Philosophie
Démarche rationnelle et critique qui interroge les principes de la réalité, de la connaissance, de l’action et de la vie humaine.
PANACHES Knowledge
Glossaire thématique destiné à PANACHES KNOWLEDGE. Les définitions sont originales, synthétiques et pensées pour la consultation rapide. Les synonymes et variantes sont regroupés autant que possible …
499 termes à explorer
499 termes
22 termes
Démarche rationnelle et critique qui interroge les principes de la réalité, de la connaissance, de l’action et de la vie humaine.
Représentation générale et abstraite utilisée pour penser une classe d’objets, une propriété ou une relation.
Idée ou contenu de pensée servant de point de départ à une réflexion, souvent moins strictement défini qu’un concept.
Question construite à partir d’une difficulté conceptuelle, d’une contradiction apparente ou d’un conflit de principes.
Formulation structurée d’un problème qui en fait apparaître les enjeux et les tensions.
Proposition ou position qu’un auteur soutient par des arguments.
Ensemble cohérent de thèses attribuées à un penseur, une école ou une tradition.
Organisation cohérente de concepts et de principes visant à expliquer un domaine ou l’ensemble du réel.
Examen des conditions, des limites et de la validité d’une idée, d’un savoir ou d’une institution.
Décomposition méthodique d’une notion ou d’un problème afin d’en distinguer les éléments et les relations.
Opération qui rassemble plusieurs éléments dans une compréhension d’ensemble.
Énoncé qui précise le sens d’un terme en indiquant ses caractères essentiels ou ses conditions d’emploi.
Séparation de notions proches afin d’éviter les confusions.
Cas particulier utilisé pour illustrer une idée générale sans, à lui seul, la démontrer.
Cas particulier qui suffit à montrer qu’une proposition universelle est fausse.
Scénario imaginaire conçu pour tester une intuition, un principe ou les conséquences d’une théorie.
Opération par laquelle on attribue un sens à un texte, une action, un symbole ou un phénomène.
Théorie et pratique de l’interprétation, notamment des textes et des expressions historiques de l’existence humaine.
Méthode socratique de questionnement destinée à faire émerger les implications de ce que pense l’interlocuteur.
Méthode fondée sur la confrontation de positions, de tensions ou de contradictions afin de faire progresser l’analyse.
Difficulté théorique qui semble conduire le raisonnement à une impasse.
Énoncé ou situation contraire à l’intuition qui révèle souvent une difficulté cachée dans nos concepts.
26 termes
Ensemble de raisons avancées pour soutenir ou contester une conclusion.
Proposition dont un raisonnement part pour établir une conclusion.
Proposition que l’on cherche à établir à partir de prémisses.
Passage raisonné d’une ou plusieurs propositions à une autre.
Raisonnement dans lequel la conclusion découle nécessairement des prémisses si la forme est valide.
Raisonnement qui généralise à partir de cas observés et dont la conclusion reste révisable.
Raisonnement qui propose l’hypothèse explicative la plus plausible à partir de faits constatés.
Raisonnement déductif classique composé de deux prémisses et d’une conclusion.
Propriété d’un raisonnement dont la conclusion ne peut être fausse si ses prémisses sont vraies.
Qualité d’un argument à la fois valide et fondé sur des prémisses vraies ou bien établies.
Absence de contradiction entre plusieurs propositions d’un même ensemble.
Situation dans laquelle une proposition et sa négation sont affirmées simultanément sous le même rapport.
Principe selon lequel une même proposition ne peut être à la fois vraie et fausse dans le même sens.
Proposition vraie en vertu de sa seule forme logique.
Relation logique selon laquelle la vérité d’une proposition entraîne celle d’une autre.
Relation entre deux propositions qui ont toujours la même valeur de vérité.
Proposition admise comme point de départ d’un système déductif.
Proposition posée comme base d’un raisonnement ou d’une théorie sans être démontrée dans ce cadre.
Raisonnement trompeur qui paraît correct mais contient une erreur volontaire ou structurelle.
Raisonnement incorrect commis sans intention nécessaire de tromper.
Erreur consistant à présupposer dans les prémisses ce que l’on cherche précisément à démontrer.
Attaque dirigée contre la personne ou sa situation plutôt que contre la validité de son argument.
Procédé consistant à déformer une position adverse pour la réfuter plus facilement.
Présentation abusive d’une situation comme ne laissant que deux options alors que d’autres existent.
Argument invoquant une autorité ; il n’est pertinent que si celle-ci est compétente sur la question.
Principe méthodologique invitant à ne pas multiplier les hypothèses au-delà de ce qui est nécessaire.
22 termes
Étude philosophique de la connaissance, de sa justification, de ses sources et de ses limites.
Rapport cognitif par lequel un sujet saisit quelque chose comme vrai ou suffisamment justifié.
Ensemble de connaissances tenues pour établies selon des critères propres à un domaine.
Adhésion d’un sujet à une proposition, qu’elle soit ou non vraie ou justifiée.
Jugement souvent insuffisamment justifié et susceptible de varier selon les individus ou les groupes.
Terme grec désignant l’opinion, fréquemment opposée au savoir rationnel ou démontré.
État dans lequel un sujet tient une proposition pour indubitable ; elle ne garantit pas à elle seule la vérité.
Propriété attribuée à un énoncé ou un jugement lorsqu’il satisfait les critères retenus pour dire le vrai.
Conception selon laquelle un énoncé est vrai lorsqu’il correspond adéquatement à un fait.
Conception selon laquelle la vérité dépend de l’intégration cohérente d’un énoncé dans un système de propositions.
Ensemble des raisons qui autorisent à tenir une croyance pour rationnellement acceptable.
Élément ou raisonnement qui établit une proposition selon des critères reconnus.
Caractère de ce qui se donne à l’esprit avec une force telle qu’il paraît ne pas nécessiter de démonstration supplémentaire.
Suspension ou remise en question de l’adhésion à une proposition.
Usage volontaire du doute comme instrument pour rechercher des fondements plus assurés de la connaissance.
Position qui met en doute la possibilité, l’étendue ou la certitude de la connaissance.
Ce qui peut être connu ou établi indépendamment d’une expérience particulière.
Ce qui dépend de l’expérience ou de l’observation.
Ce qui est tenu pour présent dans l’esprit indépendamment d’un apprentissage acquis par l’expérience.
Thèse selon laquelle la vérité, la connaissance ou les valeurs dépendent au moins en partie d’un cadre de référence.
Idée selon laquelle toute connaissance du réel est située dans une perspective plutôt que produite depuis un point de vue absolu.
Attitude consistant à affirmer des doctrines comme certaines sans examen suffisant de leurs fondements ou de leurs limites.
19 termes
Étude des méthodes, concepts, présupposés et limites des sciences.
Activité organisée de production de connaissances fondée sur des méthodes explicites, contrôlables et révisables.
Proposition provisoire avancée pour expliquer des faits ou orienter une investigation.
Ensemble structuré de concepts et de propositions visant à expliquer un domaine de phénomènes.
Relation générale et régulière formulée dans un cadre théorique et soutenue par l’observation ou l’expérimentation.
Mise à l’épreuve organisée d’une hypothèse dans des conditions déterminées.
Recueil méthodique d’informations sur un phénomène sans nécessairement intervenir sur lui.
Critère selon lequel une proposition scientifique doit pouvoir être confrontée à des observations susceptibles de la réfuter.
Mise en évidence d’un élément incompatible avec une proposition, une hypothèse ou une théorie.
Accroissement du soutien empirique ou rationnel accordé à une hypothèse sans nécessairement la rendre certaine.
Cadre partagé de problèmes, méthodes, concepts et exemples qui organise une communauté scientifique à une époque donnée.
Transformation profonde du cadre conceptuel et méthodologique dominant d’une science.
Selon Bachelard, représentation ou habitude intellectuelle qui fait obstacle à la construction du savoir scientifique.
Discontinuité par laquelle une connaissance scientifique se constitue en se séparant de formes antérieures de pensée.
Démarche qui explique un phénomène complexe par des éléments ou niveaux jugés plus fondamentaux.
Apparition de propriétés d’un système qui ne se laissent pas aisément réduire aux propriétés isolées de ses composants.
Thèse selon laquelle certains événements ne sont pas entièrement déterminés par l’état antérieur du monde.
Position selon laquelle les meilleures théories scientifiques décrivent au moins approximativement des structures réelles du monde.
Position selon laquelle les théories valent surtout comme instruments de prédiction et d’organisation des phénomènes.
30 termes
Recherche philosophique portant sur les principes les plus généraux du réel, de l’être et de ce qui existe.
Étude de l’être, des catégories d’entités et des manières d’exister.
Terme général désignant ce qui est, ainsi que la question même du fait d’exister.
Ce qui existe d’une manière déterminée ; chez Heidegger, il se distingue de l’être comme question fondamentale.
Fait d’être effectivement ou mode selon lequel une chose est présente dans le réel.
Ensemble des caractères constitutifs par lesquels une chose est ce qu’elle est.
Ce qui est conçu comme existant en soi ou comme support relativement stable de propriétés.
Propriété qui peut appartenir à une chose sans constituer ce qu’elle est essentiellement.
Propriété reconnue à une substance ou à un sujet.
Manière particulière dont une réalité ou une substance existe ou se manifeste.
Propriétés ou concepts généraux susceptibles de s’appliquer à plusieurs individus.
Thèse selon laquelle les universaux ne sont pas des réalités indépendantes mais des noms, concepts ou pratiques de classification.
Thèse selon laquelle les universaux possèdent une forme de réalité indépendante des individus particuliers.
Être, événement ou objet singulier, distinct d’une classe ou d’une propriété générale.
Relation par laquelle une chose est la même qu’elle-même ou demeure la même à travers certaines transformations.
Caractère par lequel une chose se distingue d’une autre.
Caractère de ce qui forme un tout ou demeure un malgré une multiplicité d’éléments.
Position admettant plusieurs principes, substances, valeurs ou niveaux de réalité irréductibles les uns aux autres.
Position selon laquelle la réalité repose fondamentalement sur un seul type de principe ou de substance.
Position qui distingue deux ordres fondamentaux, par exemple l’esprit et la matière.
Doctrine selon laquelle la matière ou la réalité physique constitue le fondement du réel.
Famille de doctrines donnant un rôle fondamental à l’esprit, aux idées ou aux conditions de la représentation.
Caractère de ce qui demeure à l’intérieur d’un ordre de réalité sans faire appel à un principe extérieur ou supérieur.
Caractère de ce qui dépasse un ordre donné, notamment le monde de l’expérience.
Caractère de ce qui ne peut pas être autrement.
Caractère de ce qui pourrait être autrement ou ne pas être.
Caractère de ce qui peut être sans contradiction ou dans certaines conditions.
État de ce qui est effectivement réalisé, par opposition à ce qui est seulement possible.
Chez Aristote, capacité réelle d’un être à devenir ou accomplir quelque chose.
Chez Aristote, réalisation effective d’une puissance.
22 termes
Domaine qui étudie la conscience, les états mentaux et leur relation au corps et au cerveau.
Ensemble des facultés et états mentaux tels que penser, percevoir, vouloir ou imaginer.
Présence à soi et au monde qui accompagne certains états mentaux.
Capacité d’un sujet à se prendre lui-même pour objet de pensée ou d’expérience.
Ensemble de processus ou contenus psychiques qui influencent l’activité sans être directement présents à la conscience.
Principe ou représentation par laquelle un sujet se rapporte à lui-même comme unité personnelle.
Notion désignant l’identité vécue ou réfléchie d’un sujet, souvent plus large que le seul moi psychologique.
Problème de ce qui permet de considérer une personne comme la même à travers le temps.
Être considéré comme sujet de conscience, d’action, de responsabilité et de droits.
Dimension de l’expérience telle qu’elle est vécue depuis le point de vue d’un sujet.
Idéal de validité indépendant des préférences ou particularités d’un sujet.
Propriété de nombreux états mentaux d’être dirigés vers quelque chose.
Caractères qualitatifs vécus de l’expérience, comme la manière dont une couleur ou une douleur se présente.
Processus par lequel un sujet appréhende son environnement par l’expérience sensible.
Donnée sensible élémentaire résultant d’une stimulation ou d’un état corporel.
Capacité de former ou de transformer des représentations en l’absence de leur objet immédiat.
Capacité de conserver, rappeler ou reconstruire des expériences et des connaissances passées.
Observation réflexive de ses propres états mentaux.
Ensemble des processus de traitement de l’information liés notamment à la perception, au raisonnement et à la mémoire.
Thèse selon laquelle certains phénomènes mentaux émergent de systèmes physiques complexes sans s’y réduire simplement.
Thèse selon laquelle tout ce qui existe est physique ou dépend ultimement du physique.
Théorie de l’esprit qui définit les états mentaux par leurs fonctions et relations causales plutôt que par leur substance.
19 termes
Étude des actes, intentions, raisons, décisions et responsabilités humaines.
Événement attribuable à un agent en tant qu’il agit plutôt qu’en tant qu’il subit simplement.
Être capable d’initier ou d’orienter une action.
Capacité d’un individu ou d’un collectif à agir et à produire des effets.
Orientation consciente ou disposition d’un agent vers une action ou une fin.
Faculté ou puissance par laquelle un sujet se détermine à agir.
Examen des raisons et options précédant une décision.
Acte par lequel un agent tranche entre plusieurs possibilités d’action.
Capacité d’agir ou de se déterminer selon des conditions qui ne se réduisent pas à la contrainte.
Pouvoir attribué à un agent de choisir entre plusieurs possibilités d’action.
Capacité de se donner à soi-même des règles ou principes d’action.
Situation dans laquelle la règle de l’action provient d’une volonté, d’une autorité ou d’un désir extérieur au principe rationnel du sujet.
Thèse selon laquelle tout événement découle nécessairement de conditions antérieures et de lois.
Position selon laquelle une forme de liberté peut être compatible avec le déterminisme.
Position selon laquelle liberté authentique et déterminisme ne peuvent être vrais simultanément.
Idée selon laquelle certains événements doivent arriver quels que soient les choix ou les actions accomplis.
Condition selon laquelle un agent peut être tenu pour auteur de ses actes et répondre de leurs conséquences.
Pression ou force qui limite la possibilité d’agir selon sa propre volonté.
Disposition acquise par répétition qui oriente spontanément l’action.
27 termes
Réflexion philosophique sur les manières de vivre, les valeurs et les critères de l’action juste ou bonne.
Ensemble de normes, devoirs et valeurs qui orientent les conduites individuelles ou collectives.
Qualité ou principe en vertu duquel quelque chose est jugé souhaitable, bon, juste ou digne.
Ce qui est tenu pour désirable ou moralement positif selon une conception donnée.
Ce qui est jugé nuisible, condamnable ou contraire au bien.
Obligation morale qui s’impose à un agent indépendamment de ses préférences immédiates.
Règle explicite ou implicite indiquant ce qui doit être fait ou considéré comme acceptable.
Disposition stable du caractère à bien agir dans certaines situations.
Disposition stable conduisant à des conduites jugées mauvaises ou déficientes.
État ou forme de vie considérée comme accomplie, satisfaisante ou digne d’être recherchée.
Doctrine qui fait du bonheur ou de l’accomplissement humain la fin centrale de la vie morale.
Doctrine qui accorde au plaisir une valeur fondamentale dans la définition de la vie bonne.
Théorie évaluant les actions principalement selon leurs conséquences sur le bien-être global.
Approche qui juge les actions selon des devoirs ou principes plutôt que seulement selon leurs conséquences.
Famille de théories évaluant une action d’après la valeur de ses conséquences.
Approche centrée sur la formation du caractère et des dispositions d’une personne bonne.
Chez Kant, principe moral inconditionnel qui commande indépendamment des intérêts particuliers.
Principe subjectif que se donne un agent pour guider son action.
Valeur attribuée à la personne comme fin en soi et non comme simple moyen.
Disposition ou conduite visant le bien d’autrui.
Thèse selon laquelle un agent devrait poursuivre prioritairement son propre intérêt.
Faiblesse de la volonté par laquelle une personne agit contre ce qu’elle juge pourtant meilleur.
Situation où plusieurs obligations ou valeurs morales entrent en conflit.
Situation dans laquelle toute option disponible semble violer une exigence morale importante.
Réflexion éthique sur la médecine, le vivant, les biotechnologies et les pratiques de soin.
Réflexion sur le statut moral des animaux et les obligations humaines à leur égard.
Réflexion sur la valeur morale de la nature, des écosystèmes et des générations futures.
25 termes
Étude normative et conceptuelle du pouvoir, de l’État, de la justice et de l’organisation collective.
Activité et domaine relatifs à l’organisation du pouvoir et de la vie commune.
Capacité d’un acteur ou d’une institution à produire des effets sur les conduites ou les situations.
Pouvoir reconnu comme légitime par ceux sur lesquels il s’exerce.
Qualité d’un pouvoir, d’une norme ou d’une institution considérés comme justifiés.
Organisation politique souveraine disposant d’institutions sur un territoire et une population.
Pouvoir suprême d’une autorité politique sur son ordre juridique et politique.
Ensemble des institutions et agents chargés de diriger l’action politique d’un État.
Régime dans lequel le pouvoir politique est fondé, directement ou indirectement, sur la participation du peuple.
Statut qui rattache une personne à une communauté politique et lui confère droits et devoirs.
Possibilité de participer à la vie publique et de disposer de droits garantis contre l’arbitraire.
Principe selon lequel les personnes doivent être traitées de manière égale sous certains rapports pertinents.
Recherche d’une justice attentive aux situations particulières et aux différences pertinentes.
Principe régissant la répartition des droits, des devoirs, des biens et des sanctions.
Réflexion sur les critères légitimes de répartition des ressources, avantages et charges.
Forme de justice qui vise à réparer ou compenser un tort.
Ensemble de normes institutionnalisées qui organisent les rapports sociaux et peuvent être assorties de sanctions.
Conception selon laquelle certains droits ou principes de justice existent indépendamment des lois positives.
Ensemble des règles juridiques effectivement en vigueur dans une société donnée.
Modèle théorique expliquant l’autorité politique à partir d’un accord réel ou hypothétique entre individus.
Ensemble des conditions et biens considérés comme profitant à la communauté dans son ensemble.
Forme politique dans laquelle la chose publique est gouvernée selon des institutions et non comme propriété privée d’un dirigeant.
Exercice arbitraire et oppressif du pouvoir au profit d’un individu ou d’un groupe.
Concept désignant un régime cherchant à contrôler très largement la vie politique, sociale et parfois privée.
Violation publique, consciente et généralement non violente d’une loi jugée injuste afin d’obtenir sa réforme.
15 termes
Ensemble organisé de relations, d’institutions et de pratiques reliant des individus.
Ensemble des pratiques, normes, savoirs, symboles et œuvres transmis dans une société.
Notion désignant un ensemble historique vaste de formes sociales, techniques, politiques et culturelles.
Ce qui est pensé comme donné indépendamment de l’artifice humain ; son opposition à la culture varie selon les traditions.
Structure durable de règles et de pratiques organisant un domaine de la vie collective.
Processus par lequel un individu apprend les normes et pratiques de son milieu social.
Système de représentations et de valeurs qui organise une vision du monde social et politique.
Situation dans laquelle un sujet devient étranger à lui-même, à son activité, à autrui ou au produit de son travail.
Traitement d’une personne, d’une relation ou d’un processus comme une chose.
Activité humaine de transformation du monde, de production et de reproduction des conditions d’existence.
Ensemble organisé de procédés et de savoir-faire permettant d’obtenir un résultat.
Notion désignant l’ensemble de transformations intellectuelles, sociales et politiques associées au monde moderne.
Idée selon laquelle l’histoire peut être orientée vers une amélioration des connaissances, des techniques ou des conditions humaines.
Approche qui insiste sur le caractère historiquement situé des institutions, idées et valeurs.
Affaiblissement ou absence de normes communes structurant les conduites sociales.
17 termes
Étude du sens, de la référence, des actes de parole et des rapports entre langage, pensée et monde.
Capacité et système permettant de produire et comprendre des signes organisés.
Système conventionnel de signes partagé par une communauté linguistique.
Usage concret d’une langue par un locuteur dans une situation déterminée.
Élément qui renvoie à autre chose pour un interprète.
Face matérielle ou perceptible d’un signe dans la tradition saussurienne.
Concept associé au signifiant dans la tradition saussurienne.
Contenu intelligible d’une expression ou manière dont elle présente son objet.
Objet, individu ou état de choses auquel une expression renvoie.
Contenu susceptible d’être vrai ou faux, indépendamment de sa formulation linguistique particulière.
Occurrence linguistique produite dans un contexte donné.
Action accomplie au moyen de mots, par exemple promettre, ordonner ou déclarer.
Énoncé qui accomplit une action par le fait même d’être prononcé dans des conditions appropriées.
Chez Wittgenstein, pratique où le sens des expressions dépend de leurs usages dans une forme de vie.
Hypothèse d’un langage dont les termes ne pourraient en principe être compris que par un seul sujet.
Étude du sens des signes et des expressions.
Étude de l’usage du langage en contexte et des effets liés aux intentions et situations de communication.
15 termes
Branche de la philosophie qui étudie l’art, l’expérience sensible et les jugements de goût.
Ensemble de pratiques et d’œuvres auxquelles une valeur esthétique, expressive, symbolique ou institutionnelle est attribuée.
Catégorie esthétique associée à une expérience de satisfaction ou d’harmonie dont le statut est discuté philosophiquement.
Expérience esthétique liée à ce qui excède les formes ordinaires de mesure, de maîtrise ou de représentation.
Faculté de juger ou d’éprouver la valeur esthétique d’une œuvre ou d’une forme.
Jugement portant sur la valeur ou l’expérience esthétique plutôt que sur la seule vérité factuelle.
Notion grecque de représentation ou d’imitation, centrale dans les théories antiques de l’art.
Chez Aristote, effet de la tragédie lié à la mise en jeu et à l’élaboration des émotions, notamment pitié et crainte.
Conception selon laquelle l’œuvre manifeste ou donne forme à des affects, expériences ou significations.
Action ou résultat par lequel une œuvre donne à voir, entendre ou penser quelque chose.
Chez Walter Benjamin, singularité historique et présence irréductible associées à l’œuvre d’art originale.
Idée selon laquelle l’art possède ses propres finalités ou critères et ne se réduit pas à des fonctions morales ou utilitaires.
Mouvement artistique qui revendique une rupture avec les formes et conventions établies.
Catégorie esthétique associée à l’irrégularité, la variété et l’effet visuel d’une scène.
Processus par lequel un objet, une pratique ou un événement est traité principalement sous l’angle de son apparence esthétique.
16 termes
Étude rationnelle des concepts, arguments et expériences liés au religieux.
Ensemble de croyances, pratiques et institutions rapportant une communauté à un ordre sacré ou transcendant.
Adhésion confiante à une vérité ou à une réalité religieuse qui ne se réduit pas à la démonstration rationnelle.
Croyance ou doctrine affirmant l’existence d’un Dieu personnel ou agissant.
Doctrine admettant un principe divin créateur tout en rejetant souvent la révélation ou l’intervention surnaturelle continue.
Position qui nie ou ne reconnaît pas l’existence de divinités.
Position suspendant le jugement sur l’existence de Dieu lorsqu’elle est tenue pour inconnaissable ou non démontrée.
Doctrine identifiant Dieu à la totalité de la réalité ou refusant de séparer radicalement Dieu et nature.
Conception d’un Dieu situé au-delà du monde et non réductible à l’ordre naturel.
Conception selon laquelle le divin est présent dans le monde ou la réalité elle-même.
Tentative de concilier l’existence d’un Dieu bon et tout-puissant avec l’existence du mal.
Difficulté philosophique soulevée par la coexistence du mal et des attributs traditionnellement attribués à Dieu.
Manifestation supposée d’une vérité divine à des êtres humains.
Événement interprété comme exceptionnel et attribué à une intervention divine ou surnaturelle.
Réflexion sur les fins dernières : mort, jugement, salut, fin du monde ou destinée ultime.
Position qui privilégie la foi sur la raison pour l’accès aux vérités religieuses.
25 termes
Principe premier ou origine fondamentale à partir de laquelle les présocratiques expliquent le monde.
Nature conçue comme processus de croissance, d’apparition et d’ordre propre des choses.
Monde compris comme totalité ordonnée.
Terme grec pouvant désigner parole, raison, discours ou principe d’intelligibilité.
Chez Anaximandre, principe indéfini ou illimité d’où procèdent les choses.
Doctrine selon laquelle la réalité est composée d’éléments indivisibles se mouvant dans le vide.
Dans l’épicurisme latin, légère déviation spontanée des atomes permettant d’éviter un déterminisme mécanique absolu.
Chez Parménide, réalité une, nécessaire et immuable, opposée au devenir des apparences.
Processus de changement par lequel les choses naissent, se transforment et disparaissent.
Pratique du dialogue critique visant à éprouver les définitions et les croyances.
Attitude par laquelle Socrate feint souvent l’ignorance afin de conduire l’interlocuteur à examiner ses certitudes.
Réfutation socratique mettant au jour les contradictions d’une position.
Réalité intelligible et stable dont les choses sensibles sont des instances imparfaites.
Chez Platon, domaine des réalités accessibles à l’intellect plutôt qu’aux seuls sens.
Chez Platon, théorie selon laquelle apprendre revient en partie à se ressouvenir de vérités que l’âme connaissait déjà.
Image platonicienne de l’éducation philosophique comme passage des apparences à l’intelligible.
Dans le Timée de Platon, artisan divin qui ordonne le monde en prenant les formes intelligibles pour modèles.
Doctrine aristotélicienne selon laquelle les substances sensibles sont composées de matière et de forme.
Chez Aristote, ce dont une chose est faite.
Chez Aristote, structure ou essence qui fait qu’une chose est ce qu’elle est.
Chez Aristote, principe ou agent à l’origine d’un changement.
Chez Aristote, fin ou fonction en vue de laquelle une chose est ou agit.
État d’accomplissement d’un être qui réalise pleinement sa forme ou sa fin.
Fin ultime de l’action humaine, identifiée notamment au bonheur chez Aristote.
Formule aristotélicienne selon laquelle l’être humain accomplit sa nature dans une communauté politique.
16 termes
École qui fait de la vertu, de la raison et de l’accord avec l’ordre du monde les bases de la vie bonne.
Dans le stoïcisme, liberté à l’égard des passions désordonnées qui troublent le jugement.
État de tranquillité de l’âme recherché par plusieurs écoles hellénistiques.
Chez Épictète, faculté de choix et de jugement qui dépend véritablement de nous.
Distinction stoïcienne entre ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas.
École qui fait du plaisir compris comme absence de trouble et de douleur le principe d’une vie heureuse.
Absence de douleur corporelle dans la tradition épicurienne.
Résumé traditionnel de quatre remèdes épicuriens contre les principales peurs humaines.
École valorisant une vie simple, libre des conventions sociales superflues et conforme à la nature.
Pratique de suspension du jugement visant la tranquillité face aux prétentions dogmatiques.
Suspension du jugement, centrale dans le scepticisme antique et réinvestie plus tard par la phénoménologie.
Équilibre de force entre arguments opposés qui conduit le sceptique à suspendre son jugement.
Tradition tardive pour laquelle toute réalité procède hiérarchiquement d’un principe suprême, l’Un.
Chez Plotin, principe absolument simple au-delà même de l’être et de la pensée.
Dans le néoplatonisme, niveau fondamental de réalité, notamment l’Un, l’Intellect et l’Âme.
Processus par lequel la multiplicité du réel procède d’un principe premier sans que celui-ci s’épuise.
15 termes
Tradition intellectuelle médiévale fondée sur l’analyse des autorités, la disputation et l’argumentation logique.
Forme scolastique d’examen d’un problème par objections, réponses et résolution argumentée.
Débat universitaire médiéval structuré autour d’une question et d’arguments contradictoires.
Problème médiéval de l’articulation entre vérités révélées et connaissances accessibles à la raison.
Doctrine selon laquelle le monde est créé à partir de rien et non d’une matière préexistante.
Propriété d’un être qui existe par soi et ne dépend pas d’une cause extérieure.
Idée selon laquelle le monde aurait pu ne pas exister ou être autrement.
Argument qui remonte des réalités contingentes ou causées à une cause ou un fondement premier.
Argument qui tente de déduire l’existence de Dieu à partir du concept même d’un être suprême.
Doctrine selon laquelle le terme « être » se dit de Dieu et des créatures ni exactement au même sens ni de façon totalement différente.
Dans l’aristotélisme médiéval, principe intellectuel permettant d’actualiser les formes intelligibles.
Débat sur le statut des concepts généraux et leur rapport aux choses particulières.
Tradition issue de Thomas d’Aquin articulant aristotélisme, métaphysique et théologie chrétienne.
Courant médiéval influencé par les commentaires d’Averroès sur Aristote.
Doctrine donnant à la volonté un rôle fondamental par rapport à l’intellect dans l’action ou la théologie.
20 termes
Courant qui accorde à la raison un rôle majeur dans l’accès aux connaissances fondamentales.
Courant selon lequel l’expérience sensible joue un rôle déterminant dans l’origine et la justification des connaissances.
Certitude cartésienne selon laquelle l’acte même de penser atteste l’existence du sujet pensant.
Chez Descartes, critère de vérité appliqué aux représentations saisies avec évidence par l’esprit.
Distinction entre substance pensante et substance étendue.
Doctrine selon laquelle Dieu est la véritable cause reliant des événements que nous croyons causalement liés.
Chez Leibniz, substance simple et indivisible représentant le monde depuis son point de vue.
Chez Leibniz, coordination sans interaction directe des substances selon un ordre institué par Dieu.
Principe selon lequel rien n’est sans raison expliquant pourquoi il en est ainsi plutôt qu’autrement.
Chez Spinoza, effort par lequel chaque être persévère dans son être.
Formule spinoziste identifiant Dieu et la Nature comme une seule substance infinie.
Chez Spinoza, modification de la puissance d’agir accompagnée de l’idée de cette modification.
Chez Spinoza, idée comprise par ses causes et possédant une intelligibilité suffisante.
Image associée à Locke selon laquelle l’esprit ne contient pas d’idées innées déterminées avant l’expérience.
Chez Locke, propriétés supposées appartenir aux objets eux-mêmes, comme l’étendue ou la forme.
Chez Locke, pouvoirs des objets de produire en nous des sensations comme les couleurs ou les odeurs.
Principe empiriste expliquant certaines opérations mentales par les liaisons habituelles entre représentations.
Analyse selon laquelle nous observons des successions régulières plutôt qu’une connexion nécessaire directement perceptible.
Difficulté à justifier logiquement le passage des régularités passées à des attentes générales sur le futur.
Famille de théories de Hobbes, Locke et Rousseau expliquant l’ordre politique par un accord entre individus.
19 termes
Projet kantien d’examiner les pouvoirs et limites de la raison avant toute prétention métaphysique.
Chez Kant, ce qui concerne les conditions de possibilité de l’expérience et de la connaissance.
Objet tel qu’il apparaît dans les formes et catégories de notre expérience.
Chez Kant, concept limite d’une chose envisagée indépendamment des conditions de notre expérience sensible.
Chez Kant, mode immédiat par lequel un objet est donné dans l’espace et le temps.
Concept pur de l’entendement structurant l’expérience, comme causalité ou substance.
Faculté de produire des concepts et de juger.
Faculté cherchant l’inconditionné et les principes au-delà de l’usage empirique immédiat.
Jugement qui augmente la connaissance tout en revendiquant une validité indépendante de l’expérience particulière.
Conflit de thèses opposées que la raison peut produire lorsqu’elle dépasse son usage légitime.
Chez Kant, capacité de la volonté rationnelle à se donner elle-même la loi morale.
Être qui ne doit jamais être traité uniquement comme moyen, en particulier la personne rationnelle.
Idéal kantien d’une communauté d’êtres rationnels se traitant mutuellement comme fins.
Doctrine kantienne selon laquelle nous connaissons les objets tels qu’ils apparaissent sous les conditions de notre sensibilité et de notre entendement.
Principe d’unité du « je pense » accompagnant les représentations.
Ensemble de philosophies postkantiennes développées notamment par Fichte, Schelling et Hegel.
Chez Fichte, principe d’activité originaire à partir duquel s’organise l’expérience.
Chez Schelling et d’autres idéalistes, philosophie visant à penser la nature comme dynamique organisée.
Principe ultime conçu comme indépendant, inconditionné ou totalité englobante.
20 termes
Chez Hegel, processus par lequel la réalité humaine et historique accède progressivement à la conscience de soi.
Dynamique par laquelle des déterminations entrent en tension, se nient et se conservent dans des formes plus complexes.
Terme hégélien désignant une suppression qui conserve et élève simultanément ce qu’elle dépasse.
Processus par lequel une conscience de soi dépend du rapport à d’autres consciences.
Figure de la Phénoménologie de l’esprit illustrant une lutte de reconnaissance et l’inversion des dépendances.
Chez Hegel, niveau de l’esprit réalisé dans le droit, la morale et les institutions.
Approche marxiste analysant l’histoire à partir des conditions matérielles de production et des rapports sociaux.
Organisation historique des forces productives et des rapports de production.
Groupe défini notamment par sa place dans les rapports économiques et sociaux de production.
Conflit entre classes aux intérêts antagonistes, moteur de transformations historiques dans l’analyse marxiste.
Chez Marx, processus par lequel des rapports sociaux apparaissent comme des propriétés naturelles des marchandises.
Dans l’analyse marxienne, différence entre la valeur produite par le travail et la valeur reversée au travailleur sous forme de salaire.
Activité humaine transformatrice par laquelle théorie et pratique s’articulent.
Méthode nietzschéenne qui examine l’histoire des valeurs et les forces ayant produit leur sens.
Chez Nietzsche, notion désignant une dynamique d’affirmation, d’interprétation et d’accroissement des forces.
Diagnostic d’une perte ou dévaluation des valeurs suprêmes donnant sens à l’existence.
Motif nietzschéen interrogeant l’affirmation d’une vie que l’on accepterait de revivre indéfiniment.
Figure nietzschéenne d’un dépassement créateur de l’humain attaché aux valeurs héritées.
Affect réactif par lequel l’impuissance peut transformer ses frustrations en valeurs morales hostiles à ce qui la dépasse.
Projet de réévaluation et de création de valeurs au-delà des cadres moraux jugés décadents.
25 termes
Méthode et tradition décrivant les structures de l’expérience telle qu’elle se donne à la conscience.
Mise entre parenthèses des prises de position spontanées sur l’existence du monde afin d’examiner l’expérience.
Suspension méthodique de l’attitude naturelle chez Husserl.
Chez Husserl, acte intentionnel de conscience.
Chez Husserl, objet tel qu’il est visé dans une expérience intentionnelle.
Horizon préthéorique de l’expérience quotidienne sur lequel reposent les constructions scientifiques.
Chez Heidegger, manière d’être propre à l’être humain en tant qu’il se rapporte à son propre être.
Structure heideggérienne selon laquelle l’existence humaine est d’emblée engagée dans un monde de significations et de pratiques.
Chez Heidegger, structure fondamentale du Dasein comme être engagé dans des possibilités.
Rapport existentiel à sa propre finitude permettant une appropriation plus authentique de l’existence.
Mode d’existence dans lequel un sujet assume plus proprement ses possibilités et sa responsabilité.
Caractère limité, temporel et mortel de l’existence humaine.
Famille de philosophies mettant au premier plan l’existence concrète, la liberté, l’angoisse et la responsabilité.
Formule sartrienne selon laquelle l’être humain n’a pas de nature prédéfinie et se définit par ses actes.
Chez Sartre, manière de se dissimuler sa propre liberté en se traitant comme une chose ou un rôle fixe.
Chez Sartre, mode d’être massif des choses qui sont simplement ce qu’elles sont.
Chez Sartre, mode d’être de la conscience marquée par distance à soi, projet et négation.
Chez Sartre, pouvoir de la conscience d’introduire du négatif et de se distancier du donné.
Expérience de la liberté, de la finitude ou de l’absence de fondement ultime selon plusieurs existentialistes.
Chez Camus, tension entre le besoin humain de sens et le silence du monde.
Chez Camus, réponse à l’absurde consistant à vivre et agir sans recourir à une consolation métaphysique.
Caractère de ce qui est autre ; notion centrale dans les philosophies de la relation à autrui.
Chez Levinas, manifestation d’autrui qui appelle éthiquement le sujet à la responsabilité.
Chez Merleau-Ponty, notion désignant l’entrelacement du corps percevant et du monde sensible.
Corps vécu de l’intérieur comme puissance de perception et d’action, et non simple objet physique.
20 termes
Tradition donnant une place centrale à l’analyse conceptuelle, logique et linguistique des problèmes philosophiques.
Clarification d’un énoncé par l’examen de sa structure logique.
Projet de Russell et du premier Wittgenstein visant à analyser le monde et le langage en éléments logiquement simples.
Expression du type « le F » analysée par Russell afin de clarifier son fonctionnement logique.
État de choses tenu pour obtenir dans le monde et auquel un énoncé peut correspondre.
Idée associée au positivisme logique selon laquelle le sens cognitif d’un énoncé dépend de ses conditions de vérification.
Courant du Cercle de Vienne privilégiant l’analyse logique et la science tout en critiquant la métaphysique traditionnelle.
Contre-exemples montrant qu’une croyance vraie et justifiée ne suffit pas toujours à constituer une connaissance.
Thèse selon laquelle la justification ou la connaissance peut dépendre de facteurs extérieurs à ce dont le sujet a conscience.
Thèse selon laquelle les facteurs justifiant une croyance doivent être accessibles au sujet.
Tradition qui lie le sens et la vérité aux pratiques, aux conséquences et à l’enquête.
Chez Dewey et les pragmatistes, processus de résolution de situations problématiques par l’expérimentation et la révision.
Chez Peirce, principe invitant à clarifier un concept par les effets pratiques concevables de son objet.
Idée selon laquelle la recherche de vérité est un processus collectif, public et révisable.
Unité d’action accomplie par le langage, développée notamment par Austin et Searle.
Forme d’intention partagée permettant de penser des actions, règles et institutions communes.
Relation selon laquelle une différence à un niveau de propriétés implique une différence à un niveau plus fondamental.
Outil de logique et de métaphysique pour représenter différentes manières cohérentes dont les choses pourraient être.
Chez Kripke, expression qui renvoie au même objet dans tous les mondes possibles où cet objet existe.
Expérience de pensée de Putnam utilisée pour défendre l’idée que le sens dépend aussi de l’environnement externe.
21 termes
Approche qui explique des phénomènes humains par les relations constitutives d’un système plutôt que par des éléments isolés.
Ensemble organisé de relations définissant la place et la fonction de ses éléments.
Ensemble hétérogène de pensées critiques des structures fixes, attentives à l’histoire, au pouvoir et à l’instabilité du sens.
Chez Derrida, lecture qui met au jour les oppositions hiérarchiques et tensions internes d’un texte ou d’un concept.
Néologisme derridien désignant à la fois l’écart et le report par lesquels le sens ne se donne jamais comme présence totale.
Chez Derrida, marque d’une absence et d’une différence qui participe à la production du sens.
Chez Foucault, méthode d’analyse des règles historiques qui rendent possibles certains discours.
Méthode étudiant l’émergence historique des pratiques, normes et rapports de pouvoir sans leur supposer une origine simple.
Chez Foucault, configuration historique des conditions de possibilité des savoirs d’une époque.
Réseau de discours, institutions, pratiques et techniques participant à l’exercice du pouvoir.
Concept désignant des formes de pouvoir qui prennent pour objet la gestion de la vie des populations.
Chez Foucault, ensemble de techniques de pouvoir portant sur les corps et les populations.
Production de normes servant à classer, corriger et gouverner les conduites.
Modèle foucaldien d’un pouvoir fondé sur la possibilité permanente d’être observé.
Chez Deleuze et Guattari, modèle non hiérarchique et multiple d’organisation des relations.
Processus par lequel une pratique, une identité ou un agencement se détache du territoire qui l’organisait.
Chez Deleuze et Guattari, composition provisoire de relations hétérogènes produisant des effets.
Concept employé différemment selon les auteurs pour penser une copie ou une apparence qui brouille l’opposition entre original et représentation.
Chez Baudrillard, situation où les signes et simulations tendent à devenir plus opérants que la distinction entre représentation et réel.
Processus par lequel les individus acquièrent estime, droits et identité à travers leurs relations sociales.
Cadre d’analyse des effets combinés de plusieurs rapports sociaux et formes de domination.
25 termes
Dans les traditions indiennes, notion complexe pouvant désigner ordre, devoir, loi ou voie juste selon le contexte.
Principe selon lequel les actes ont des conséquences morales ou existentielles dans plusieurs traditions indiennes.
Cycle des existences conditionnées par la naissance, la mort et la renaissance dans plusieurs traditions indiennes.
Libération du cycle du samsara dans diverses philosophies indiennes.
Dans plusieurs traditions indiennes, principe du soi ou de l’identité profonde, interprété différemment selon les écoles.
Dans le Vedānta, réalité ultime ou principe absolu auquel le rapport de l’ātman varie selon les écoles.
École non dualiste du Vedānta affirmant l’identité ultime d’ātman et de Brahman.
Principe de non-violence et de non-nuisance développé dans plusieurs traditions indiennes.
Dans le bouddhisme, caractère insatisfaisant ou douloureux de l’existence conditionnée.
Doctrine bouddhique de l’absence de soi permanent et indépendant.
Notion bouddhique d’impermanence de tous les phénomènes conditionnés.
Dans le bouddhisme, extinction de l’attachement, de l’ignorance et des causes de la souffrance.
Dans le bouddhisme mahāyāna, absence d’existence intrinsèque et indépendante des phénomènes.
Principe bouddhique selon lequel les phénomènes apparaissent en dépendance de causes et conditions.
Dans le taoïsme, voie ou processus fondamental selon lequel se déploie le monde.
Principe taoïste d’action non forcée ou en accord avec le cours des choses.
Couple de polarités complémentaires utilisé dans la pensée chinoise pour décrire des transformations relationnelles.
Notion chinoise désignant le souffle ou dynamique vitale circulant dans le monde et les êtres.
Dans le confucianisme, vertu d’humanité, de bienveillance et de relation juste à autrui.
Dans le confucianisme, ensemble des rites, formes et conduites qui ordonnent la vie sociale.
Idéal confucéen de la personne cultivée moralement et capable de gouverner sa conduite.
Principe confucéen selon lequel l’ordre social exige que les mots, rôles et conduites correspondent adéquatement.
Notion de certaines philosophies africaines mettant l’accent sur l’interdépendance et l’humanité relationnelle.
Famille de conceptions andines de la vie bonne mettant l’accent sur la communauté et les relations avec le vivant.
Démarche qui confronte plusieurs traditions philosophiques sans en prendre une seule comme norme universelle préalable.
18 termes
Paradoxe illustrant l’indécision d’un agent placé entre deux options strictement équivalentes.
Problème de l’identité d’un objet dont toutes les parties sont remplacées progressivement.
Expérience de pensée sceptique demandant comment distinguer une réalité ordinaire d’une simulation parfaitement indétectable.
Hypothèse d’un trompeur extrêmement puissant utilisée pour pousser le doute méthodique à son maximum.
Figure d’une intelligence qui, connaissant toutes les lois et positions de la matière, pourrait prédire l’avenir dans un univers déterministe.
Expérience de pensée de physique quantique souvent mobilisée philosophiquement pour discuter mesure, superposition et observation.
Argument de Searle visant à montrer que manipuler correctement des symboles ne suffit pas nécessairement à comprendre leur sens.
Expérience de pensée de Nozick demandant si nous choisirions une vie de plaisirs simulés plutôt qu’une vie réelle.
Famille de dilemmes moraux étudiant les différences entre agir, laisser faire, intention et conséquences.
Dispositif de Rawls demandant de choisir des principes de justice sans connaître sa future place dans la société.
Scénario théorique imaginant la condition humaine avant ou sans institutions politiques.
Récit platonicien interrogeant la justice d’une personne qui pourrait agir en toute impunité.
Paradoxe produit par un énoncé qui affirme sa propre fausseté.
Question de savoir si un être tout-puissant peut accomplir une action qui limiterait sa propre puissance.
Expérience de décision opposant des principes intuitifs de rationalité face à un prédicteur très fiable.
Expérience de pensée sur l’identité personnelle où une personne est reproduite ailleurs après analyse de son corps.
Expérience de pensée sur les qualia demandant si connaître tous les faits physiques sur la couleur suffit à savoir ce que cela fait de la voir.
Être hypothétique physiquement identique à un humain mais dépourvu d’expérience consciente, utilisé contre certaines formes de physicalisme.