistrée ou prévue.
Dessin volontairement étiré ou déformé dans une phase rapide pour traduire le mouvement.
Principe d'animation consistant à comprimer et étirer les volumes pour suggérer masse, souplesse et dynamique.
Mouvement préparatoire indiquant ou accentuant l'action principale à venir.
Poursuite du mouvement de certaines parties d'un personnage après l'arrêt du mouvement principal.
Dispositif séparant des couches de décor pour créer des effets de profondeur et de parallaxe lors de leur déplacement relatif.
45 termes
Support souple photosensible sur lequel sont enregistrées successivement les images d'un film.
Couche photosensible du film argentique dont les propriétés déterminent notamment sensibilité et grain.
Film exposé pendant le tournage portant une image négative et servant de source aux étapes ultérieures de tirage ou de numérisation.
Copie argentique destinée à être montrée en salle avec des couleurs et valeurs restituées positivement.
Traitement chimique révélant et stabilisant les images enregistrées sur une pellicule.
Élément positif intermédiaire fabriqué à partir d'un négatif pour préserver l'original et préparer des duplications.
Élément négatif intermédiaire issu notamment d'un interpositif pour fabriquer des copies de projection.
Transfert d'images argentiques vers un signal vidéo, historiquement au moyen de dispositifs spécialisés.
Numérisation image par image d'une pellicule pour restauration, montage ou exploitation numérique.
Largeur de pellicule historique très répandue dans le cinéma professionnel, avec plusieurs formats d'image possibles.
Format argentique de largeur réduite fréquent dans le documentaire, l'expérimental et certaines fictions.
Variante du 16 mm exploitant une fenêtre d'image plus large et adaptée notamment à des cadrages panoramiques.
Famille de petits formats argentiques associés au cinéma amateur et à des démarches artistiques contemporaines.
Famille de grands formats où le négatif de prise de vues peut être en 65 mm et certaines copies argentiques en 70 mm.
Système argentique grand format utilisant une pellicule de 70 mm défilant horizontalement avec quinze perforations par image.
Nombre d'images affichées ou captées par seconde ; 24 images/s constitue une cadence courante du cinéma, mais non exclusive.
Nombre d'images enregistrées chaque seconde par la caméra.
Nombre d'images restituées chaque seconde lors de la lecture ou de la projection.
Rapport entre largeur et hauteur de l'image, par exemple 1,85:1, 2,39:1 ou 16:9.
Rapport d'image proche de quatre unités de largeur pour trois de hauteur, courant historiquement.
Rapport panoramique très répandu pour les écrans de télévision, le web et les médias numériques.
Rapport d'image panoramique fréquent dans la projection cinématographique.
Rapport d'image très large répandu dans les présentations cinématographiques dites « scope ».
Compression optique horizontale de l'image à la prise de vues, suivie de son désanamorphose lors de la restitution.
Objectif utilisant des composants optiques pour produire une image anamorphosée, avec certains effets visuels caractéristiques.
Version exploitant une hauteur d'image plus grande que le cadrage initialement prévu, lorsque la prise le permet.
Présentation d'une image large avec bandes horizontales dans un cadre de rapport plus étroit.
Présentation d'une image étroite avec bandes verticales dans un cadre de rapport plus large.
Nombre de pixels composant une image numérique, à distinguer de sa finesse réelle ou de sa qualité perçue.
Famille de résolutions de projection numérique d'environ deux mille pixels de largeur, selon le conteneur utilisé.
Famille de résolutions de projection numérique d'environ quatre mille pixels de largeur, distincte des dénominations grand public UHD.
Format vidéo grand public désignant couramment une image de 3 840 × 2 160 pixels.
Procédé de codage et décodage des données image ou son, avec ou sans pertes selon la technologie.
Structure de fichier réunissant des pistes encodées et des métadonnées, par exemple MOV ou MP4.
Quantité de données utilisée par seconde pour représenter un flux, influençant poids de fichier et contraintes de compression.
Réduction de données supprimant certaines informations jugées moins nécessaires à la restitution.
Réduction de données permettant de reconstruire exactement les données compressées.
Réduction de la résolution des informations chromatiques par rapport à la luminance, par exemple 4:2:2 ou 4:2:0.
Nombre de bits utilisés pour coder les composantes d'un pixel, influençant la finesse des gradations possibles.
Ensemble normalisé de fichiers et métadonnées destiné à la distribution et à la projection numérique en salle.
Message contenant les informations et clés autorisant la lecture d'un DCP chiffré sur un équipement et pendant une période définis.
Projecteur utilisant des micro-miroirs numériques pour moduler la lumière et produire l'image.
Projection dont la source lumineuse repose sur une technologie laser, sans définir à elle seule le format du film.
Présentation d'images distinctes aux deux yeux pour produire une impression de relief.
Diffusion à une cadence d'images supérieure à une référence choisie, souvent supérieure à 24 images/s au cinéma.
32 termes
Structure qui porte la fabrication d'un film et réunit les moyens artistiques, matériels et financiers nécessaires.
Association de plusieurs partenaires qui financent ou produisent une œuvre dans des conditions fixées par contrat.
Assemblage des ressources permettant d'écrire, préparer, tourner et terminer un film.
Contribution financière effectivement versée à un projet de production.
Mise à disposition de savoir-faire, services ou moyens non monétaires selon les conditions contractuelles.
Engagement d'acquisition de droits de diffusion ou d'exploitation avant l'achèvement du film.
Somme contractuelle avancée sur les recettes ou contre l'acquisition de droits de distribution, selon le contrat.
Ensemble des dépenses prévues ou engagées pour fabriquer un film jusqu'aux livrables convenus.
Document chiffrant les dépenses poste par poste avant ou pendant la fabrication.
Tableau des sources de financement confirmées ou recherchées et de leur répartition.
Dépense supérieure au coût approuvé ou prévu pour un poste ou l'ensemble du film.
Calendrier des entrées et sorties d'argent nécessaire au paiement effectif des dépenses.
Contrat couvrant certains risques définis pendant la fabrication ; garanties et exclusions varient selon les polices.
Mécanisme contractuel visant à sécuriser l'achèvement et la livraison d'une œuvre financée.
Intégration identifiable d'une marque ou d'un produit dans l'œuvre dans des conditions éditoriales et contractuelles données.
Ensemble de droits reconnus aux créateurs sur leurs œuvres, dont le régime et les titulaires dépendent du pays et des contrats.
Droits pouvant bénéficier notamment aux artistes-interprètes et producteurs sur certaines prestations ou enregistrements.
Contrat transférant ou autorisant l'exploitation de droits patrimoniaux définis, dans les limites et conditions convenues.
Accord réservant pendant une période définie la possibilité d'acquérir certains droits d'adaptation ou d'exploitation.
Ensemble des contrats et justificatifs démontrant qu'une production détient les autorisations nécessaires à l'exploitation de l'œuvre.
Ensemble de prérogatives liées à l'utilisation de l'image d'une personne, dont l'application dépend du contexte et du droit applicable.
Vérification et obtention des droits nécessaires pour utiliser une composition et, le cas échéant, son enregistrement dans un film.
Autorisations permettant de transformer et d'exploiter une œuvre préexistante dans un nouveau médium selon un périmètre défini.
Accord fixant les droits confiés au distributeur, ses territoires, durées, dépenses, recettes et obligations.
Zone géographique dans laquelle un partenaire est autorisé à exploiter les droits concédés.
Période ou étape pendant laquelle une forme de diffusion est autorisée ou privilégiée par contrat ou réglementation.
Récupération prioritaire de certaines avances ou dépenses sur les recettes selon l'ordre prévu aux contrats.
Revenus enregistrés avant déduction des charges et prélèvements prévus.
Montants restant après les déductions définies par les règles comptables ou contractuelles ; la définition doit être précisée.
Rémunération fondée sur une part déterminée des recettes ou résultats selon les conditions contractuelles.
Autorisation administrative encadrant la représentation cinématographique publique d'un film en salle en France, assortie le cas échéant d'une classification.
Système attribuant à une œuvre des mentions d'âge ou d'avertissement selon les règles du territoire concerné.
38 termes
Entreprise acquérant ou gérant des droits et organisant la mise à disposition commerciale d'un film sur certains marchés.
Entreprise ou organisme gérant les projections et l'accueil du public dans une ou plusieurs salles de cinéma.
Professionnel déterminant les films et séances proposés dans un cinéma, un festival ou une programmation spécialisée.
Intermédiaire chargé de commercialiser les droits d'un film sur des territoires ou auprès de diffuseurs.
Rencontre professionnelle où vendeurs, acheteurs et producteurs négocient des projets et des droits.
Manifestation présentant une sélection de films, parfois en compétition, avec des objectifs artistiques et professionnels.
Ensemble des films retenus par un festival dans un cadre éditorial ou compétitif déterminé.
Section de festival dont les films sont éligibles à un ou plusieurs prix selon son règlement.
Présentation publique ou professionnelle d'un film avant sa sortie habituelle sur le territoire concerné.
Première présentation publique annoncée d'un film à l'échelle internationale selon les règles de l'événement.
Début de l'exploitation commerciale d'un film sur l'ensemble ou une partie organisée d'un territoire national.
Distribution initiale sur un nombre réduit de salles ou de zones géographiques.
Mise à l'affiche d'un film sur un nombre important d'écrans ou de cinémas d'un territoire.
Période pendant laquelle l'exploitation en salle bénéficie d'un traitement exclusif défini par contrats ou règles applicables.
Organisation des délais de mise à disposition des œuvres selon leurs modes d'exploitation sur un territoire ; ses modalités évoluent.
Mesure de l'exploitation en salle d'un film, exprimée selon les marchés en recettes ou en entrées.
Nombre de billets vendus ou d'admissions comptabilisés pour les séances d'un film.
Sommes perçues par la vente de billets de cinéma avant répartition entre parties prenantes.
Proportion d'un marché attribuée à un film, une société ou une catégorie pour une période et un indicateur définis.
Rapport entre places occupées et places disponibles sur des séances données.
Projection d'un film ou programme à un horaire donné dans une salle ou un lieu de diffusion.
Catégorie d'établissements et de recommandations de films soutenue en France selon les dispositifs et critères du CNC.
Expression désignant une production ou une diffusion plus autonome à l'égard des grands studios ou groupes, selon des critères variables.
Établissement cinématographique disposant de plusieurs salles, généralement destiné à une programmation diversifiée et fréquente.
Programmation valorisant des films du patrimoine, des classiques et des œuvres déjà exploitées.
Diffusion conservant les voix originales et ajoutant des sous-titres dans la langue visée.
Version sonore interprétée en français, qui peut être la langue originale du film ou une adaptation doublée.
Version présentant les dialogues dans la langue ou les langues de référence de l'œuvre.
Accès à un catalogue de contenus contre un abonnement, selon les droits et conditions du service.
Accès à une œuvre par achat ou location à l'unité.
Modèle d'accès à la vidéo dont le financement repose notamment sur les annonces publicitaires.
Chaînes linéaires diffusées par internet, financées principalement par la publicité.
Modèle de vente numérique donnant un droit d'accès à une œuvre selon les conditions de la plateforme.
Montage promotionnel présentant un film avant sa sortie ou à l'occasion de sa diffusion.
Court contenu promotionnel destiné à éveiller l'intérêt sans nécessairement présenter l'intrigue en détail.
Visuel promotionnel identifiant un film et présentant son univers, ses talents ou sa sortie.
Dossier et médias destinés aux journalistes et partenaires : informations, photos, extraits et éléments biographiques.
Documentaire ou contenu retraçant le processus de fabrication d'un film.
44 termes
Catégorie construite à partir de conventions narratives, iconographiques ou émotionnelles reconnues par les publics et l'industrie.
Œuvre accordant une place structurante aux affrontements, courses, poursuites ou autres actions physiques.
Récit organisé autour d'une quête, d'un voyage ou d'une exploration exposant les personnages à de nouveaux environnements et dangers.
Film visant principalement à produire des effets comiques par les situations, les personnages ou la mise en scène.
Récit centré sur des conflits humains et des enjeux émotionnels souvent traités sur un registre sérieux.
Forme dramatique accentuant les conflits affectifs, les dilemmes et l'expression des émotions.
Forme narrative confrontant des personnages à un conflit susceptible de mener à une issue irréversible ou destructrice.
Film dont l'axe principal repose sur les relations amoureuses et leur évolution.
Récit qui associe la progression d'une relation amoureuse à des conventions comiques.
Genre fondé sur la tension, la menace, l'incertitude et l'attente d'une résolution.
Récit centré sur la criminalité, l'enquête ou les institutions policières, avec des variations de point de vue.
Catégorie historique et stylistique associée notamment à certains polars américains des années 1940-1950, à leurs ombres marquées et à leurs univers fatalistes.
Réinterprétation ultérieure des conventions narratives ou esthétiques du film noir.
Œuvre construisant peur, malaise ou effroi par des menaces réelles, surnaturelles ou psychologiques.
Sous-genre horrifique fondé généralement sur une succession de meurtres et la menace d'un agresseur récurrent.
Dispositif présentant les images comme des enregistrements retrouvés ou captés par les personnages eux-mêmes.
Récit imaginant des transformations scientifiques, technologiques ou sociales et leurs conséquences.
Genre mettant en scène un univers où le surnaturel et l'imaginaire structurent le monde et les événements.
Catégorie où un événement apparemment surnaturel vient perturber un cadre familier, selon des traditions critiques variables.
Genre lié notamment aux mythes, conflits et espaces de la conquête de l'Ouest nord-américain.
Film dont le récit et la représentation sont structurés par un conflit armé et ses conséquences.
Film mettant en scène une époque ou des événements passés, avec un degré de reconstitution et de fiction variable.
Œuvre dramatisant la vie ou une période de la vie d'une personne réelle.
Genre de fresques historiques ou mythologiques situé fréquemment dans l'Antiquité.
Œuvre centrée sur des personnages dotés de capacités, identités ou missions extraordinaires dans des conventions issues notamment des comics.
Récit organisé autour d'un désastre naturel, technique ou collectif et de la survie des personnages.
Film dont l'intrigue est structurée par la pratique, les compétitions ou le milieu d'un sport.
Œuvre intégrant des séquences de musique et souvent de chant ou de danse à la narration ou à sa forme.
Forme cinématographique dans laquelle chants et danses jouent un rôle essentiel dans le récit ou le spectacle.
Film fabriqué principalement par des techniques d'animation ; il peut appartenir à tout genre narratif.
Œuvre travaillant à partir du monde réel, de situations, témoignages ou archives, selon une démarche et une mise en forme d'auteur.
Approche qui privilégie l'enregistrement de situations et de comportements sans commentaire explicatif continu.
Démarche où la présence et les interventions du cinéaste font partie de la construction du film.
Forme combinant traitement documentaire et reconstitution ou narration fictionnelle assumée.
Fiction adoptant les codes de présentation du documentaire pour produire un effet de réel ou de satire.
Ensemble de pratiques explorant les formes, supports, perceptions et conventions du cinéma au-delà des structures narratives habituelles.
Œuvre développant une réflexion subjective par l'association d'images, de sons et parfois d'une parole essayistique.
Œuvre composée de récits distincts reliés par un thème, un cadre ou une construction commune.
Récit multipliant les protagonistes et croisant plusieurs trajectoires sans nécessairement suivre un héros unique.
Film construit autour d'un déplacement géographique qui transforme les personnages et le récit.
Histoire centrée sur le passage à une nouvelle étape de vie et la transformation intérieure d'un personnage.
Récit donnant une place centrale à une procédure judiciaire, à ses débats ou à ses conséquences.
Œuvre organisée autour du renseignement, des missions secrètes et des conflits de loyauté.
Récit situé après un bouleversement majeur qui a désorganisé durablement le monde représenté.
32 termes
Appareil historique permettant de filmer et projeter des images animées ; le terme est associé notamment aux frères Lumière.
Période et formes de cinéma sans bande de dialogues synchronisés enregistrés sur le film, souvent accompagnées de musique ou de commentaires en salle.
Cinéma intégrant l'enregistrement ou la restitution synchronisée de la parole, progressivement généralisé à partir de la fin des années 1920.
Mode de narration et de production historiquement associé aux studios américains, privilégiant souvent causalité, continuité et lisibilité spatiale.
Organisation industrielle intégrant la production de films et, historiquement, une partie des talents et de la distribution au sein de grands studios.
Courant cinématographique historique privilégiant des décors stylisés, des déformations et des contrastes expressifs.
Ensemble de pratiques et théories des années 1920 accordant une puissance créatrice à l'association des plans.
Mouvement d'après-guerre attentif aux réalités sociales, aux lieux réels et parfois aux interprètes non professionnels.
Mouvement français apparu à la fin des années 1950, lié à de nouvelles pratiques de tournage, de montage et à une conception affirmée de l'auteur.
Période de renouvellement du cinéma américain, surtout de la fin des années 1960 au début des années 1980, marquée par de nouvelles voix et formes narratives.
Courant documentaire où la relation entre cinéaste, dispositif et personnes filmées peut devenir une composante explicite de l'œuvre.
Démarche documentaire attentive à l'enregistrement d'événements en situation, avec des pratiques variables d'intervention.
Expression soulignant la singularité stylistique et thématique d'un cinéaste, sans constituer à elle seule un genre ni un mode unique de financement.
Perspective critique développée notamment dans la France des années 1950, analysant certains réalisateurs comme auteurs d'une œuvre cohérente.
Procédé où une œuvre contient une représentation ou un reflet de sa propre fabrication, de sa forme ou de son histoire.
Film prenant le cinéma, ses conventions ou sa fabrication comme objet de représentation et de réflexion.
Relations qu'un film établit avec d'autres œuvres au moyen de citations, reprises, allusions ou transformations.
Reprise délibérée et identifiable d'une image, d'un dispositif ou d'une scène provenant d'une autre œuvre.
Référence destinée à saluer un artiste, une œuvre ou une tradition cinématographique.
Imitation reconnaissable d'un style ou d'une forme, sans visée nécessairement critique.
Imitation transformant une œuvre ou une convention pour produire un effet comique ou critique.
Représentation critique de comportements ou d'institutions, utilisant notamment ironie, caricature ou humour.
Usage d'objets, gestes, couleurs ou formes au-delà de leur seule fonction littérale pour suggérer des idées.
Association d'images ou composition qui exprime une idée par analogie plutôt que par exposition directe.
Opposition expressive entre plans construisant un sens par leur différence.
Étude méthodique de la forme, du récit, du son et de leurs effets à partir d'une œuvre ou d'extraits.
Description détaillée d'un extrait plan par plan, avec ses durées, cadrages, mouvements et sons.
Approche étudiant comment le film produit des signes et construit du sens par ses formes.
Étude des choix sensibles et formels de l'image, du son, du rythme et de la mise en scène.
Ensemble de stratégies produisant un rapport particulier au réel ; il ne se réduit ni à la captation documentaire ni à l'absence d'artifice.
Accord provisoire du spectateur avec les conventions d'un univers fictionnel malgré ses éléments invraisemblables.
Analyse détaillée de choix précis dans un plan ou une séquence afin de comprendre leur fonctionnement.