Présentation

Universal Pictures est un studio de cinéma américain fondé en 1912 par Carl Laemmle.

Il naît sous le nom Universal Film Manufacturing Company à la suite du regroupement de plusieurs sociétés indépendantes, dont l’Independent Moving Pictures Company de Laemmle.

Cette origine place Universal parmi les plus anciens grands studios de cinéma encore actifs.

Dès ses premières années, la société cherche à contrôler plusieurs étapes de l’industrie : production, distribution et exploitation. En 1915, Carl Laemmle ouvre officiellement Universal City, vaste site de production californien où le public peut déjà observer la fabrication des films.

Universal développe ensuite une identité particulièrement riche.

Le studio marque profondément le cinéma fantastique et d’horreur avec Dracula, Frankenstein, The Mummy, The Invisible Man, Bride of Frankenstein et The Wolf Man, donnant naissance à l’ensemble aujourd’hui connu sous le nom d’Universal Monsters.

Au fil des décennies, son catalogue s’étend à pratiquement tous les genres : comédie, western, mélodrame, science-fiction, guerre, thriller, aventure, animation et blockbuster.

Universal est notamment associé à All Quiet on the Western Front, Spartacus, Psycho, Jaws, E.T. the Extra-Terrestrial, Back to the Future, Jurassic Park, Schindler’s List, The Mummy, The Bourne Identity, Fast & Furious, Mamma Mia!, Les Misérables, Fifty Shades, Oppenheimer et Wicked, selon les différentes structures de production et de distribution impliquées.

Son histoire industrielle est tout aussi importante : Universal passe notamment sous le contrôle de Decca, MCA, Matsushita, Seagram, Vivendi puis NBCUniversal.

Depuis 2013, NBCUniversal appartient entièrement à Comcast.

Universal Pictures demeure aujourd’hui l’un des principaux studios cinématographiques du groupe, aux côtés de structures distinctes comme Focus Features, DreamWorks Animation et Illumination.

Histoire

1912 — Carl Laemmle fonde Universal

L’histoire de Universal commence avec Carl Laemmle, immigrant allemand installé aux États-Unis qui entre dans l’industrie cinématographique alors que celle-ci est encore en pleine formation.

Laemmle avait auparavant créé Independent Moving Pictures Company, ou IMP, et s’opposait notamment au contrôle exercé par le Motion Picture Patents Company sur une partie du marché américain.

En 1912, IMP fusionne avec plusieurs autres sociétés pour former la Universal Film Manufacturing Company.

Carl Laemmle prend la tête de la nouvelle structure.

Universal réunit alors production, distribution et exploitation, une organisation ambitieuse pour une industrie encore très jeune.

1914-1915 — Universal City

Universal cherche rapidement à regrouper une grande partie de sa production sur un immense terrain californien.

La production commence sur le futur site de Universal City en 1914.

Damon and Pythias est présenté par NBCUniversal comme le premier film achevé sur le lot.

En 1915, Universal City ouvre officiellement ses portes.

Le site est alors présenté comme une véritable « ville du cinéma », réunissant décors, plateaux, ateliers et infrastructures nécessaires à la fabrication des films.

Carl Laemmle autorise également le public à découvrir les tournages, une idée qui constitue l’une des origines lointaines de la future activité touristique de Universal.

Les années 1920 — Du muet au parlant

Universal devient progressivement un acteur important du cinéma muet.

Le studio développe de nombreux films à budgets différents et fait émerger plusieurs vedettes.

Il s’intéresse également très tôt au fantastique et à l’horreur.

The Hunchback of Notre Dame, avec Lon Chaney, sort en 1923, suivi notamment par The Phantom of the Opera en 1925.

Ces films annoncent déjà une tradition qui deviendra centrale au cours de la décennie suivante.

Comme l’ensemble de l’industrie, Universal doit ensuite s’adapter à l’arrivée du son.

En 1928, le studio sort Melody of Love, son premier long métrage entièrement parlant.

1930 — All Quiet on the Western Front

En 1930, Universal connaît un succès prestigieux avec All Quiet on the Western Front, réalisé par Lewis Milestone d’après le roman d’Erich Maria Remarque.

Le film propose une représentation particulièrement dure de la Première Guerre mondiale.

Il remporte notamment l’Oscar du meilleur film.

Cette récompense démontre que Universal peut produire des œuvres ambitieuses bénéficiant d’une forte reconnaissance critique, alors même que le studio développe parallèlement une autre spécialité appelée à devenir légendaire.

Les années 1930 — Les Universal Monsters

En 1931, Dracula, avec Bela Lugosi, et Frankenstein, avec Boris Karloff, installent Universal au cœur du cinéma d’horreur hollywoodien.

Le studio poursuit avec The Mummy, The Invisible Man, Bride of Frankenstein puis différents films autour de Dracula, Frankenstein et de nouveaux monstres.

The Wolf Man rejoint cet héritage au début des années 1940.

Ces productions créent une iconographie extrêmement durable : maquillages, châteaux gothiques, laboratoires, créatures et personnages deviennent des références majeures de la culture populaire.

Dracula, le monstre de Frankenstein, la Momie, l’Homme invisible, le Loup-garou ou encore la Créature du lagon noir formeront progressivement ce qui est aujourd’hui désigné comme les Universal Monsters.

1936 — Fin de l’ère Laemmle

Malgré plusieurs succès, Universal connaît d’importantes difficultés financières.

Carl Laemmle Jr., qui joue alors un rôle majeur dans la production, engage notamment la société dans des films plus ambitieux et coûteux.

La famille Laemmle emprunte auprès de Standard Capital pour financer son activité.

En 1936, elle perd finalement le contrôle du studio au profit de ses créanciers.

Après près d’un quart de siècle, Universal continue donc sans son fondateur.

Le nom et les activités du studio survivent à cette transition, ouvrant une longue succession de changements de propriétaires.

Les années 1940 — Comédies, monstres et nouvelle organisation

Universal continue à produire un grand nombre de films durant les années 1940.

Les monstres classiques reviennent dans différentes suites et rencontres tandis que le duo Abbott and Costello devient l’une des grandes attractions commerciales du studio.

La société travaille également avec le studio d’animation de Walter Lantz, associé notamment à Woody Woodpecker.

Mais Universal cherche parallèlement à modifier sa structure et à renforcer ses productions.

1946 — Universal-International

En 1946, Universal fusionne ses activités avec International Pictures, société créée notamment par William Goetz et Leo Spitz.

La nouvelle organisation développe ses productions sous le nom Universal-International.

L’objectif est notamment de donner au catalogue une orientation plus prestigieuse tout en modernisant le fonctionnement du studio.

Cette période produit des films très différents, des films noirs aux westerns en passant par les comédies populaires.

Le nom Universal reste cependant au cœur de l’identité de l’entreprise.

1952 — Decca prend le contrôle

En 1952, Decca Records prend le contrôle de Universal-International.

Le studio poursuit ses activités avec des budgets souvent relativement contenus.

La décennie est notamment marquée par des westerns, des mélodrames et de nombreux films fantastiques ou de science-fiction.

Des réalisateurs comme Douglas Sirk y développent plusieurs mélodrames devenus par la suite des références critiques.

Universal poursuit également son héritage des créatures avec Creature from the Black Lagoon, sorti en 1954.

1962 — MCA acquiert Universal

Une transformation fondamentale intervient en 1962.

MCA, pour Music Corporation of America, acquiert Decca et prend ainsi le contrôle de Universal.

MCA s’est développée sous l’influence de dirigeants comme Lew Wasserman et possède déjà une importante expérience dans la représentation d’artistes et la production télévisuelle.

L’intégration donne naissance à un ensemble associant cinéma, télévision, gestion de talents et infrastructures de production.

Le nom Universal Pictures redevient progressivement la principale identité cinématographique.

Cette période pose les bases du Universal moderne.

1964 — Le Studio Tour moderne

Universal avait accueilli des visiteurs dès l’époque de Carl Laemmle, mais l’activité touristique moderne prend une nouvelle dimension en 1964 avec le développement du Universal Studio Tour.

Les visiteurs peuvent parcourir les installations et découvrir les coulisses du cinéma.

Des attractions sont progressivement ajoutées aux décors et aux démonstrations de tournage.

Cette activité évoluera finalement vers Universal Studios Hollywood, puis vers un ensemble international de parcs et destinations.

Elle crée un lien particulièrement fort entre les films du studio et les expériences proposées au public.

Les années 1970 — Jaws transforme le blockbuster

Universal entretient au début des années 1970 une relation déterminante avec un jeune réalisateur : Steven Spielberg.

Après Duel et The Sugarland Express, Spielberg réalise Jaws, sorti en 1975.

Le film consacré à un grand requin blanc terrorisant une station balnéaire devient un phénomène.

Sa sortie très large, accompagnée d’une importante campagne publicitaire télévisée, contribue à transformer les habitudes de distribution hollywoodiennes.

Jaws est souvent considéré comme l’un des films ayant établi le modèle moderne du summer blockbuster.

La collaboration entre Spielberg et Universal devient l’une des relations créatives les plus importantes de l’histoire du studio.

Animal House et The Deer Hunter

La fin des années 1970 démontre également la diversité de Universal.

National Lampoon’s Animal House, réalisé par John Landis en 1978, transforme une comédie produite avec des moyens relativement limités en immense succès.

La même année, The Deer Hunter de Michael Cimino adopte une approche radicalement différente en abordant la guerre du Viêt Nam et ses conséquences.

Le film remporte cinq Oscars, dont celui du meilleur film.

Universal peut ainsi alterner divertissement populaire et cinéma prestigieux au sein d’une même période.

1982 — E.T. the Extra-Terrestrial

En 1982, Steven Spielberg réalise pour Universal E.T. the Extra-Terrestrial.

Le film raconte la rencontre entre un enfant et un extraterrestre abandonné sur Terre.

Son mélange de science-fiction, d’aventure familiale et d’émotion connaît un succès mondial exceptionnel.

E.T. devient l’une des œuvres les plus emblématiques de Spielberg et du catalogue Universal.

La relation entre le cinéaste et le studio se poursuivra à travers plusieurs autres projets majeurs.

Les années 1980 — Back to the Future et nouvelles propriétés

Universal accompagne durant les années 1980 plusieurs films devenus des références populaires.

Back to the Future, réalisé par Robert Zemeckis et produit notamment par Steven Spielberg, sort en 1985.

Le voyage temporel de Marty McFly et Doc Brown donne naissance à une trilogie majeure.

Universal distribue également une grande variété de comédies, films d’aventure, drames et productions de genre.

Cette décennie renforce le rôle du studio dans le cinéma populaire américain.

1990 — MCA est acquis par Matsushita

À la fin des années 1980, MCA devient la cible de groupes cherchant à associer technologie et contenus.

En 1990, le groupe japonais Matsushita Electric Industrial, aujourd’hui Panasonic, acquiert MCA.

Universal passe ainsi pour la première fois sous le contrôle d’un grand groupe japonais d’électronique.

L’opération reflète la convergence croissante entre producteurs de matériel, médias et contenus.

Cette période reste toutefois relativement courte.

1993 — Jurassic Park

En 1993, Universal et Steven Spielberg connaissent un nouveau succès historique avec Jurassic Park.

Adapté du roman de Michael Crichton, le film combine animatroniques et images numériques pour donner vie à ses dinosaures.

Son utilisation des effets visuels marque une étape majeure dans l’évolution du cinéma spectaculaire.

Jurassic Park dépasse le milliard de dollars de recettes mondiales au cours de ses différentes exploitations et donne naissance à une importante franchise.

Jurassic World prolongera ensuite cet univers auprès de nouvelles générations.

Schindler’s List

La même année, Spielberg réalise également Schindler’s List avec Universal.

Consacré à Oskar Schindler et au sauvetage de plus d’un millier de Juifs pendant la Shoah, le film adopte une approche radicalement différente de Jurassic Park.

Il remporte sept Oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.

La sortie presque simultanée de ces deux œuvres illustre l’étendue de la relation entre Spielberg et Universal, capable d’aller du blockbuster technologique au drame historique.

1995 — Seagram prend le contrôle de MCA

En 1995, le groupe canadien Seagram acquiert 80 % de MCA auprès de Matsushita.

La société réorganise progressivement ses activités de divertissement autour de la marque Universal.

MCA adopte finalement le nom Universal Studios en 1996.

Le globe Universal devient ainsi l’identité centrale d’un ensemble comprenant cinéma, télévision, musique et activités de loisirs.

Les années 1990 — The Mummy et diversification

Universal continue à exploiter son patrimoine tout en développant de nouvelles propriétés.

À la fin de la décennie, The Mummy, réalisé par Stephen Sommers et sorti en 1999, réinterprète l’une des créatures historiques du studio sous la forme d’un grand film d’aventure.

Le succès donne naissance à plusieurs suites et productions dérivées.

Cette réinvention montre comment Universal peut réutiliser son catalogue classique tout en l’adaptant aux codes contemporains.

2000 — Vivendi Universal

En 2000, le groupe français Vivendi acquiert Seagram.

Les activités de divertissement de Seagram sont réunies avec Vivendi et Canal+ dans un nouvel ensemble nommé Vivendi Universal.

Universal Pictures appartient désormais à un conglomérat international particulièrement vaste.

La période est marquée par une forte croissance mais aussi par d’importantes difficultés financières au niveau du groupe Vivendi.

Ces difficultés conduisent rapidement à une nouvelle réorganisation.

2001 — Fast & Furious

En 2001, Universal sort The Fast and the Furious.

Le premier film est centré sur les courses automobiles clandestines de Los Angeles et possède alors une échelle relativement contenue.

Son succès donne naissance à de nombreuses suites.

La franchise évolue progressivement vers des films d’action internationaux beaucoup plus spectaculaires.

Fast & Furious devient finalement l’une des propriétés les plus importantes et durables de l’histoire moderne de Universal.

Les années 2000 — Bourne et nouvelles franchises

Universal développe parallèlement d’autres propriétés majeures.

The Bourne Identity, sorti en 2002 avec Matt Damon, relance le cinéma d’espionnage autour d’un protagoniste amnésique cherchant à comprendre son passé.

Ses suites, notamment The Bourne Supremacy et The Bourne Ultimatum, imposent un style d’action plus nerveux qui influence le genre.

Universal développe également des succès dans la comédie, le cinéma familial, la musique et le fantastique.

2004 — Naissance de NBCUniversal

En 2004, les activités de NBC, détenues par General Electric, sont réunies avec les principales activités de divertissement de Vivendi Universal.

Le nouvel ensemble prend le nom NBC Universal.

Universal Pictures se retrouve ainsi intégré à un groupe combinant cinéma, télévision, chaînes et parcs à thème.

Le studio conserve néanmoins son identité propre.

Cette organisation constitue la base du NBCUniversal actuel.

2010 — Despicable Me et Illumination

En 2010, Universal distribue Despicable Me, premier long métrage d’Illumination.

Fondé par Chris Meledandri, Illumination développe une relation particulièrement étroite avec Universal pour la production et la distribution de ses films.

Le succès de Despicable Me puis des Minions transforme l’ensemble en l’une des plus grandes franchises modernes de l’animation.

Pour PANACHES, Illumination doit cependant rester une entité distincte d’Universal Pictures, même si Universal assure la distribution de ses films et que les deux sociétés appartiennent au même écosystème industriel.

2011-2013 — Comcast prend le contrôle de NBCUniversal

En janvier 2011, Comcast et General Electric finalisent une opération donnant à Comcast 51 % de NBCUniversal, tandis que GE conserve 49 %.

Comcast prend la gestion du groupe.

En 2013, Comcast rachète la participation restante de General Electric.

NBCUniversal devient alors une filiale entièrement contrôlée par Comcast.

Universal Pictures entre ainsi dans une nouvelle période de stabilité industrielle au sein de l’un des plus grands groupes américains de médias et de technologies.

Les années 2010 — Une nouvelle période de croissance

Universal connaît durant les années 2010 plusieurs succès majeurs.

La franchise Fast & Furious atteint une dimension internationale considérable.

Jurassic World, sorti en 2015, relance Jurassic Park auprès d’une nouvelle génération et devient un immense succès mondial.

Universal distribue également les productions Illumination comme Despicable Me, Minions, Sing et The Secret Life of Pets.

Le studio développe en parallèle des comédies, films musicaux, adaptations littéraires et productions de genre.

Universal et Blumhouse

Universal développe également une relation durable avec Blumhouse Productions.

The Purge, sorti en 2013, marque le début d’une collaboration qui comprend ensuite des productions comme Ouija, Split, Get Out, Happy Death Day, Halloween, The Invisible Man et M3GAN, selon les partenaires impliqués.

Cette relation rappelle une caractéristique historique de Universal : sa capacité à faire du cinéma d’horreur un secteur commercial important sans nécessairement dépendre de budgets gigantesques.

Comme Illumination, Blumhouse reste néanmoins une entité distincte et ne doit pas être fusionné avec Universal Pictures dans PANACHES.

2016 — DreamWorks Animation rejoint NBCUniversal

En 2016, NBCUniversal acquiert DreamWorks Animation.

Le groupe enrichit ainsi considérablement son activité dans l’animation grâce à des propriétés comme Shrek, Madagascar, Kung Fu Panda, How to Train Your Dragon et Trolls.

Universal devient le distributeur des productions DreamWorks Animation.

Là encore, l’organisation doit être distinguée précisément : DreamWorks Animation appartient au même groupe mais conserve son propre nom et sa propre identité de studio.

Les années 2020 — Cinéma, franchises et créateurs

Universal poursuit dans les années 2020 une stratégie mêlant franchises et collaborations avec des réalisateurs importants.

Le studio continue notamment Jurassic World, Fast & Furious et différentes productions liées à ses partenaires.

Il accompagne également des films comme Nope de Jordan Peele et développe de grands projets musicaux ou événementiels.

Universal maintient parallèlement une forte présence dans l’exploitation en salles, tout en travaillant avec Peacock, la plateforme de streaming de NBCUniversal.

2023 — Oppenheimer

En 2023, Universal distribue Oppenheimer de Christopher Nolan.

Le réalisateur rejoint Universal après une longue collaboration avec Warner Bros.

Consacré à J. Robert Oppenheimer et au développement de la bombe atomique pendant le projet Manhattan, le film combine biographie, drame historique et spectacle conçu pour les grands écrans.

Son succès mondial est considérable.

Oppenheimer remporte sept Oscars, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur pour Christopher Nolan et du meilleur acteur pour Cillian Murphy.

Le film devient l’un des symboles de la volonté de Universal d’associer cinéma d’auteur à grande échelle et exploitation événementielle en salles.

Wicked et les grandes productions contemporaines

Universal développe également l’adaptation cinématographique de Wicked, inspirée de la comédie musicale à succès de Broadway.

Le projet illustre une autre composante importante du studio : sa capacité à transformer des propriétés issues d’autres médias en grands événements cinématographiques.

En parallèle, Universal continue de travailler avec des partenaires comme Illumination, DreamWorks Animation, Blumhouse et différents producteurs indépendants.

Cette organisation lui permet de proposer un catalogue particulièrement large sans que toutes les œuvres soient directement produites par Universal Pictures.

2026 — Un studio toujours au premier plan

En 2026, Universal Pictures reste l’un des principaux studios mondiaux.

La direction de Universal Pictures est assurée par Peter Cramer, tandis que Donna Langley dirige l’ensemble NBCUniversal Entertainment.

Le groupe continue de mettre fortement l’accent sur l’exploitation cinématographique.

La programmation 2026 contribue à une année particulièrement importante pour Universal, avec notamment The Odyssey, The Super Mario Galaxy Movie, Michael et d’autres productions issues des différents labels du groupe.

En septembre 2026, l’ensemble Universal Film dépasse 5 milliards de dollars de recettes mondiales sur l’année, troisième fois de son histoire qu’il atteint ce seuil.

Ce résultat concerne l’ensemble du portefeuille cinéma de NBCUniversal et ne doit donc pas être attribué uniquement aux productions portant directement le label Universal Pictures.

Ce qui le distingue

Plus d’un siècle de continuité

Universal est fondé en 1912 et reste actif plus d’un siècle plus tard.

Le studio traverse le cinéma muet, l’arrivée du parlant, l’âge d’or hollywoodien, la fin du système classique, l’essor de la télévision, les blockbusters, les effets numériques, les grandes franchises et le streaming.

Peu d’entreprises cinématographiques peuvent revendiquer une continuité comparable.

Malgré ses nombreux changements de propriétaires, la marque Universal et son célèbre globe ont survécu.

Les Universal Monsters

L’une des contributions les plus importantes de Universal à la culture populaire reste son patrimoine fantastique et horrifique.

Dracula, Frankenstein, The Mummy, The Invisible Man, The Wolf Man, Bride of Frankenstein et Creature from the Black Lagoon ont créé des représentations visuelles devenues emblématiques.

Cette histoire donne au studio une relation avec le cinéma d’horreur beaucoup plus ancienne que la plupart des grands acteurs contemporains.

Universal continue régulièrement à revisiter cet héritage.

Une relation exceptionnelle avec Steven Spielberg

La collaboration entre Steven Spielberg et Universal traverse plus de cinquante ans.

Elle comprend notamment Duel, The Sugarland Express, Jaws, E.T. the Extra-Terrestrial, Jurassic Park et Schindler’s List, ainsi que de nombreux projets auxquels Spielberg participe comme producteur.

Cette relation contribue directement à plusieurs transformations majeures du cinéma populaire moderne.

Elle constitue l’une des collaborations les plus durables entre un cinéaste et un grand studio hollywoodien.

Du film de genre au blockbuster mondial

Universal possède une capacité historique à transformer des concepts relativement simples en phénomènes mondiaux.

Jaws part d’un thriller autour d’un requin.

Back to the Future combine voyage temporel et comédie familiale.

Jurassic Park transforme un roman scientifique en spectacle mondial.

Fast & Furious passe de courses urbaines à une franchise d’action internationale.

Cette aptitude à faire évoluer les propriétés en fonction de leur succès est l’un des traits constants du studio.

Un écosystème de labels distincts

Universal Pictures fonctionne aujourd’hui au sein d’un ensemble comprenant plusieurs studios aux identités fortes.

Focus Features se concentre notamment sur un cinéma d’auteur et spécialisé.

DreamWorks Animation possède son propre héritage et ses franchises d’animation.

Illumination développe notamment Despicable Me, Minions et Sing.

Universal travaille également étroitement avec des sociétés externes comme Blumhouse.

Pour PANACHES, ces structures doivent rester des entités distinctes, même lorsqu’Universal distribue leurs films.

Cinéma et parcs à thème

Universal possède une relation particulièrement forte entre son catalogue audiovisuel et les expériences physiques.

Le Studio Tour, puis les différents parcs Universal, ont permis de transformer Jaws, Jurassic Park, Fast & Furious, Despicable Me et de nombreuses autres propriétés en attractions.

Cette continuité entre production cinématographique et divertissement physique existe depuis les premières visites organisées par Carl Laemmle à Universal City.

Elle constitue aujourd’hui l’un des grands atouts de l’écosystème NBCUniversal.

Une major toujours attachée aux salles

Alors que l’industrie s’est fortement tournée vers le streaming, Universal continue de défendre une stratégie dans laquelle la sortie en salles conserve une place centrale.

Cette orientation n’empêche pas l’exploitation ultérieure des films sur les plateformes numériques et Peacock.

Elle permet cependant au studio de conserver le cinéma comme première étape importante pour ses principales productions événementielles.

Cette stratégie reste clairement affirmée par sa direction en 2026.

À savoir

  • Universal Pictures est fondé en 1912 par Carl Laemmle sous le nom Universal Film Manufacturing Company.
  • La société naît notamment de la fusion de l’Independent Moving Pictures Company avec plusieurs autres entreprises.
  • La production commence sur le site de Universal City en 1914.
  • Universal City ouvre officiellement en 1915 et accueille déjà des visiteurs intéressés par les coulisses du cinéma.
  • Melody of Love, sorti en 1928, est le premier film entièrement parlant de Universal.
  • All Quiet on the Western Front remporte l’Oscar du meilleur film en 1930.
  • Dracula et Frankenstein lancent en 1931 la grande période horrifique du studio.
  • Le patrimoine Universal Monsters comprend notamment Dracula, Frankenstein, la Momie, l’Homme invisible, le Loup-garou et la Créature du lagon noir.
  • La famille Laemmle perd le contrôle de Universal en 1936.
  • Universal fusionne avec International Pictures en 1946 et développe ses films sous le nom Universal-International.
  • Decca Records prend le contrôle en 1952.
  • MCA acquiert Decca et Universal en 1962.
  • Le Universal Studio Tour moderne commence en 1964.
  • Jaws, réalisé par Steven Spielberg et sorti en 1975, contribue à définir le modèle du blockbuster estival moderne.
  • The Deer Hunter remporte l’Oscar du meilleur film.
  • E.T. the Extra-Terrestrial devient un phénomène mondial en 1982.
  • Back to the Future lance une importante trilogie en 1985.
  • Matsushita acquiert MCA en 1990.
  • Jurassic Park sort en 1993 et devient l’une des principales franchises du studio.
  • Schindler’s List, également sorti en 1993, remporte sept Oscars dont celui du meilleur film.
  • Seagram acquiert 80 % de MCA en 1995, puis les activités sont progressivement recentrées autour de la marque Universal.
  • The Mummy relance en 1999 une propriété historique du studio sous la forme d’un film d’aventure.
  • Vivendi acquiert Seagram en 2000, donnant naissance à Vivendi Universal.
  • Fast & Furious débute en 2001 et devient l’une des franchises les plus importantes du studio.
  • The Bourne Identity lance une nouvelle franchise d’espionnage en 2002.
  • NBC et Universal fusionnent en 2004 pour former NBC Universal.
  • Despicable Me, premier long métrage d’Illumination, est distribué par Universal en 2010.
  • Comcast prend 51 % de NBCUniversal en 2011, puis rachète les 49 % restants à General Electric en 2013.
  • DreamWorks Animation rejoint NBCUniversal en 2016.
  • Focus Features, DreamWorks Animation et Illumination doivent rester des entités distinctes d’Universal Pictures dans PANACHES.
  • La collaboration entre Universal et Blumhouse devient particulièrement importante à partir de The Purge en 2013.
  • Oppenheimer, distribué par Universal en 2023, remporte sept Oscars dont celui du meilleur film.
  • En 2026, Peter Cramer est président de Universal Pictures.
  • Universal Pictures appartient à NBCUniversal, lui-même filiale de Comcast Corporation.
  • En septembre 2026, l’ensemble Universal Film dépasse 5 milliards de dollars au box-office mondial sur l’année, confirmant la position majeure du groupe dans l’exploitation cinématographique.