Marvel's Spider-Man
Jeu vidéo 2018 Action Aventure Drame Hack'n'slash Infiltration Monde ouvert

Marvel's Spider-Man

Spider-Man protège New York depuis huit ans, mais l’arrestation de Wilson Fisk ouvre un vide criminel qui oblige Peter Parker à affronter une menace capable de bouleverser autant la ville que sa vie personnelle.

Informations

Type
Jeu vidéo
Sortie
2018-09-07
Genres
Action, Aventure, Drame, Hack'n'slash, Infiltration, Monde ouvert
Plateformes
PlayStation 4
Moteur
Insomniac Engine v.4.0
Modes de jeu
Single player

Synopsis

Marvel's Spider-Man

Peter Parker est Spider-Man depuis huit ans. Il maîtrise ses pouvoirs, connaît les rues de New York et a déjà affronté de nombreux criminels lorsque la police parvient enfin, avec son aide, à arrêter Wilson Fisk.

La chute du Caïd laisse cependant un vide dans le monde criminel. Un nouveau groupe, les Démons, commence à s’imposer sous la direction du mystérieux Mister Negative. Leur montée en puissance entraîne Spider-Man dans une affaire qui touche progressivement Oscorp, le maire Norman Osborn et une dangereuse substance biologique.

La vie de Peter se complique parallèlement. Il travaille comme assistant de recherche auprès d’Otto Octavius, tente de préserver sa relation avec sa tante May et retrouve Mary Jane Watson, devenue journaliste après leur séparation. Le jeune Miles Morales se retrouve lui aussi directement affecté par les événements qui frappent la ville.

À mesure que la crise s’étend, les responsabilités de Peter entrent de plus en plus en conflit. Son expérience lui permet de protéger New York avec une assurance remarquable, mais elle ne lui donne pas de solution simple lorsque les personnes qu’il aime deviennent directement impliquées.

Bande-annonce

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Présentation

Présentation

Marvel’s Spider-Man évite de raconter une nouvelle fois les origines du personnage. Peter Parker a 23 ans, porte le masque depuis huit ans et maîtrise déjà ses capacités. Ce choix permet à Insomniac de construire immédiatement son jeu autour d’un Spider-Man expérimenté, avec une histoire personnelle et criminelle déjà bien installée.

Le déplacement constitue l’une des grandes réussites de cette interprétation. Manhattan est conçu pour être parcouru en toile, en exploitant la hauteur des immeubles, les plongées, les reprises d’élan et les projections vers des points précis. Les murs et les toits prolongent naturellement cette mobilité. Le système reste accessible, mais suffisamment fluide pour que traverser la ville conserve un véritable intérêt au-delà du simple trajet entre deux missions.

Cette qualité de mouvement donne également du sens à un monde ouvert dont les activités restent souvent familières : crimes, défis, lieux à photographier, laboratoires et différents objets liés au passé de Peter sont répartis dans Manhattan. Leur structure peut devenir répétitive, mais la mobilité de Spider-Man rend les détours beaucoup plus agréables qu’ils ne le seraient dans un déplacement plus conventionnel.

Le combat prolonge directement cette sensation de vitesse. Peter peut enchaîner esquives, attaques aériennes, projections, toiles, gadgets et interactions avec l’environnement tout en passant rapidement d’un adversaire à l’autre. Le sens d’araignée avertit des attaques imminentes, tandis que différents types d’ennemis obligent à varier les réponses, notamment face aux boucliers, aux armes à feu ou aux adversaires qui doivent être désarmés ou projetés.

Le décor participe fortement aux affrontements. Des objets peuvent être attirés par les toiles puis projetés, certains ennemis peuvent être immobilisés contre des surfaces et la verticalité permet de quitter momentanément le sol avant de revenir au cœur du combat. Les gadgets ajoutent encore des possibilités de contrôle, même si le système n’oblige jamais réellement à exploiter tout l’arsenal disponible.

L’infiltration offre une alternative plus calme. Spider-Man peut observer un groupe depuis les hauteurs, isoler des cibles et neutraliser silencieusement certains ennemis grâce aux toiles ou aux gadgets. Cette dimension reste moins riche que le combat direct et plusieurs situations finissent par encourager l’affrontement ouvert, mais elle exploite correctement les capacités de déplacement et la verticalité du personnage.

La progression enrichit peu à peu ces systèmes grâce aux compétences, aux améliorations des gadgets et aux nombreux costumes issus de différentes périodes de l’histoire de Spider-Man. Certains pouvoirs associés aux tenues peuvent ensuite être utilisés indépendamment de leur apparence, ce qui permet de séparer personnalisation visuelle et capacités.

L’histoire accorde toutefois une place essentielle à Peter Parker sans son masque. Son travail auprès d’Otto Octavius montre sa compétence scientifique et son désir d’utiliser la technologie pour aider les autres. La relation entre les deux personnages prend progressivement une importance majeure, précisément parce qu’elle existe d’abord dans un contexte de collaboration, de respect et d’ambition commune.

Mary Jane dispose elle aussi d’un rôle actif. Devenue journaliste, elle mène ses propres recherches et plusieurs séquences la rendent directement jouable. Ces passages reposent davantage sur l’observation et la discrétion et offrent un point de vue différent, même si leur rigidité contraste parfois fortement avec la liberté de déplacement offerte à Spider-Man.

Miles Morales bénéficie également de séquences spécifiques qui permettent de montrer les conséquences de la crise depuis le niveau de la rue. Mécaniquement plus simples, elles servent surtout à rappeler que les événements qui bouleversent New York affectent des personnes qui ne peuvent pas traverser la ville en quelques minutes ni affronter directement ses criminels.

Mister Negative relie efficacement plusieurs dimensions du récit grâce à son identité de Martin Li et à ses liens avec la vie personnelle de Peter. L’intrigue s’élargit ensuite à d’autres figures historiques de Spider-Man et à une crise beaucoup plus importante, sans abandonner le fil principal consacré aux responsabilités de Peter.

C’est cette continuité entre le héros et l’homme qui donne au jeu sa cohérence. Peter est déjà compétent lorsqu’il enfile son costume ; son principal défi vient de la difficulté à concilier toutes les personnes, obligations et conséquences qui existent lorsque le masque est retiré.

Ce qu'il faut retenir

  • Un Peter Parker de 23 ans qui possède déjà huit années d’expérience en tant que Spider-Man.
  • Un Manhattan ouvert où le déplacement en toile constitue une mécanique centrale plutôt qu’un simple moyen de transport.
  • Des combats rapides et acrobatiques combinant esquives, attaques aériennes, gadgets, toiles et interactions avec l’environnement.
  • Une infiltration fondée sur la verticalité, l’observation et les neutralisations silencieuses.
  • Une histoire originale qui commence avec Mister Negative et les Démons avant de prendre une ampleur beaucoup plus importante.
  • Une place essentielle accordée à Peter Parker, à son travail scientifique et à ses relations avec Otto Octavius, Mary Jane, tante May et Miles Morales.
  • Un univers indépendant des films qui réinterprète librement plusieurs personnages et éléments issus de l’histoire de Spider-Man.

Conclusion

Marvel’s Spider-Man réussit particulièrement bien à traduire la mobilité du personnage en jeu. Le déplacement en toile donne immédiatement une identité forte à Manhattan et reste suffisamment agréable pour que parcourir la ville fasse partie intégrante de l’expérience. Le combat reprend cette même logique de mouvement permanent et l’enrichit avec les gadgets, l’environnement et la verticalité.

Le monde ouvert repose cependant sur plusieurs structures classiques et certaines activités secondaires deviennent répétitives. Les séquences jouables avec Mary Jane ou Miles offrent des perspectives utiles au récit, mais leur rigidité peut également casser le rythme après la liberté accordée à Spider-Man.

L’histoire compense largement ces limites en accordant une vraie place à Peter Parker. Otto Octavius, Mary Jane, tante May, Miles et Martin Li ne sont pas seulement des personnages placés autour de l’intrigue principale : leurs relations avec Peter déterminent progressivement la manière dont la crise prend une dimension personnelle.

Cette approche permet au jeu de raconter un Spider-Man qui n’a plus besoin d’apprendre à utiliser ses pouvoirs. Son expérience ne résout pas pour autant les difficultés liées au temps, aux relations ou aux conséquences de ses choix. Insomniac construit ainsi une adaptation convaincante parce qu’elle associe le plaisir immédiat d’incarner Spider-Man à une représentation crédible des contraintes qui continuent à peser sur Peter Parker.

À savoir

  • Marvel’s Spider-Man est développé par Insomniac Games en collaboration avec Marvel Games et publié par Sony Interactive Entertainment.
  • Le jeu original est sorti le 7 septembre 2018 sur PlayStation 4.
  • Peter Parker a 23 ans et possède déjà huit années d’expérience sous le masque au début de l’aventure.
  • Le jeu raconte une histoire originale indépendante des différentes adaptations cinématographiques de Spider-Man.
  • Manhattan constitue le principal monde ouvert, avec un mélange de lieux inspirés du véritable New York et d’éléments propres à l’univers Marvel.
  • Marvel’s Spider-Man Remastered a ensuite été réalisé pour PlayStation 5 avant d’arriver également sur PC.
  • L’histoire de cet univers se poursuit avec Marvel’s Spider-Man: Miles Morales, puis Marvel’s Spider-Man 2.
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