Présentation
Mana Books est un éditeur français créé en 2017, spécialisé à l’origine dans les ouvrages consacrés au jeu vidéo.
Le label appartient à AC Media, groupe éditorial français qui réunit également Ki-oon, spécialisé dans le manga, et Lumen, consacré principalement aux littératures de l’imaginaire.
Mana Books naît avec une idée assez précise : donner davantage de place au jeu vidéo dans l’édition française.
Plutôt que de se limiter aux guides pratiques, l’éditeur cherche dès ses débuts à traiter le jeu vidéo comme un univers culturel pouvant donner naissance à des artbooks, encyclopédies, bandes dessinées, romans, essais, livres illustrés et ouvrages documentaires.
Ses premières publications de 2017 installent immédiatement cette orientation.
Final Fantasy ouvre le catalogue avec une édition française de Memorial Ultimania, tandis que des ouvrages consacrés à Silent Hill, Overwatch ou Bloodborne arrivent également durant les premiers mois.
Mana Books construit ainsi rapidement son identité autour de partenariats avec de grands acteurs du jeu vidéo japonais et occidental.
Au fil des années, le catalogue accueille des univers liés notamment à Square Enix, FromSoftware, Bandai Namco, Blizzard, Ubisoft, Riot Games, Atlus, Sega, Sony, Microsoft ou encore différents éditeurs internationaux spécialisés dans les ouvrages dérivés.
Cette logique permet à Mana Books de traiter une même licence sous plusieurs angles.
Un univers comme Final Fantasy peut par exemple être représenté par des encyclopédies, des artbooks, des mangas et des romans.
D’autres licences comme Assassin’s Creed, Overwatch, Elden Ring, Dark Souls, Persona, Genshin Impact, God of War ou League of Legends apparaissent elles aussi à travers des formats variés.
L’objectif n’est donc pas simplement d’adapter un jeu sous forme de livre.
Une partie importante du catalogue cherche plutôt à documenter la création et prolonger les univers : concept arts, recherches graphiques, archives de développement, récits dérivés, histoires originales ou textes consacrés à l’industrie permettent d’explorer ce qui existe autour du jeu lui-même.
Mana Books développe aussi une ligne d’essais consacrés au jeu vidéo.
La publication de Du sang, des larmes et des pixels de Jason Schreier en 2018 ouvre notamment cette branche documentaire consacrée aux coulisses de la création vidéoludique.
Des ouvrages comme Press Reset ou Ainsi parlait Iwata-san prolongent ensuite cette approche en s’intéressant aux développeurs, aux studios et à l’histoire de l’industrie.
Le catalogue s’élargit progressivement au-delà du seul jeu vidéo.
Des licences issues de séries ou d’autres domaines de la pop culture, comme Stranger Things ou Arcane, rejoignent les productions de l’éditeur.
Le manga prend également une place croissante.
Le premier manga publié par Mana Books est Final Fantasy Lost Stranger en 2018, ce qui reste alors parfaitement cohérent avec son positionnement vidéoludique.
La ligne manga se diversifie ensuite et accueille progressivement des œuvres qui ne sont plus nécessairement liées à un jeu vidéo.
Cette évolution conduit Mana Books à structurer son catalogue manga autour de cinq collections : PIXEL, EPIC, LMAO, XOXO et CRYPT.
PIXEL conserve la proximité historique avec le jeu vidéo, tandis que les autres collections permettent d’explorer l’aventure et l’isekai, la comédie, la romance, la tranche de vie ou l’horreur.
Mana Books reste ainsi identifiable par son origine vidéoludique, mais son activité actuelle dépasse largement le seul livre consacré au gaming.
L’éditeur fonctionne désormais comme un point de rencontre entre jeu vidéo, manga, animation, séries et culture populaire, en conservant une place importante pour les éditions officielles et les grandes licences internationales.
Histoire
2017 — Un éditeur construit autour du jeu vidéo
Mana Books est lancé en 2017 à l’initiative d’Ahmed Agne, cofondateur de Ki-oon.
Le projet part d’un constat : alors que le jeu vidéo occupe une place considérable dans les pratiques culturelles, son univers reste encore relativement peu représenté dans l’édition française spécialisée.
Mana Books est donc conçu comme un label capable de publier plusieurs types d’ouvrages autour de ce média.
Le premier livre paraît le 5 octobre 2017 avec Final Fantasy : Encyclopédie officielle Memorial Ultimania.
Le lancement est immédiatement accompagné d’autres licences fortes.
Silent Hill, Overwatch et Bloodborne permettent au catalogue d’associer dès ses débuts jeux japonais et occidentaux, artbooks, bandes dessinées et ouvrages documentaires.
L’identité de Mana Books est ainsi présente dès la première année : traiter le jeu vidéo non comme une catégorie unique de livres, mais comme une source pouvant alimenter plusieurs formats éditoriaux.
2018-2020 — Manga, essais et multiplication des formats
En 2018, Mana Books développe rapidement de nouvelles directions.
Final Fantasy Lost Stranger devient le premier manga publié par l’éditeur.
Le titre reste directement lié à une grande licence vidéoludique, mais ouvre une catégorie appelée à prendre beaucoup plus d’importance par la suite.
La même année, Du sang, des larmes et des pixels introduit une autre composante essentielle du catalogue : les essais et documents consacrés à la création de jeux vidéo.
Mana Books publie parallèlement de nombreux artbooks et ouvrages officiels liés à des univers comme Mass Effect, Metal Gear Solid, Dragon Age, God of War, Persona, Sekiro ou Sonic.
Cette période affirme progressivement une caractéristique majeure de l’éditeur : une même passion pour les jeux eux-mêmes et pour leur fabrication artistique et technique.
Les concept arts, illustrations préparatoires, commentaires de développeurs et documents de production deviennent ainsi aussi importants que les adaptations narratives.
2020-2023 — De l’éditeur gaming vers un catalogue pop culture
Au début des années 2020, Mana Books continue d’élargir le nombre de licences représentées.
Les univers de League of Legends, Genshin Impact, Elden Ring, Hogwarts Legacy ou encore de nouvelles productions liées à Final Fantasy renforcent la partie jeu vidéo.
Dans le même temps, le catalogue commence à accueillir davantage d’œuvres issues d’autres domaines.
Stranger Things devient notamment une licence importante à travers plusieurs bandes dessinées et livres officiels.
La frontière entre jeu vidéo et culture populaire devient ainsi moins stricte.
Mana Books conserve son ADN gaming, mais se présente désormais plus largement comme un éditeur consacré à la pop culture.
Le manga suit la même évolution.
Après les adaptations directement liées au jeu vidéo, de nouvelles séries indépendantes rejoignent progressivement le catalogue.
2023 et après — Structuration du manga et diversification
À la fin de 2023, Mana Books annonce la création de cinq collections destinées à structurer sa ligne manga.
PIXEL rassemble les titres liés aux mondes virtuels et aux licences vidéoludiques.
EPIC se concentre sur l’aventure, la fantasy et l’isekai.
LMAO accueille les comédies.
XOXO est consacrée à la romance et à la tranche de vie.
CRYPT regroupe les œuvres orientées vers l’horreur.
Cette organisation marque une évolution importante.
Le manga n’est plus uniquement un prolongement des licences de jeux vidéo : il constitue désormais une branche éditoriale autonome possédant ses propres genres et son propre lectorat.
Mana Books ne renonce pas pour autant à son origine.
La collection PIXEL entretient directement le lien avec le jeu vidéo, tandis que des mangas issus de licences comme Dark Souls, Assassin’s Creed, Persona, Resident Evil ou Metaphor: ReFantazio continuent de faire dialoguer les deux univers.
Cette relation peut même aller au-delà de la simple traduction d’une œuvre existante.
Avec Dark Souls Redemption, Mana Books développe par exemple une création originale officielle conçue en collaboration avec Bandai Namco, écrite par Julien Blondel et dessinée par Shonen.
L’éditeur participe alors directement à la création de nouveaux récits autour de licences vidéoludiques.
En 2026, cette logique reste au cœur du catalogue.
Mana Books publie toujours artbooks et ouvrages officiels liés à de grandes productions comme Genshin Impact, Minecraft, Assassin’s Creed, Arcane ou The Blood of Dawnwalker, tout en développant parallèlement de nouvelles séries manga et des romans.
Ce qui le distingue
Faire du jeu vidéo un sujet d’édition à part entière
Mana Books naît avec une spécialisation relativement précise : éditer le jeu vidéo plutôt que simplement publier des guides de jeux.
Cette différence structure son catalogue.
Un jeu peut donner naissance à un artbook consacré à sa direction artistique, une encyclopédie explorant son univers, une bande dessinée développant son histoire ou un roman prolongeant certains personnages.
L’éditeur traite ainsi le jeu vidéo comme peuvent l’être le cinéma ou la littérature : un ensemble de créations possédant leurs propres auteurs, archives, univers et prolongements.
Multiplier les formats autour d’une même culture
Le catalogue de Mana Books est volontairement difficile à réduire à une seule catégorie de livres.
Artbooks, mangas, bandes dessinées, romans, essais, encyclopédies et ouvrages illustrés coexistent.
Cette diversité permet au lecteur de retrouver une licence familière sous plusieurs formes.
Elle permet également à l’éditeur de travailler avec des acteurs très différents : studios de développement, éditeurs de jeux vidéo, mangakas, auteurs de romans, journalistes, illustrateurs ou producteurs de séries.
Le lien entre ces ouvrages n’est donc pas leur format, mais leur appartenance à une même culture du divertissement contemporain.
Une forte présence des ouvrages officiels
Mana Books construit une partie importante de son identité sur les ouvrages officiels réalisés avec les détenteurs de licences.
Les artbooks et encyclopédies permettent notamment d’accéder à des documents provenant directement des studios : recherches de personnages, concepts d’environnements, illustrations, commentaires ou archives de production.
Cette dimension distingue ces publications d’ouvrages simplement consacrés à l’analyse d’une œuvre.
Le catalogue cherche souvent à offrir un prolongement direct de l’univers original.
Faire dialoguer jeu vidéo et manga
Le rapprochement entre jeu vidéo et manga constitue désormais l’une des particularités les plus visibles de Mana Books.
Il commence naturellement avec des titres directement issus de licences vidéoludiques comme Final Fantasy Lost Stranger.
Mais la ligne manga devient progressivement beaucoup plus large.
La création des collections PIXEL, EPIC, LMAO, XOXO et CRYPT permet de préserver la branche dédiée au gaming tout en donnant une identité propre aux autres genres.
Mana Books peut ainsi publier dans un même catalogue une adaptation de Dark Souls, une romance, une série horrifique et un artbook consacré à un grand jeu vidéo sans perdre complètement la cohérence de sa marque.
Passer de la traduction à la création
Mana Books n’agit pas uniquement comme éditeur français de livres créés à l’étranger.
Certains projets sont développés directement avec les détenteurs de licences.
Dark Souls Redemption constitue un exemple important de cette évolution : le manga est une création originale officielle conçue avec Bandai Namco et produite initialement par Mana Books.
L’éditeur passe alors du rôle de localisateur et diffuseur à celui de créateur de nouveaux contenus sous licence.
Cette capacité ouvre une autre manière de prolonger les univers du jeu vidéo au-delà de leur support d’origine.
À savoir
- Mana Books est créé en France en 2017 à l’initiative d’Ahmed Agne.
- Le label appartient à AC Media, groupe éditorial qui réunit également Ki-oon et Lumen.
- Le premier ouvrage Mana Books, Final Fantasy : Encyclopédie officielle Memorial Ultimania, paraît le 5 octobre 2017.
- L’éditeur est historiquement spécialisé dans le jeu vidéo et les ouvrages de pop culture qui lui sont associés.
- Son catalogue comprend des artbooks, bandes dessinées, mangas, romans, essais, encyclopédies et autres ouvrages illustrés.
- Final Fantasy Lost Stranger, publié en 2018, est le premier manga intégré au catalogue de Mana Books.
- Depuis 2023, la ligne manga est organisée en cinq collections : PIXEL, EPIC, LMAO, XOXO et CRYPT.
- Mana Books travaille avec de nombreuses licences majeures comme Final Fantasy, Dark Souls, Elden Ring, Persona, Assassin’s Creed, Genshin Impact, Overwatch, League of Legends ou Stranger Things.
- Avec Dark Souls Redemption, l’éditeur développe également des créations originales officielles directement liées à des licences de jeu vidéo.
- Mana Books appartient toujours en 2026 au groupe indépendant français AC Media.