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Genre privilégiant affrontements, poursuites, dangers et résolution active des conflits. Il peut se combiner avec la fantasy, le policier, le sport ou la science-fiction.
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Ce glossaire rassemble le vocabulaire du manga, de ses repères historiques à sa création, son édition et sa lecture. Il distingue les publics éditoriaux, les genres, les formats, les métiers et les t…
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317 termes
21 termes
Genre privilégiant affrontements, poursuites, dangers et résolution active des conflits. Il peut se combiner avec la fantasy, le policier, le sport ou la science-fiction.
Nouvelle version d'une œuvre créée dans un autre médium, par exemple le passage d'un roman à un manga ou d'un manga à un anime. Elle peut conserver, déplacer ou modifier des éléments du récit.
Code graphique utilisé dans certaines œuvres érotiques pour figurer une expression d'extase sexuelle très exagérée. Il relève du vocabulaire des représentations pour adultes et non du dessin de manga en général.
Mèche de cheveux rebelle dépassant de la coiffure d'un personnage. Ce signe graphique peut renforcer son identité ou suggérer un trait de caractère, sans posséder de signification universelle.
Artiste de divertissement dont l’image publique, la musique et les activités médiatiques sont souvent organisées autour d’un groupe ou d’une carrière suivie par des fans. Dans un manga, l’univers des idols constitue un milieu narratif, non une démographie éditoriale.
Édition de collection bénéficiant généralement d'une présentation matérielle soignée ou de contenus supplémentaires. Le format, le nombre de pages et la présence d'extras varient selon l'éditeur.
Littéralement « livre rouge » : type de publication populaire japonaise bon marché, notamment destinée aux enfants, important dans l'histoire éditoriale du manga de l'après-guerre. Ne désigne pas une catégorie de manga contemporain.
Désignation d’une sous-culture de fans liée symboliquement au quartier d’Akihabara à Tokyo, notamment autour du manga, de l’animation, des figurines et du jeu vidéo. Le terme ne désigne ni tous les habitants du quartier ni l’ensemble des otaku.
Terme familier ou respectueux signifiant « grand frère », également employé pour s’adresser à un aîné ou à un supérieur proche, notamment dans certaines fictions de bande ou de yakuza. La relation n’est pas nécessairement familiale.
Animation japonaise dans l'usage international. Certaines séries adaptent un manga, d'autres sont des œuvres originales ou proviennent d'un roman ou d'un jeu : un anime n'est donc pas nécessairement « un manga animé ».
Bande dessinée composée d'images extraites d'une animation et assemblées avec textes ou bulles. Elle ne doit pas être confondue avec le manga original ayant éventuellement inspiré cet anime.
Expression de fiction évoquant un art ou des techniques de combat destinés à tuer. Elle apparaît notamment dans des univers d'arts martiaux et de jeux vidéo ; ce n'est pas le nom générique des arts martiaux réels.
Personnification d'un objet, d'une idée, d'un pays ou d'un phénomène sous les traits d'un personnage conçu pour susciter l'attachement. Son design conserve souvent des indices visuels de ce qu'il représente ; le procédé ne se réduit pas aux personnages à oreilles animales.
Surface remplie d'un noir uniforme, à l'encre ou numériquement, pour créer une ombre, équilibrer une composition ou produire un contraste puissant.
Ensemble de chapitres ou d'épisodes formant une unité de conflit, de progression ou de thème au sein d'une œuvre. Ses frontières ne coïncident pas nécessairement avec celles d'un volume imprimé.
Retrait d’un livre du catalogue ou de la distribution par son éditeur. Il ne prouve pas que les droits sur l’œuvre ont expiré ni que tous les exemplaires ont disparu des librairies.
Livre centré sur des illustrations, recherches graphiques, peintures, dessins préparatoires ou commentaires d'un artiste ou d'une franchise. Il ne constitue pas nécessairement un volume narratif de la série.
Récits centrés sur les disciplines de combat, leur apprentissage, leurs techniques ou leurs compétitions. Ils ne relèvent pas tous du tournoi ni d'un registre fantastique.
Collaborateur participant, selon l'équipe, aux décors, trames, finitions, recherches ou autres opérations de dessin. Le partage des tâches dépend du studio et du projet.
Créateur assurant le scénario et le dessin d'un manga, seul ou avec une équipe. Ce rôle se distingue d'un dessinateur travaillant sur le scénario d'une autre personne.
Personne ou organisation habilitée à exercer certains droits sur une œuvre, selon les contrats et les territoires. L'identité de l'éditeur ne suffit pas toujours à identifier tous les titulaires de droits.
10 termes
Insulte ou reproche signifiant notamment « idiot » ou « imbécile ». Sa force varie fortement avec le ton, la relation entre personnages et la situation.
Désignation usuelle, surtout dans les communautés, d'un manga dont les combats structurent une part importante du récit et de la progression des protagonistes. Ce n'est pas une démographie : beaucoup sont des shōnen, mais pas tous.
Littéralement « belle jeune fille » ; qualificatif esthétique d'un personnage féminin, également présent dans certaines catégories de produits dérivés et de jeux. Le terme ne renseigne pas à lui seul sur le genre d'un manga.
Littéralement « beau jeune garçon » ; idéal esthétique associé à des personnages masculins élégants, parfois androgynes. Il ne signifie pas automatiquement que l'œuvre relève du boys' love.
Copie ou produit reproduisant et commercialisant une œuvre ou un objet sans les autorisations requises. À distinguer d’une réédition sous licence et, selon les cas, d’une création amateur originale ou dérivée dont la situation juridique doit être examinée séparément.
Ensemble d'œuvres centrées sur des relations sentimentales ou sexuelles entre personnages masculins, issu d'une histoire éditoriale particulière, souvent associé à un lectorat féminin mais lu par des publics variés. Yaoi et shōnen-ai sont des termes historiques ou de fandom dont les usages diffèrent selon les pays ; ils ne définissent pas deux niveaux universels de contenu.
Activité de club scolaire, sportive ou culturelle, pratiquée en dehors des cours. Les clubs structurent de nombreux mangas sur la vie au collège ou au lycée ; un bukatsu n’est pas nécessairement une équipe sportive.
Forme graphique contenant généralement une parole, une pensée ou un son émis par un personnage. Son contour, sa taille et sa liaison avec le personnage peuvent porter une information expressive.
Édition de petit format, proche du livre de poche japonais, souvent utilisée pour rééditer des mangas. Sa pagination et son découpage peuvent différer de ceux de l'édition d'origine.
Sous-culture historiquement associée à des groupes de jeunes motards japonais, à leurs véhicules personnalisés et à des conduites parfois délinquantes. Elle apparaît dans certaines fictions de bandes et de jeunesse, mais ne se confond pas avec l’ensemble des yankī.
22 termes
Suffixe d'adresse familier ou affectueux, souvent employé pour des enfants ou des proches. Son usage dépend de la relation et peut aussi être ironique.
Choix de ce qui apparaît dans une case et de la distance ou de l'angle sous lequel le sujet est montré. Il contribue à l'émotion, au rythme et à la compréhension de l'action.
Ensemble des faits et événements retenus comme faisant autorité dans une continuité fictionnelle. Son périmètre dépend des créateurs, des ayants droit et des versions considérées ; « officiel » et « canon » ne sont pas des synonymes automatiques.
Bloc de texte intégré à une page, souvent réservé à la narration, à un repère temporel ou à un changement de lieu, plutôt qu'à une réplique prononcée.
Unité visuelle délimitée ou suggérée dans la page d'une bande dessinée. Une image peut aussi déborder des cadres ou occuper une double page.
Récits de combats au sabre, particulièrement liés aux fictions de samouraïs. Né comme désignation du spectacle d’escrime au cinéma et au théâtre, le terme peut aussi décrire la tonalité d’un manga historique d’action.
Unité de publication et de découpage d'un manga, souvent diffusée initialement dans un magazine ou en ligne. Sa longueur varie selon la série et son support.
Conception visuelle des personnages : silhouettes, visages, vêtements, accessoires et signes distinctifs. Un dessin de référence peut servir à maintenir leur cohérence au fil des chapitres.
Représentation d'un personnage en version très petite ou simplifiée. Dans le dessin de manga, le terme renvoie souvent à des proportions exagérées et à un effet comique ou attendrissant ; super deformed (SD) désigne une approche graphique voisine.
Ensemble célèbre de rouleaux illustrés représentant notamment des animaux dans des scènes humaines. Souvent cité dans l’histoire du récit graphique japonais, il constitue un antécédent visuel discuté du manga moderne, et non le premier manga au sens éditorial actuel.
Expression humoristique décrivant une attitude adolescente excessivement théâtrale, persuadée de posséder des pouvoirs secrets ou de vivre un destin extraordinaire. Ce « syndrome du collège » n'est pas un diagnostic médical.
Interruption d'un chapitre ou d'une séquence au moment d'une tension, d'une révélation ou d'une menace, afin de susciter l'attente de la suite.
Boîte réunissant plusieurs volumes, parfois accompagnés de suppléments. Il s'agit d'une présentation commerciale qui ne définit pas le contenu narratif ou le caractère complet de la série.
Bloc de renseignements bibliographiques indiquant notamment l'éditeur, les responsables de publication ou les informations d'impression. Son emplacement et son contenu dépendent des usages éditoriaux.
Version dont l’ensemble des planches est proposé en couleurs, à l’origine ou lors d’une réédition. Elle peut modifier l’expérience visuelle sans constituer une nouvelle intrigue.
Grande convention japonaise particulièrement associée à la diffusion de dōjinshi et d'autres créations indépendantes. Elle comprend des œuvres originales comme des créations dérivées.
Récit qui mêle progression sentimentale, situations comiques, malentendus ou décalages entre les personnages. La comédie romantique peut paraître dans plusieurs catégories éditoriales.
Événement rassemblant éditeurs, créateurs, professionnels et publics autour de la bande dessinée et parfois de l’animation, du jeu vidéo ou du cosplay. Comiket et Japan Expo sont deux manifestations distinctes et n’ont pas le même modèle.
Pratique consistant à incarner un personnage, notamment par un costume, une coiffure ou des accessoires. Elle concerne le manga, mais aussi l'animation, les jeux vidéo et bien d'autres médias.
Illustration ouvrant un chapitre dans une revue ou une publication numérique. Elle peut être absente, déplacée ou reproduite différemment dans le volume relié.
Développement coordonné d'un univers ou d'une propriété intellectuelle sur plusieurs supports : manga, animation, roman, jeu, musique, produits dérivés. Les supports peuvent être conçus ensemble sans relation simple d'original à adaptation.
Science-fiction explorant notamment les technologies avancées, le pouvoir des entreprises, l'augmentation du corps et les fractures sociales, souvent dans des environnements urbains denses.
13 termes
Archétype de personnage habituellement silencieux ou réservé qui révèle progressivement une facette affectueuse dans des circonstances de confiance, souvent dans un contexte romantique.
Champ de fiction chinoise centré sur les relations amoureuses entre personnages masculins, issu notamment du roman et présent dans des adaptations en bande dessinée. À distinguer du boys’ love japonais par son contexte culturel et éditorial, même si les lectorats et les thèmes peuvent se croiser.
Fantasy caractérisée par une tonalité sombre, des menaces inquiétantes, une violence parfois marquée ou des dilemmes moraux. L'étiquette n'impose pas à elle seule un niveau de contenu précis.
Attitude ouvertement tendre, affectueuse ou amoureuse. Le mot peut décrire un comportement ou constituer la base d'autres archétypes dont le nom se termine en -dere.
Responsable supervisant une ligne ou une équipe éditoriale : orientations, calendrier, choix des projets et coordination. Ses attributions varient selon les maisons.
Geste consistant à s’agenouiller et à s’incliner très bas, utilisé dans certains contextes d’excuses ou de supplication. Les mangas peuvent l’exagérer à des fins comiques ou dramatiques ; ce n’est pas une formule de politesse quotidienne universelle.
Mot mimétique évoquant les battements du cœur, notamment sous l'effet de l'émotion, de l'attirance ou de la peur. Sa traduction dépend de la scène.
Composition répartie sur deux pages en vis-à-vis, permettant notamment un panorama ou un effet spectaculaire. Le pli central et l'ordre physique des pages doivent être pris en compte.
Série télévisée jouée par des acteurs ; dans le contexte du manga, elle peut être l'adaptation d'une bande dessinée. Le terme drama ne signifie pas obligatoirement que l'histoire appartient au genre dramatique.
Transformation d'une séquence narrative en unités visuelles successives, avant ou pendant la mise en page. Il détermine quels moments seront montrés et de quelle manière.
Public initialement visé par une revue, une collection ou une stratégie de publication. Pour le manga, les catégories les plus courantes sont kodomo, shōnen, shōjo, seinen et josei. Elles ne décrivent ni obligatoirement l'intrigue ni une classification légale par âge.
Groupe ou cercle de personnes partageant un intérêt créatif ; dans le contexte du manga, peut désigner un collectif de création et d'autoédition. Tous les projets dōjin ne reprennent pas une franchise existante.
Publication autoéditée ou issue d'un cercle de créateurs, contenant une œuvre originale ou dérivée. Il serait incorrect de définir tous les dōjinshi comme des parodies, des fanfictions ou des productions pornographiques.
18 termes
Dans l'usage francophone du manga, contenu suggestif ou érotisé sans désigner automatiquement une œuvre pornographique. La frontière varie selon les pays et les éditeurs ; ce n'est pas une démographie.
Livre illustré japonais ; historiquement, le mot désigne aussi des ouvrages imprimés à images et textes. Il sert à comprendre l’histoire de l’édition illustrée sans faire de chaque ehon un manga.
Omission volontaire d'une durée ou d'une action entre deux moments du récit. La succession des cases et les indices visuels permettent au lecteur de reconstituer ce qui manque.
Rouleau peint et parfois calligraphié que l’on déroule progressivement pour découvrir scènes et récit. Cette forme ancienne explore l’enchaînement visuel mais ne possède pas le découpage en pages d’un manga contemporain.
Mise au propre des lignes au moyen d'encre ou d'outils numériques équivalents après le dessin préparatoire. Il établit les contours, les masses et une partie du rendu final.
Réalisation des traits définitifs à l'aide d'une tablette, d'un stylet ou d'un logiciel. Il remplit les mêmes fonctions narratives qu'un encrage traditionnel, avec d'autres outils de correction et de rendu.
Courant esthétique et narratif associant érotisme, grotesque et images dérangeantes, présent dans plusieurs arts japonais et certaines bandes dessinées. Il ne constitue ni une démographie ni un synonyme de tout manga d'horreur.
Tradition de récits et de relations affectives idéalisées entre jeunes filles, notamment dans la littérature féminine japonaise du début du XXe siècle, qui a influencé une partie de l'histoire du shōjo et du yuri. Son contexte historique ne se résume pas aux catégories contemporaines de romance.
Interlocuteur éditorial affecté à un mangaka ou à une série, chargé notamment de discuter du récit, de suivre les délais et de coordonner la publication. Son influence dépend de la relation de travail et de l'organisation.
Version commercialisée avec un habillage ou des éléments additionnels : couverture exclusive, illustrations, coffret ou objets. Le terme est commercial et ne garantit pas à lui seul un tirage limité.
Édition dont les pages originales ont été inversées horizontalement pour adapter la lecture de droite à gauche à un sens occidental. Ce procédé peut modifier certains détails de l’image ; il est moins systématique dans les éditions françaises contemporaines.
Manga commercialisé ou distribué sous forme de fichier ou au sein d'une application. Le rendu dépend notamment du dispositif de lecture, du format et des droits d'accès associés.
Appellation commerciale désignant une présentation généralement plus soignée que l'édition standard. Son contenu exact doit être vérifié sur la fiche de l'éditeur ; elle n'équivaut pas automatiquement à une kanzenban.
Version courante d'un manga dans un catalogue donné, à distinguer des éditions spéciales ou des rééditions. Elle n'est pas forcément identique à la première édition japonaise.
Première version ou récit d'essai présentant le concept d'une œuvre avant son éventuelle sérialisation. Il peut différer sensiblement de la série finalement publiée.
Repères historiques souvent cités pour situer les mangas : Sengoku évoque une période de guerres entre pouvoirs régionaux ; Edo, le shogunat Tokugawa ; Meiji, la modernisation de la fin du XIXe siècle. Taishō, Shōwa et Heisei sont des ères impériales ultérieures. Ces termes situent une intrigue, sans former des genres de manga.
Version préparatoire d'une page ou d'un livre destinée à la vérification avant publication : texte, position des éléments, qualité d'impression et conformité au fichier prévu.
Se dit d’un ouvrage dont les exemplaires disponibles dans le circuit normal sont écoulés et qui n’est pas immédiatement réapprovisionné. Une réimpression ou une réédition peut ensuite être annoncée.
14 termes
Élément inséré pour satisfaire une attente supposée des fans : apparition appréciée, clin d'œil, référence ou scène suggestive. Le terme ne désigne donc pas uniquement les séquences sexualisées.
Illustration produite par une personne à partir de personnages ou d'univers existants. Son caractère non commercial ne suffit pas à déterminer les autorisations éventuellement nécessaires à sa diffusion.
Ensemble des communautés, pratiques et échanges de personnes qui suivent une œuvre, un auteur ou un univers. Il n'existe pas nécessairement un fandom homogène pour une franchise donnée.
Récit créé par un amateur à partir d'une œuvre préexistante. Il peut modifier des événements, développer des relations ou inventer de nouvelles situations ; ses conditions de diffusion dépendent des droits concernés.
Genre mettant en scène un monde, une cosmologie ou des phénomènes imaginaires où la magie, les créatures extraordinaires ou les mythes peuvent jouer un rôle central.
Publication indépendante élaborée par des passionnés, pouvant contenir critiques, entretiens, illustrations ou bandes dessinées. Un fanzine n'est pas automatiquement un dōjinshi, même si les deux peuvent se recouper.
Motif reconnaissable de comédie scolaire : une élève court vers l'école, une tranche de pain à la bouche, et peut rencontrer quelqu'un à la faveur d'une collision. C'est un cliché repris et parodié, non une règle de construction des mangas shōjo.
Retour narratif sur un événement antérieur au présent principal de l'histoire. Il peut occuper une case, un chapitre ou plusieurs volumes.
Anticipation montrant un événement postérieur au moment principal du récit. Elle peut servir de révélation ou de promesse narrative sans certifier que le futur restera inchangé.
Terme construit sur le modèle de fujoshi, employé pour des hommes amateurs de fictions centrées sur des relations masculines. Il décrit une pratique de lecture, pas une orientation sexuelle.
Terme du fandom japonais, littéralement « fille pourrie », historiquement employé pour désigner des amatrices de fictions mettant en scène des relations masculines. Certaines personnes se le réapproprient ; sa réception dépend du contexte.
Petits caractères phonétiques japonais placés près de kanji pour en indiquer la lecture. Dans un manga, ils peuvent aussi servir à donner une lecture particulière à un nom ou à une expression.
Supplément joint à une revue ou à un ouvrage japonais, par exemple un poster, un carnet ou un objet promotionnel. Il ne fait pas nécessairement partie du récit principal.
Dans une partie des fictions dessinées pour adultes, catégorie représentant des personnages aux caractéristiques sexuelles masculines et féminines. C'est une convention fictionnelle et non un synonyme approprié pour parler des personnes intersexes réelles.
17 termes
Plume métallique à pointe flexible employée traditionnellement pour le dessin de manga, appréciée pour ses variations d'épaisseur de trait selon la pression exercée.
Manga dont l'effet comique repose surtout sur des gags, absurdités ou chutes, parfois au détriment d'une intrigue continue. Il peut être constitué de récits courts ou d'une série longue.
Récit annexe consacré à des événements, personnages ou perspectives périphériques à une œuvre principale. Un gaiden peut relever du même univers officiel sans constituer une suite directe.
Mot emprunté à une langue étrangère et adapté en japonais, fréquemment écrit en katakana. Les mangas peuvent jouer sur ces emprunts dans les dialogues, les titres ou les effets comiques.
Maquette ou figurine à assembler et à peindre, souvent vendue en pièces, notamment dans les communautés de collectionneurs. Les matériaux et les autorisations de reproduction varient ; ce n’est pas un synonyme général de plamo ou de produit officiel.
Terme désignant des bandes dessinées japonaises mettant en scène des personnages et relations entre hommes, historiquement liées à une production et à un lectorat masculins gays. L’étiquette men’s love (ML) recoupe ce domaine dans certains contextes éditoriaux, sans être exactement interchangeable. Le mot bara, fréquent dans le fandom international, est parfois employé pour ce champ mais ne constitue pas toujours une appellation précise ou souhaitée.
Mouvement et approche du manga développés à partir des années 1950, associés notamment à Yoshihiro Tatsumi, privilégiant des récits dramatiques, des ambitions réalistes et des sujets destinés à un lectorat plus adulte. Ce n'est pas un synonyme de seinen.
Mot japonais évoquant énergie et bonne forme ; dans les descriptions de personnages, il qualifie souvent une personnalité vive, enthousiaste et expressive.
Manuscrit ou planches de travail destinés à devenir la version remise à l'éditeur ou à l'imprimeur. Le terme peut désigner le matériau original, papier ou numérique, selon le contexte.
Famille de mots japonais imitant des sons réellement audibles, tels qu'un choc ou une chute de pluie. Ces formes participent directement aux effets graphiques des mangas.
Désignation éditoriale ou de fandom des œuvres centrées sur des relations affectives ou amoureuses entre personnages féminins ; elle recoupe parfois yuri, sans être un label identique dans tous les catalogues.
Catégorie de mots imitant notamment les voix et les cris d'humains ou d'animaux. Elle est parfois regroupée avec les giongo dans les classifications simplifiées.
Mots mimétiques japonais évoquant un état, une sensation, une texture ou un mouvement qui ne produit pas nécessairement de son audible. Leur traduction nécessite souvent de tenir compte de l'image.
Produits dérivés rattachés à une série : cartes, figurines, posters, vêtements ou autres objets. Leur présence ne renseigne pas, à elle seule, sur la propriété des droits d'exploitation.
Registre faisant une large place à la représentation graphique des blessures, de la mutilation ou de la violence corporelle. Son intensité doit être évaluée œuvre par œuvre.
Manga dans lequel la cuisine, les aliments, leur préparation ou leur dégustation structurent une part essentielle du récit. Il peut prendre la forme d'une aventure, d'une compétition, d'une chronique quotidienne ou d'un documentaire.
Espace séparant les cases. Sa largeur et sa présence contribuent à la lisibilité et au rythme ; le lecteur y reconstruit mentalement la continuité de l'action.
13 termes
Traits rapprochés ou croisés servant à suggérer ombre, texture et volume. Elles peuvent être dessinées à la main ou produites numériquement.
Schéma narratif où un personnage central suscite l'intérêt amoureux de plusieurs autres personnages. La configuration dite « harem inversé » inverse le modèle de distribution des prétendants traditionnellement associé au terme.
Transformation ou métamorphose d'un personnage, fréquente dans les récits de super-héros et de magical girls. Le terme désigne l'action, pas un genre éditorial à part entière.
Dans l'usage francophone et anglophone des médias japonais, étiquette appliquée à des œuvres pornographiques dessinées ou animées. En japonais courant, le mot a d'autres sens ; ce n'est pas une catégorie éditoriale équivalente à seinen.
Esthétique japonaise de l'« habilement maladroit » : un dessin volontairement brut ou apparemment gauche tire sa force de l'expression et de l'invention graphique. Ce courant est notamment lié à la scène alternative et à la revue Garo à partir des années 1970.
Interruption temporaire de la diffusion de nouveaux chapitres. Sa durée et ses causes varient ; une pause ne signifie pas nécessairement une annulation définitive.
Terme japonais désignant un retrait social prolongé ; il peut caractériser la situation d'un personnage. Ce n'est ni un synonyme d'otaku ni un diagnostic déductible d'une simple préférence pour les mangas.
Système japonais de signes phonétiques utilisé pour des éléments grammaticaux, des mots et des indications de prononciation. Il ne s'agit pas d'un alphabet lettre par lettre comparable au français.
Recueils de dessins de Katsushika Hokusai publiés à partir de 1814, montrant notamment gestes, personnages, animaux et paysages. Le titre a popularisé le mot manga, mais ces recueils ne sont pas des séries de bande dessinée moderne.
Suffixes et marques d'adresse reflétant politesse, familiarité ou relation sociale. En plus de -san, -kun, -chan et -sama, les lecteurs peuvent rencontrer -dono (déférence d'une tonalité souvent traditionnelle) ou -chama (forme affectueuse ou enfantine). La traduction peut les conserver, les adapter ou les omettre.
Genre cherchant à susciter peur, malaise ou effroi, au moyen de menaces surnaturelles, psychologiques, corporelles ou réalistes.
Publication distincte de la numérotation principale, consacrée à un contenu spécial, documentaire ou narratif. Sa place dans la continuité doit être vérifiée plutôt que présumée.
Établissement de divertissement où des hôtes proposent une compagnie payante. Les mangas peuvent reprendre ce milieu de façon réaliste ou fantaisiste ; les clubs d’hôtes privés d’un lycée dans certaines comédies relèvent d’une fiction distincte.
4 termes
Identifiant international attribué à une édition de livre. Deux éditions distinctes d'un même manga peuvent avoir des ISBN différents ; l'ISBN ne désigne pas l'œuvre abstraite dans son ensemble.
Publication regroupant la totalité d'une œuvre ou d'un cycle défini. Le mot exige de préciser le périmètre : série principale, version révisée, récits annexes ou extras ne sont pas automatiquement tous inclus.
Récit dont un personnage se retrouve dans un autre monde, notamment par transport, invocation ou réincarnation. Le décor peut relever de la fantasy, du jeu vidéo ou d'autres imaginaires.
Registre visant une impression de réconfort et d'apaisement, souvent grâce au rythme quotidien, aux paysages et aux relations humaines. Il peut recouper la tranche de vie, mais les deux notions ne sont pas synonymes.
5 termes
Salon organisé en France autour des cultures populaires japonaises, notamment du manga, de l’animation, des jeux et des arts associés. Il se distingue du Comiket, salon japonais fortement centré sur les créations dōjin.
Couverture amovible entourant fréquemment les volumes japonais et certaines éditions françaises. Elle peut porter une illustration différente de celle imprimée sur la couverture rigide ou souple située dessous.
Littéralement « pièce d'époque » : catégorie issue du théâtre japonais traditionnel, appliquée aussi à des récits historiques en manga. Elle est proche du jidaigeki sans lui être strictement identique, ce dernier étant particulièrement associé au cinéma et à la télévision.
Fiction historique japonaise située dans une époque passée, souvent associée aux samouraïs et à l'époque d'Edo, sans s'y limiter. Le terme s'utilise également pour le cinéma et la télévision.
Catégorie éditoriale visant principalement un lectorat féminin adulte. Les relations, le travail, la vie quotidienne et de nombreux autres sujets peuvent y figurer ; ce n'est pas une étiquette réservée à la romance.
22 termes
Suffixe d'adresse fréquemment utilisé pour des garçons, des camarades ou des personnes placées dans un rapport de proximité ou de statut particulier. Il n'est pas exclusivement masculin dans tous les contextes.
Monstre géant ou créature extraordinaire dans la fiction japonaise, particulièrement popularisé par le cinéma. Les mangas de kaijū peuvent mêler destruction, fantastique, science-fiction ou récit de monstres ; le mot ne désigne pas une démographie.
Technique de hachures croisées, traditionnellement dessinées à la main, permettant d'obtenir différents niveaux de gris et des textures dans une planche.
Inscriptions dessinées ou intégrées à l'image, notamment les effets sonores expressifs. Leur graphisme, leur orientation et leur taille peuvent contribuer autant au sens que le mot lui-même.
Théâtre d'images racontées oralement au moyen de planches illustrées. Ce n'est pas un manga, mais un art narratif visuel lié à l'histoire de plusieurs créateurs et formes de récit au Japon.
Caractères d'origine chinoise utilisés dans l'écriture japonaise pour noter notamment des éléments lexicaux. Un caractère peut posséder plusieurs lectures selon les mots et le contexte.
Édition dite « complète » ou définitive d'un manga, souvent enrichie et restructurée, susceptible de restaurer pages couleur ou illustrations. Le contenu varie : il faut consulter le sommaire avant de la qualifier d'intégrale absolue.
Créature du folklore japonais habituellement associée à l’eau, souvent représentée comme un être humanoïde à traits de tortue. Son apparence et son caractère changent selon les récits et les mangas.
Livre destiné à la location dans les anciennes librairies de prêt japonaises ; par extension, circuit du manga de location qui a permis à de nombreux auteurs de publier, notamment dans les années 1950 et 1960.
Système japonais de signes phonétiques souvent employé pour les emprunts étrangers, les noms scientifiques ou l'emphase. Dans les mangas, il peut aussi contribuer à caractériser une façon de parler.
Qualificatif japonais généralement traduit par « mignon », « adorable » ou « charmant ». Dans le manga, il peut désigner un style graphique, une attitude ou une réaction, sans constituer à lui seul un genre.
Dans le dessin et les communautés japonaises, personnage animal anthropomorphe, pouvant présenter une morphologie et un comportement humains. À distinguer de kemonomimi, où un personnage majoritairement humain possède quelques attributs animaux.
Personnage principalement humain doté d'oreilles ou d'autres attributs animaux. Nekomimi en est le cas félin ; kemono renvoie plutôt à une anthropomorphisation animale plus générale.
Livres illustrés populaires à couverture jaune, développés durant l’époque d’Edo, où textes et images servent notamment la fiction comique et la satire. Ils appartiennent à l’histoire du récit illustré japonais, sans se confondre avec les magazines de manga.
Costume enveloppant entièrement le corps, souvent sous forme de mascotte ou de personnage, porté lors d'événements, spectacles ou activités de fans. Le terme recoupe certaines pratiques de cosplay sans être un strict synonyme.
Mot mimétique évoquant le scintillement ou l'éclat. Il apparaît souvent sous forme de signes graphiques autour d'objets, de regards ou de personnages idéalisés.
Schéma de composition en quatre temps : introduction, développement, tournant et conclusion. Il est notamment associé à certains récits courts et yonkoma, mais n'est pas une formule obligatoire pour tout manga.
Renard, et par extension figure de renard surnaturel dans de nombreux récits japonais, parfois capable de se métamorphoser. Les pouvoirs et les rapports aux divinités dépendent de la tradition ou de l’univers de fiction.
Manga principalement destiné aux enfants. Les œuvres peuvent être éducatives, humoristiques, fantastiques ou aventureuses ; le mot ne constitue pas un genre narratif.
Transcription japonaise de l'anglais comic, utilisée dans le commerce et le langage éditorial pour parler de bande dessinée ou de volumes de manga. Le mot n'indique pas que l'œuvre soit américaine.
Archétype de personnage affichant d'abord une apparence calme, distante ou impassible avant de manifester une affection plus explicite.
Personne moins ancienne qu'un senpai dans une institution ou un groupe. Le rapport décrit d'abord une position relative, et non une hiérarchie absolue entre individus.
9 termes
Mouvement de dialogue entre bande dessinée japonaise et franco-belge porté par Frédéric Boilet à partir de 2001, notamment autour du récit du quotidien et de la création d'auteur. Il ne désigne pas l'ensemble des mangas contemporains.
Convention fréquente des mangas japonais : on commence à droite de la couverture et, sur une double page, on lit généralement la page de droite puis celle de gauche ; l'ordre des cases se déduit ensuite de la composition. Certaines œuvres ou éditions adoptent une autre disposition.
Dans certains usages historiques des communautés de fanfiction, lemon désigne un récit ou passage sexuellement explicite, tandis que lime signale un contenu suggestif ou moins explicite. Ces emplois fluctuent selon les communautés et ne constituent pas des classifications officielles.
Travail consistant à intégrer dialogues, pensées et autres textes dans les espaces graphiques. En traduction, il peut imposer des ajustements fins sans altérer la lisibilité des dessins.
Autorisation contractuelle de publier ou d'exploiter une œuvre selon des modalités définies, notamment la langue, le territoire, la durée, les supports et les usages autorisés.
Catégorie éditoriale de romans populaires japonais, souvent illustrés et parfois publiés en feuilleton. Un light novel peut inspirer un manga ou en être issu, mais reste un texte narratif et non une bande dessinée.
Traits directionnels donnant une impression de mouvement, d'accélération, de choc ou de focalisation. Ils peuvent aussi dramatiser une scène immobile.
Adaptation d'une œuvre pour une langue et un marché, comprenant selon le projet traduction, lettrage, choix culturels, traitement des onomatopées et paratexte. Elle ne signifie pas nécessairement réécriture du récit.
Terme associé, selon le contexte, à une attirance fictionnelle ou à des œuvres sexualisant des personnages présentés comme mineurs ou d'apparence enfantine, particulièrement féminins. Ce terme de contenu sensible ne correspond pas à une catégorie démographique du manga.
28 termes
Revue publiant périodiquement des chapitres de plusieurs séries, parfois accompagnés de récits courts et de suppléments. Un même titre peut ensuite être repris en volumes reliés.
Genre ou motif mettant en scène des héroïnes dotées de pouvoirs magiques et, souvent, des transformations. Il existe des œuvres comiques, aventureuses, dramatiques ou sombres ; ce n'est pas exclusivement une subdivision du shōjo.
Café thématique où le personnel adopte un costume et une mise en scène inspirés du service domestique fictionnel. Ce type d’établissement est associé à une partie de la culture otaku, mais n’est pas un lieu de lecture de manga comme le manga kissa.
Bande dessinée japonaise, généralement associée, dans l'usage international, à des œuvres produites au Japon. Au Japon, le mot peut désigner la bande dessinée plus largement. Ni le noir et blanc ni un style graphique particulier ne suffisent, à eux seuls, à définir un manga.
Récit dessiné dans lequel l'auteur représente des épisodes de sa propre vie. Il peut jouer sur l'humour, la mémoire, la stylisation et la part de reconstruction inhérente à tout récit personnel.
Établissement japonais mettant des mangas à disposition pour une consultation sur place, généralement payante et parfois associée à des services supplémentaires. Son fonctionnement varie selon les enseignes.
Manga diffusé par une structure éditoriale professionnelle, en magazine, en volume ou sur une plateforme. Cette désignation concerne son circuit de publication, non son style ou sa qualité.
Expression critique et commerciale employée pour mettre en avant une démarche artistique personnelle. Elle ne correspond pas à un label éditorial japonais strict et ne signifie pas que les autres mangas seraient dépourvus d'auteur.
Bande dessinée destinée principalement à expliquer ou explorer des faits, des savoirs, une enquête ou un témoignage. L'exactitude des informations dépend du travail de documentation de chaque œuvre.
Création qui explore les possibilités du médium en jouant sur la forme des pages, le dessin, le temps, la structure ou les conventions narratives. Ce qualificatif décrit une démarche et non un public cible.
Création publiée hors des circuits éditoriaux dominants, ou dont l'auteur conserve une autonomie de production et de diffusion plus importante. La notion recouvre des situations contractuelles et économiques très variées.
Œuvre conçue d'abord comme une bande dessinée, par opposition à un manga adapté d'un roman, d'un anime, d'un jeu vidéo ou d'un autre support. « Original » n'implique pas nécessairement une création solitaire ou une propriété intégrale des droits.
Auteur ou autrice de manga. Selon le mode de production, cette personne assure le scénario et le dessin, travaille avec un scénariste ou une équipe, ou se concentre sur une partie du processus.
Terme généralement utilisé à l'international pour la bande dessinée chinoise. Les traditions éditoriales, les formats et les systèmes d'écriture varient selon les régions ; la ressemblance graphique avec un manga ne rend pas automatiquement une œuvre japonaise.
Auteur ou autrice de manhua, c'est-à-dire de bande dessinée chinoise. Le terme correspond fonctionnellement au mangaka japonais, mais il ne faut pas effacer la différence d'origine des œuvres.
Terme désignant la bande dessinée coréenne. Il comprend des ouvrages imprimés et des créations numériques ; il ne faut pas l'employer comme synonyme de webtoon.
Auteur ou autrice de manhwa, bande dessinée coréenne. Le rôle correspond à celui du mangaka ou du manhuajia dans leurs contextes respectifs, sans faire de ces mots des termes d’origine interchangeables.
Ensemble de signes graphiques conventionnels traduisant rapidement une émotion ou un état : marque ou goutte de sueur, veine stylisée, spirale, petites étoiles, etc. Leur interprétation dépend du contexte.
Ensemble des choix de présentation du livre : couverture, typographie, gabarit, pagination, organisation des mentions légales et des éléments graphiques. Elle est distincte du découpage des cases créé par l'auteur.
Plume fine, traditionnellement utilisée pour les détails délicats, les cheveux et les lignes de faible épaisseur ; son usage varie selon le dessinateur.
Écriture manuscrite japonaise arrondie, populaire notamment auprès de certaines adolescentes à partir des années 1970. Elle peut servir de repère historique pour les pratiques graphiques juvéniles et certaines esthétiques du shōjo, sans être un style de manga en soi.
Genre ou élément de fiction mettant en avant des machines complexes, notamment des robots géants ou des armures pilotées. Le mecha peut relever du récit militaire, spatial, politique ou d'aventure.
Archétype ou qualificatif d'un personnage féminin reconnaissable à ses lunettes, dont le design peut contribuer à l'image studieuse, timide ou assurée. Porter des lunettes ne détermine pas automatiquement sa personnalité.
Servante de sanctuaire shintō remplissant certaines fonctions rituelles. Dans la fiction, l’image de la miko peut être enrichie de pouvoirs d’exorcisme ou de combat qui ne décrivent pas automatiquement les pratiques réelles.
Organisation des cases, des blancs et des images dans la planche. Elle dirige le regard, fixe des relations entre les scènes et module le rythme.
Mot de la culture des fans décrivant l'attachement, l'émotion ou l'attrait suscités par certains personnages ou traits de fiction. Sa signification n'est pas limitée à « mignon » et varie selon les contextes.
Terme mimétique japonais évoquant une forme qui fait saillie ; popularisé dans City Hunter comme allusion grivoise et gag récurrent lié à l'excitation du héros. Sa signification dépend du contexte.
Récit construit autour d'une énigme, d'un secret ou d'informations volontairement dissimulées au lecteur. Il peut se combiner avec le fantastique, le policier ou le thriller.
7 termes
Acronyme anglais de « Not in Education, Employment or Training », désignant une situation sans emploi, études ni formation. Certains mangas l’utilisent pour construire un personnage ; le terme ne suffit pas à décrire sa santé ou sa personnalité.
Compagnon, camarade ou membre d'un même groupe. Fréquent dans les récits d'aventure et d'équipe, le terme n'a pas besoin d'être traité comme une forme d'amitié surnaturelle propre au manga.
Manuscrits japonais richement illustrés, réalisés surtout de la fin de la période Muromachi au début de l’époque d’Edo, souvent consacrés à des récits littéraires ou folkloriques. Ce groupe historique est plus précis que le terme général ehon.
Littéralement « sang ardent » : qualificatif associé à des protagonistes passionnés, persévérants et à des récits de dépassement de soi, d'effort ou de camaraderie. Il décrit une tonalité ou un canevas fréquent, pas l'ensemble des shōnen.
Oreilles de chat attribuées à un personnage humain ou humanoïde. Cet élément de design peut être permanent, lié à un costume ou simplement utilisé pour un effet comique.
Figure d’agent spécialisé dans des missions clandestines, dont les représentations historiques ont été profondément transformées par la fiction. Shinobi est un terme voisin ; kunoichi désigne habituellement une femme ninja dans la culture populaire et ninjutsu les techniques qui lui sont associées.
Brouillon de mise en scène du manga, comparable à un storyboard : cases, dialogues, compositions et rythme sont esquissés avant le dessin définitif. Il sert souvent de support de discussion avec l'éditeur.
12 termes
Bandeau de papier entourant souvent la couverture d'un livre japonais, utilisé pour des annonces, recommandations ou informations commerciales. Il peut être retiré et ne fait généralement pas partie de la reliure.
Bonus proposé à la fin d'un chapitre, d'un volume ou dans un support annexe : dessin, mini-récit, commentaire ou gag. Sa nature et sa place dans la continuité varient.
Univers de fiction fondé sur des statuts conventionnels tels qu’alpha, bêta et oméga, avec des règles biologiques et sociales inventées qui varient selon les œuvres. Né dans la fanfiction, ce cadre est présent notamment dans certains boys’ love ; il n’est pas exclusif au manga ni au BL.
Édition réunissant plusieurs volumes ou une portion importante d'une série dans un même ouvrage. Le regroupement dépend de l'éditeur et ne signifie pas forcément « intégrale ».
Œuvre autonome publiée en une seule livraison ou constituant un récit complet, éventuellement rassemblé dans un volume. Ce n'est pas nécessairement « un tome unique » : la notion concerne d'abord l'autonomie de l'histoire.
Être surnaturel japonais souvent représenté comme un ogre ou démon cornu. Sa fonction peut être maléfique, punitive, comique ou protectrice selon l’œuvre ; le traduire systématiquement par « démon » efface une partie des nuances.
Praticien historique lié aux arts divinatoires et calendaires de l’onmyōdō. Les mangas fantastiques transforment souvent cette figure en exorciste ou utilisateur de pouvoirs ; la fiction ne reflète pas à elle seule la pratique historique.
Mot ou signe graphique traduisant un bruit, une action, une ambiance ou une sensation. Dans le manga japonais, ces inscriptions peuvent faire partie intégrante du dessin et nécessiter une adaptation graphique en traduction.
Animation japonaise distribuée initialement pour le marché vidéo plutôt que pour une diffusion télévisée ou une sortie en salle. Ce format concerne l'animation, et non un format de tome manga.
Au Japon, terme associé à une passion intense pour un domaine culturel ou technique, dont la connotation peut varier. Dans l'usage francophone, il désigne souvent un passionné de mangas et d'animes ; ces deux usages ne sont pas parfaitement équivalents.
Désignation de communautés et d'éditeurs pour des récits où une protagoniste entre dans un univers évoquant un jeu de romance, un roman ou une fiction à choix sentimentaux. Son emploi est particulièrement répandu autour de la fiction numérique et des manhwa ; il ne s'agit pas d'une démographie japonaise.
Courant du shōjo apparu dans les années 1970 qui privilégie le quotidien, les émotions et les aspirations de jeunes héroïnes ordinaires, notamment dans des magazines tels que Ribon. À ne pas confondre avec l'otome isekai.
14 termes
Ensemble des supports promotionnels disposés en librairie ou en magasin : présentoirs, affiches, chevalets et signalétique. Elle aide à promouvoir un manga, mais n’est pas une caractéristique du contenu de l’œuvre.
Planche publiée en couleurs dans une œuvre majoritairement en noir et blanc, notamment pour une ouverture de chapitre ou une occasion particulière. Une édition reliée ne la reproduit pas nécessairement en couleurs.
Papier utilisé pour l'impression des magazines de manga, souvent moins coûteux que celui d'une édition reliée. Les spécifications exactes dépendent du magazine, du tirage et de l'époque.
Technique de représentation de la profondeur et des volumes. Les mangakas peuvent suivre ses règles, les simplifier ou les déformer volontairement pour obtenir un effet expressif.
Abréviation japonaise de plastic model, maquette en plastique à assembler. Les modèles de robots issus de franchises mecha relèvent de la culture de leurs fans, mais une maquette n'est pas un manga.
Page de bande dessinée envisagée comme unité de composition. Dans une édition reliée, une planche correspond généralement à une page intérieure et peut participer à une double page.
Calendrier des livraisons, corrections, impressions et mises en vente. Une série peut connaître des pauses, des changements de rythme ou des décalages entre publication japonaise et traduction.
Position perceptive ou narrative depuis laquelle une scène est représentée ou racontée. Le manga peut alterner regard extérieur, perception subjective et focalisation sur différents personnages.
Fiction située après une catastrophe ayant profondément bouleversé l'organisation du monde. Elle peut raconter la survie, la reconstruction ou l'évolution de nouvelles sociétés.
Les personnages japonais expriment parfois leur relation ou leur identité narrative par des mots différents : watashi est relativement neutre, watakushi plus formel, ore souvent masculin et familier ; anata et anta s’adressent à l’autre avec des nuances de politesse ou de rudesse dépendantes du contexte. Ces choix participent au yakuwarigo et ne se traduisent pas toujours mot à mot.
Ensemble de droits encadrant, selon la législation applicable, l’exploitation de créations et de signes distinctifs. Pour un manga, les droits d’auteur, les licences, les marques et les contrats ne portent pas nécessairement sur le même objet ni sur les mêmes territoires.
Première diffusion d'un manga en chapitres dans une revue ou sur un service numérique avant une éventuelle compilation en volume. Toutes les œuvres ne suivent pas nécessairement cette chaîne.
Œuvre racontant des événements antérieurs à ceux d'une œuvre déjà publiée. Son ordre de publication et sa place chronologique dans l'univers sont donc différents.
Qualificatif pour les récits plaçant au premier plan la perception, les émotions, les conflits intérieurs et les mécanismes de décision des personnages. Il s'associe fréquemment à d'autres genres.
11 termes
Approche du mecha traitant les robots comme des machines inscrites dans des contraintes militaires, techniques et politiques relativement cohérentes. Elle contraste avec la tradition du super robot, plus volontiers spectaculaire et héroïque.
Volume rassemblant plusieurs récits distincts, parfois d'un même auteur et parfois déjà parus séparément. Il ne doit pas être confondu avec un récit autonome unique.
Personnage dont les objectifs, les talents ou la progression entrent en concurrence avec ceux d'un autre, souvent du protagoniste. Le rival n'est pas forcément un ennemi ni un antagoniste moral.
Transcription des mots japonais au moyen de l'alphabet latin. Différentes conventions expliquent la coexistence de graphies telles que shōjo, shoujo et shojo.
Expression éditoriale employée pour une bande dessinée longue ou présentée comme un livre autonome. Un manga peut être qualifié de roman graphique sur certains marchés, mais les deux notions ne se recouvrent pas.
Genre centré sur l'évolution d'une ou plusieurs relations sentimentales. On le retrouve dans les mangas shōnen, shōjo, seinen, josei et au-delà.
Impression de vitesse ou de durée produite par l'enchaînement des cases, leur taille, la densité du texte, les silences et les transitions. Il ne dépend pas uniquement du nombre de pages.
Texte narratif extérieur aux paroles directement prononcées, souvent contenu dans un cartouche. Il peut apporter un commentaire, une voix intérieure ou un repère temporel.
Nouveau tirage d'une édition existante sans refonte éditoriale majeure. Elle ne garantit pas qu'un volume soit immédiatement disponible chez tous les libraires.
Nouvelle mise sur le marché d'une œuvre déjà publiée, pouvant modifier la couverture, la traduction, le format, le découpage ou certains contenus. Une simple réimpression à l'identique n'est pas forcément une nouvelle édition.
Dans les récits historiques, samouraï sans maître, notamment après la perte de son seigneur. Le terme peut porter diverses valeurs narratives — errance, indépendance, précarité — sans signifier automatiquement « hors-la-loi ».
40 termes
Suffixe marquant un haut degré de respect ou une déférence appuyée. Dans un manga, il peut également avoir une valeur comique ou théâtrale.
Suffixe de politesse courante accolé à un nom ou à une appellation. Il ne correspond pas exactement à « monsieur » ou « madame » dans tous les usages.
Employé salarié de bureau dans un cadre d’entreprise, figure récurrente des récits sur le travail et la vie adulte. Le mot évoque un rôle social et professionnel ; il ne constitue ni un genre de manga ni une catégorie d’âge.
Membre de la classe guerrière du Japon pré-moderne, devenu une figure centrale de nombreux récits historiques et d’aventure. Son statut, son équipement et ses valeurs ont changé selon les périodes ; le cinéma et le manga les réinventent souvent.
Traduction et modification graphique d'une bande dessinée par des fans, généralement à partir de scans ou d'images numériques. Quand la diffusion se fait sans autorisation des titulaires de droits, elle peut porter atteinte à leurs droits ; l'étiquette ne garantit pas que le projet soit autorisé.
Genre explorant des hypothèses scientifiques ou technologiques et leurs conséquences sur les individus ou les sociétés : espace, intelligence artificielle, voyages temporels, biotechnologies, etc.
Créateur responsable de la construction de l'histoire, des personnages et des dialogues lorsqu'un projet sépare scénario et dessin. Les crédits permettent de distinguer les responsabilités effectives.
Mot japonais signifiant « adulte ». Dans certains contextes éditoriaux, il peut signaler des publications pour adultes, notamment sexuellement explicites ; il ne faut pas le traiter comme un simple synonyme de seinen.
Catégorie éditoriale visant principalement un lectorat masculin jeune adulte ou adulte. Elle comprend aussi bien des récits sombres que des comédies, des mangas culinaires ou des histoires apaisantes.
Dans les conventions du boys’ love, termes désignant traditionnellement des rôles relationnels ou sexuels : seme est associé au rôle initiateur ou insertif, uke au rôle réceptif. Ils ne déterminent pas automatiquement personnalité, apparence ou dynamique réelle des couples ; certains récits jouent à les renverser.
Personne ayant davantage d'ancienneté dans un groupe, une école ou une activité. Dans les mangas scolaires, ce lien structure fréquemment les relations ; sempai est une graphie liée à la prononciation.
Choix éditorial de maintenir l'agencement original des pages et des cases plutôt que de les inverser pour une lecture occidentale de gauche à droite. Les éléments textuels sont néanmoins adaptés à la langue cible.
Terme d'adresse pour un enseignant ou un professionnel reconnu dans son domaine ; il est également courant pour désigner un mangaka avec respect. Sa valeur dépend du contexte.
Représentation mimétique d'un silence ou d'une atmosphère soudainement silencieuse. Comme beaucoup d'effets japonais, il peut être dessiné de façon spectaculaire malgré l'absence de bruit.
Entité ou esprit auxiliaire associé, dans certains récits, à un onmyōji ou à des pratiques occultes. Les mangas donnent à ces serviteurs des formes et des pouvoirs très variables ; ce n’est pas un type de personnage uniforme.
Figure de la mort ou être qui la représente, présent dans diverses fictions japonaises. Ses fonctions changent fortement selon les œuvres ; il n’existe pas un système unique de pouvoirs ou de hiérarchie valable pour tous les mangas.
Nouvelle édition présentant un habillage ou une organisation révisés : couverture, répartition des volumes ou ajouts éventuels. Le mot signifie littéralement « nouvelle édition habillée » plutôt qu'une garantie de version intégrale.
Dessin préparatoire détaillé réalisé à partir du découpage et destiné à guider le trait définitif. Il peut être exécuté sur papier ou dans un logiciel.
Sous-main ou plaque mince placée sous une feuille pour écrire ; décorée d’illustrations de séries, elle est également distribuée ou vendue comme objet promotionnel de manga et d’anime.
Terme associé à des représentations ou fictions sexualisant des personnages masculins mineurs ou d'apparence enfantine. Il ne doit être confondu ni avec shōnen, catégorie éditoriale, ni avec les relations masculines adultes du boys’ love.
Titre lié au commandement militaire, notamment aux chefs des gouvernements guerriers du Japon féodal. Dans un manga historique, un shōgun ne doit pas être confondu avec tous les samouraïs ou avec un simple seigneur régional (daimyō).
Catégorie éditoriale historiquement destinée en priorité aux filles adolescentes. La romance y est présente sans être obligatoire : fantastique, action, horreur, sport et expérimentation graphique y ont aussi leur place.
Catégorie éditoriale historiquement destinée en priorité aux garçons adolescents. Elle accueille des mangas de sport, d'aventure, de romance, de comédie ou d'autres genres ; shōnen ne signifie donc pas « manga de combat ».
Dans les communautés de fanfiction, fiction dérivée mettant en scène une relation entre personnages du même genre, historiquement souvent masculins. Le mot provient notamment du signe « / » entre noms de personnages et ne désigne pas automatiquement un manga boys’ love.
Récit privilégiant le quotidien, les relations et les événements ordinaires plutôt qu'une grande quête ou un conflit permanent. Il peut être humoristique, dramatique ou contemplatif.
Étiquette anglophone surtout utilisée dans des catalogues ou communautés de lecteurs pour signaler des scènes sexuelles explicites dans une fiction. Son périmètre fluctue selon les plateformes : elle ne correspond ni à la démographie seinen ni à une classification d’âge universelle.
Présentation d'un projet, de planches ou d'un récit achevé à une rédaction, à un concours ou à une plateforme. Ses conditions sont définies par l'organisateur concerné.
Information révélant à l'avance un événement important du récit. Une présentation de collection peut éviter les spoilers tout en mentionnant le point de départ et les enjeux d'une œuvre.
Contraction associant sport et ténacité : récit sportif fondé sur l'entraînement, l'effort, les obstacles et la persévérance. Le mot renvoie surtout à une tradition narrative japonaise, sans couvrir tous les mangas de sport.
Bande dessinée fondée sur un récit développé, des personnages et une progression narrative, plutôt que sur un gag isolé ou un dessin satirique. La notion est importante dans l'histoire du manga moderne.
Séquence courte de cases disposées sur une ou quelques rangées, souvent conçue comme une unité de publication ou de gag. Un strip n’a pas nécessairement quatre cases et ne doit donc pas être confondu avec le yonkoma.
Terme japonais lié au raisonnement et à la déduction ; dans le manga, il sert à désigner des récits d'enquête ou d'énigme policière. C'est une désignation thématique spécialisée, non une démographie.
Œuvre prolongeant les événements d'une œuvre précédente. Elle peut changer de protagoniste, de génération, d'époque ou de titre.
Encre noire traditionnelle utilisée dans la calligraphie et le dessin japonais. Le terme éclaire les matériaux et techniques graphiques historiques ; l’encrage de manga contemporain emploie également des encres industrielles et des outils numériques.
Peinture à l’encre, fondée notamment sur les variations de concentration, de lavis et de geste. Son esthétique peut influencer une illustration ou une planche, mais une œuvre au pinceau n’est pas nécessairement un manga.
Fiction reposant sur la survie dans un environnement hostile, face à une catastrophe ou dans une compétition aux règles dangereuses. Le terme décrit une situation narrative plutôt qu'un public cible.
Publication suivie de chapitres successifs d'une même œuvre dans un magazine ou sur une plateforme. Le rythme peut être hebdomadaire, mensuel ou irrégulier.
Œuvre issue d'une franchise existante, développant un personnage secondaire, un lieu, une époque ou une idée. Son caractère officiel ne garantit pas automatiquement un statut canonique identique à celui de la série principale.
Œuvre dont la parution s’arrête avant la conclusion initialement envisagée ou annoncée. À distinguer d’une série terminée, en pause ou simplement privée de traduction.
Série conçue ou annoncée pour comporter un nombre restreint de chapitres ou de volumes. À distinguer d'une série longue interrompue prématurément.
19 termes
Livre autonome ; dans l'usage du manga, volume relié réunissant généralement plusieurs chapitres auparavant sérialisés. Le nombre de chapitres, la taille et la pagination ne sont pas fixes.
Chien viverrin japonais, également présent dans le folklore comme animal capable de métamorphoses et de farces. Le personnage surnaturel et l’animal réel ne doivent pas être confondus.
Être surnaturel du folklore japonais, représenté selon les traditions avec un long nez ou des traits d’oiseau. Dans le manga, il peut servir de maître martial, de protecteur ou d’adversaire.
Réincarnation ou renaissance : motif dans lequel un personnage commence une nouvelle vie, dans le même monde ou dans un autre. Un tensei n'est donc pas automatiquement un isekai.
Genre reposant sur le suspense, la menace, l'urgence et la progression de dangers ou de révélations. Un thriller peut être policier, politique, psychologique ou fantastique.
Hypothèse formulée par des lecteurs sur les événements, le fonctionnement d'un univers ou l'avenir d'un personnage. Elle reste distincte d'une information confirmée par l'œuvre ou ses créateurs.
Quantité d'exemplaires imprimés lors d'une opération de fabrication. Ne pas confondre tirage, ventes aux lecteurs et exemplaires livrés aux distributeurs.
Unité matérielle ou numérique numérotée d'une édition. Son contenu ne se confond ni avec un chapitre ni avec un arc narratif ; les regroupements peuvent changer d'une édition à l'autre.
Volume formant à lui seul l'édition complète d'une œuvre dans un catalogue donné. Il peut contenir un récit long ou plusieurs histoires courtes ; ce n'est pas toujours un one-shot au sens de publication initiale.
Volume portant le numéro 0, généralement réservé à un complément, une préquelle, des histoires antérieures ou une opération éditoriale particulière. Son statut exact dépend de la série.
Traduction commandée ou autorisée dans le cadre d'une publication officielle, avec relecture et intégration à l'édition cible. Elle peut s'accompagner de notes ou d'un glossaire selon la politique éditoriale.
Ligne qui délimite une forme, un personnage ou un élément du décor. Son épaisseur et sa continuité participent à la hiérarchie visuelle.
Motifs de points, lignes ou textures appliqués aux zones d'un dessin pour créer gris, matières et ambiances. Les trames autocollantes traditionnelles coexistent avec les trames numériques ; elles n'ont aucun lien avec la « trame narrative ».
Organisation générale des événements et des conflits d'une histoire. À ne pas confondre avec la trame graphique, qui sert à créer des valeurs et textures visuelles.
Indication commerciale ou éditoriale concernant l'adéquation d'une édition à un âge donné. Elle dépend notamment du contenu et du marché local et doit être distinguée de la démographie de publication japonaise.
Utilisation d'une peinture correctrice, d'encre blanche ou d'un outil numérique pour rectifier les traits et ajouter des reflets sur un dessin encré.
Organisation dans laquelle un auteur coordonne plusieurs collaborateurs pour produire les planches et tenir un calendrier. Tous les mangakas ne travaillent pas selon ce modèle.
Surnom humoristique donné par les fans au camion qui percute un personnage et déclenche parfois sa mort, sa réincarnation ou son arrivée dans un autre monde. Ce motif est associé à certains récits isekai, mais il ne caractérise pas tous les isekai.
Archétype de personnage alternant ou faisant évoluer une attitude froide, brusque ou défensive vers une expression plus tendre de ses sentiments. Ce schéma n'est pas réservé aux personnages féminins.
1 terme
Estampes et peintures japonaises consacrées notamment aux acteurs, aux paysages et à la vie urbaine durant l’époque d’Edo. Elles constituent un contexte graphique majeur pour l’histoire de l’image imprimée au Japon, sans être automatiquement des mangas.
3 termes
Figure de la « jeune noble antagoniste », souvent réinterprétée comme protagoniste connaissant ou cherchant à déjouer un destin tragique. Fréquente dans les récits de réincarnation et d'otome isekai, elle n'y est pas limitée.
Fiction interactive principalement racontée par du texte et des images fixes ou animées, parfois assortie de choix. Elle peut donner lieu à une adaptation en manga, mais constitue un médium distinct.
Pensée ou discours intime d'un personnage rendu accessible au lecteur, dans une bulle, un cartouche ou une autre convention graphique.
4 termes
Mot mimétique décrivant une excitation joyeuse ou une attente enthousiaste. Sa présence dans une case traduit un état émotionnel plutôt qu'un son réel.
Manga publié d'abord ou principalement sur un site ou une application. Il peut conserver une mise en page traditionnelle, adopter une lecture verticale ou connaître une édition imprimée ultérieure.
Format de bande dessinée numérique, particulièrement associé à une lecture verticale sur smartphone et à l'essor des plateformes sud-coréennes. Un webtoon peut être coréen, japonais ou d'une autre origine ; webtoon, manhwa et manga ne sont donc pas interchangeables.
Réédition dans un format plus grand que celui de nombreux volumes standard, parfois avec un regroupement différent des chapitres. Le mot ne signifie pas automatiquement « édition de luxe » ou « intégrale ».
8 termes
« Langage de rôle » : façon de parler stylisée caractérisant un personnage, notamment par ses pronoms, son vocabulaire ou ses finales de phrase (gobi). Ces conventions fictionnelles ne reflètent pas nécessairement la parole réelle et demandent des choix de traduction.
Terme désignant des organisations criminelles japonaises et leurs membres ; il fournit un milieu récurrent de récits policiers et dramatiques. L’idéalisation fictionnelle de codes d’honneur ne doit pas être présentée comme une description générale de ces organisations.
Archétype de personnage dont l'attachement amoureux prend un tour obsessionnel ou potentiellement dangereux. Il ne faut pas l'utiliser comme un diagnostic psychologique réel.
Manga prenant pour personnages ou pour milieu des jeunes délinquants, bandes scolaires ou groupes de voyous japonais. Furyō signifie « délinquant » et désigne un champ narratif voisin ; yankī renvoie plus spécifiquement à une sous-culture japonaise, non à la nationalité américaine.
Récit destiné à être lu en une fois et publié en une livraison, généralement dans une revue ou sur une plateforme. Il peut servir de terrain d'essai à une future série ; il recoupe le one-shot, mais souligne sa forme de publication.
Manga composé de séquences de quatre cases, traditionnellement alignées verticalement, souvent utilisées pour raconter un gag ou une micro-histoire. Ce format ne détermine ni le genre ni le public.
Champ de fiction représentant l'attirance, les sentiments ou les relations entre personnages féminins. Le terme n'impose ni un degré d'explicitation sexuelle ni une démographie ; l'expression shōjo-ai, utilisée différemment selon les espaces de fandom, est à employer avec prudence.
Ensemble très diversifié de figures et phénomènes surnaturels du folklore japonais. Les oni, kappa et tengu peuvent y être rattachés selon les classifications, mais leurs caractéristiques ne se confondent pas.
2 termes
Expression du vocabulaire visuel des fans désignant la bande de peau visible entre le haut de longues chaussettes et le bas d'une jupe ou d'un short. Il s'agit d'un détail vestimentaire, non d'un genre de manga.
Petite publication indépendante à diffusion souvent restreinte. Dans les communautés artistiques et de manga, elle peut réunir des créations originales ou thématiques ; son périmètre est plus large que celui du seul fanzine consacré à une série.