Synopsis

Quelques semaines après l’incident du manoir Spencer, Raccoon City sombre à son tour. Le virus-T s’est propagé dans la population et les rues autrefois ordinaires sont désormais envahies par les morts et les créatures produites par les recherches d’Umbrella.

Jill Valentine, survivante du premier Resident Evil et membre des S.T.A.R.S., se prépare à quitter la ville lorsqu’une nouvelle arme biologique fait irruption dans son appartement. Son objectif ne semble pas être de contaminer ou de se nourrir, mais de poursuivre spécifiquement les membres des S.T.A.R.S. capables de révéler les activités d’Umbrella.

Cette créature est Nemesis.

Jill rejoint bientôt Carlos Oliveira, mercenaire de l’U.B.C.S. envoyé avec d’autres soldats pour participer à l’évacuation des civils. Malgré leur méfiance initiale, tous deux sont entraînés dans la même tentative désespérée : remettre en service le métro, trouver les survivants encore accessibles et quitter Raccoon City avant que la situation ne devienne irréversible.

Mais Nemesis continue de suivre Jill à travers la ville. Il change d’armes, de comportement et même de forme à mesure que la confrontation se prolonge.

L’histoire se déroule en partie parallèlement aux événements de Resident Evil 2 : elle commence avant l’arrivée de Leon et Claire et accompagne les derniers jours de Raccoon City jusqu’à leur conclusion.

Resident Evil 3 raconte moins l’exploration d’un lieu maudit que la fuite hors d’une ville qui n’a déjà presque plus le temps d’être sauvée.

Présentation

Une fuite plutôt qu’une enquête

Resident Evil 2 enfermait largement le joueur dans des lieux qu’il fallait comprendre progressivement. Resident Evil 3 adopte une autre logique.

Jill connaît déjà Umbrella. Elle sait que les monstres ne sont pas un accident incompréhensible et n’a pas besoin de découvrir lentement la nature de la catastrophe. Son objectif est beaucoup plus immédiat : sortir de Raccoon City vivante.

Cette différence influence toute la structure du remake. Les rues, bâtiments, souterrains et installations traversés forment moins un gigantesque espace à décortiquer qu’une succession de zones prises dans une évacuation qui échoue progressivement.

Il reste des énigmes, des objets à récupérer, des chemins secondaires et des portes qui nécessitent de revenir plus tard, mais le mouvement général pousse constamment vers l’avant.

Jill Valentine face à Nemesis

Nemesis constitue évidemment l’image centrale du jeu.

Umbrella l’envoie pour éliminer les derniers membres des S.T.A.R.S. connaissant la vérité sur ses activités. Capcom le présente comme une arme biologique capable non seulement de poursuivre Jill, mais aussi d’utiliser différentes armes lourdes et d’infecter certaines créatures avec des parasites.

Son rôle diffère pourtant de celui du Tyrant de Resident Evil 2.

Mr. X pouvait transformer une exploration relativement calme en problème simplement parce que ses pas se rapprochaient dans un couloir. Nemesis est davantage lié à de grandes séquences de poursuite, à des confrontations directes et à une escalade spectaculaire.

Cette approche le rend parfois moins imprévisible, mais beaucoup plus agressif. Lorsqu’il apparaît, le rythme du jeu peut changer en quelques secondes.

L’esquive au cœur du combat

Le remake reprend et développe l’une des mécaniques caractéristiques de Resident Evil 3: Nemesis : l’esquive.

Un mouvement effectué au bon moment permet à Jill d’éviter une attaque et de reprendre rapidement l’avantage. Une esquive parfaite peut ouvrir une courte fenêtre particulièrement favorable pour riposter.

Capcom avait déjà fait de cette mécanique une particularité de l’épisode original et l’a entièrement reconstruite pour le remake.

Cette possibilité rend Jill beaucoup plus mobile que Leon ou Claire dans Resident Evil 2. Les zombies restent dangereux et les munitions restent importantes, mais le joueur possède une réponse supplémentaire lorsque l’espace se referme autour de lui.

Resident Evil 3 devient ainsi un survival horror plus physique : il demande toujours de gérer ses ressources, mais aussi de savoir quand rester immobile, quand tirer et quand prendre le risque de passer juste à côté d’un ennemi.

Carlos n’est pas seulement un personnage secondaire

Une partie de la campagne place le joueur dans la peau de Carlos Oliveira.

Membre de l’U.B.C.S., il arrive à Raccoon City avec l’idée que son unité participe à une opération de sauvetage. La réalité des activités d’Umbrella et les motivations de certains membres de son groupe compliquent progressivement cette certitude.

Carlos possède un style plus directement orienté vers le combat. Son équipement et certaines de ses capacités le rendent particulièrement adapté aux affrontements contre plusieurs ennemis.

Ses séquences ne sont pourtant pas séparées du récit principal. Elles permettent d’explorer des lieux et des événements auxquels Jill n’assiste pas directement, tout en donnant davantage d’espace à la relation entre les deux personnages.

L’un sait déjà qu’Umbrella ment. L’autre doit progressivement comprendre jusqu’où ce mensonge va.

Une Raccoon City plus grande à l’image, plus resserrée dans le parcours

RE ENGINE permet au remake de donner à Raccoon City une présence très différente de celle du jeu de 1999.

Boutiques éventrées, rues éclairées par les incendies, appartements abandonnés, stations de métro et installations industrielles donnent l’impression d’une véritable ville en train de s’effondrer.

Le paradoxe vient de la structure elle-même : la ville paraît plus vaste et plus crédible visuellement, alors que la campagne reste particulièrement dirigée.

Certaines zones autorisent une exploration relativement libre, mais Resident Evil 3 privilégie nettement la progression narrative et l’action. Plusieurs lieux, mécanismes et embranchements présents dans l’épisode de 1999 ont également été supprimés ou profondément transformés.

Ce choix explique une partie de l’identité — et des débats autour — du remake : Capcom a reconstruit Resident Evil 3 comme une aventure plus rapide plutôt que comme une reproduction exhaustive de Resident Evil 3: Nemesis.

Un remake qui accompagne naturellement Resident Evil 2

Resident Evil 3 utilise la même génération de technologie et une partie du même langage visuel que le remake de Resident Evil 2.

Ce rapprochement va plus loin que l’apparence. Les deux histoires se déroulent autour des mêmes journées de septembre 1998 et certains lieux ou personnages créent des connexions directes entre les deux jeux.

Le portail officiel Resident Evil précise que l’histoire de Resident Evil 3 commence un jour avant Resident Evil 2: Remake puis se poursuit pendant les derniers jours de Raccoon City.

Jouer aux deux remakes permet ainsi d’observer la catastrophe depuis plusieurs trajectoires : Leon et Claire arrivent dans une ville déjà perdue, alors que Jill la voit tomber.

Ce qu'il faut retenir

  • Resident Evil 3 est un remake de Resident Evil 3: Nemesis, sorti à l’origine en 1999.
  • Jill Valentine constitue la protagoniste principale et cherche à fuir Raccoon City pendant l’épidémie du virus-T.
  • Nemesis poursuit les membres des S.T.A.R.S., et particulièrement Jill, pour les empêcher de révéler les activités d’Umbrella.
  • Carlos Oliveira est également jouable pendant plusieurs parties de la campagne.
  • Le gameplay combine TPS, survival horror, exploration, gestion des ressources et action.
  • L’esquive constitue l’une des principales mécaniques défensives de Jill et reprend une idée déjà présente dans le jeu de 1999.
  • Nemesis utilise différentes armes et évolue au cours de l’aventure.
  • Le remake utilise RE ENGINE, moteur propriétaire de Capcom.
  • L’histoire se déroule en partie avant et en parallèle de Resident Evil 2.
  • La campagne de Resident Evil 3 est entièrement solo.
  • Resident Evil Resistance est un jeu multijoueur asymétrique distinct fourni à l’origine avec Resident Evil 3.
  • Resident Evil 3 est désormais disponible sur PS5, PS4, Xbox Series X|S, Xbox One, Nintendo Switch en cloud, PC et appareils Apple compatibles.

Avis PANACHES

Un Resident Evil qui préfère courir

Resident Evil 3 possède presque le problème inverse de beaucoup de jeux modernes : il ne cherche jamais à retenir le joueur artificiellement.

La campagne avance vite, change régulièrement de décor et réduit fortement les moments où l’on tourne longtemps autour du même espace.

Cette concentration produit une aventure très efficace. Elle lui retire aussi une partie de ce qui rend le survival horror fascinant : le temps nécessaire pour apprivoiser un lieu, mémoriser ses raccourcis et finir par reconnaître chaque porte avant même de l’ouvrir.

Le remake choisit clairement son camp. Il préfère l’urgence à l’installation.

Nemesis impressionne davantage qu’il ne hante

Nemesis possède tout ce qu’il faut pour devenir une menace parfaite : puissance, vitesse, mobilité et une silhouette difficile à oublier.

Le paradoxe est que Resident Evil 3 utilise souvent cette créature comme moteur de séquences très mises en scène. Nemesis provoque alors des moments spectaculaires, mais laisse parfois moins de place à cette peur étrange produite par un ennemi dont on ignore simplement où il se trouve.

Ce choix n’est pas nécessairement moins bon. Il correspond surtout au rythme général du remake.

Nemesis n’est pas toujours une présence qui habite Raccoon City. Il est la chose qui empêche Jill de s’y arrêter.

Un excellent complément, un remake plus discutable

Pris comme prolongement de Resident Evil 2, Resident Evil 3 fonctionne remarquablement bien.

On retrouve Raccoon City sous un autre angle, une protagoniste beaucoup plus expérimentée et une campagne qui montre la catastrophe pendant qu’elle est encore en train de se produire.

La comparaison avec le jeu de 1999 est plus complexe. Certains lieux et systèmes ont été largement transformés ou supprimés, ce qui rend cette nouvelle version moins exhaustive que ne l’était la reconstruction de Resident Evil 2.

Cela ne fait pas de Resident Evil 3 un mauvais remake. Cela en fait un remake qui interprète davantage.

Capcom ne cherche pas ici à reconstruire chaque morceau du passé : le studio récupère surtout l’idée essentielle — Jill, une ville condamnée et quelque chose d’énorme qui refuse de la laisser partir — puis accélère tout le reste.

À savoir

Sortie originale du remake

  • Resident Evil 3 est sorti le 3 avril 2020 sur PlayStation 4, Xbox One et PC.
  • Le jeu est développé et publié par Capcom.
  • Il réinvente Resident Evil 3: Nemesis, initialement sorti en 1999.
  • Capcom utilise son moteur propriétaire RE ENGINE pour cette nouvelle version.

Versions PS5 et Xbox Series

  • Les versions PlayStation 5 et Xbox Series X|S sont sorties le 14 juin 2022.
  • Elles constituent bien des versions officiellement publiées sur ces plateformes et sont donc représentées dans le champ plateformes.
  • Sur PS5, Capcom indique notamment la prise en charge de la 4K HDR, du ray tracing selon le mode choisi, des gâchettes adaptatives, du retour haptique et de l’audio 3D.

Nintendo Switch Cloud

  • Resident Evil 3 Cloud est sorti sur Nintendo Switch le 18 novembre 2022.
  • Cette version fonctionne en cloud gaming et nécessite donc une connexion Internet stable.
  • Capcom indique que son contenu de base est essentiellement identique aux autres versions malgré certaines différences liées au fonctionnement du service.
  • La fiche utilise donc nintendo-switch dans les plateformes tout en précisant ici la nature particulière de cette édition.

Versions iPhone, iPad et Mac

  • Resident Evil 3 est sorti sur iPhone, iPad et Mac le 18 mars 2025 pour les appareils compatibles.
  • Ces éditions justifient l’utilisation des valeurs mobile et mac dans la fiche.
  • Elles prolongent la stratégie de Capcom consistant à adapter plusieurs Resident Evil récents aux appareils Apple compatibles.

Resident Evil Resistance

  • La sortie originale de Resident Evil 3 incluait également Resident Evil Resistance.
  • Resistance est un jeu multijoueur asymétrique en ligne dans lequel plusieurs survivants affrontent un joueur contrôlant les pièges, ennemis et autres menaces d’une expérience.
  • Il s’agit toutefois d’une expérience distincte de la campagne Resident Evil 3.
  • La fiche conserve donc modes_de_jeu: 'solo' pour décrire l’œuvre principale.

Resident Evil 3 et Resident Evil 2

  • L’histoire de Resident Evil 3 débute un jour avant celle de Resident Evil 2: Remake et se poursuit pendant les derniers jours de Raccoon City.
  • Les deux remakes partagent plusieurs lieux, événements et personnages secondaires.
  • Resident Evil 3 reste néanmoins une aventure indépendante centrée sur Jill Valentine et Carlos Oliveira.

Ventes

  • Resident Evil 3 avait dépassé 2 millions d’exemplaires cinq jours après sa sortie.
  • Le jeu franchissait ensuite les 5 millions d’exemplaires au début de l’année 2022.
  • Il avait dépassé les 10 millions d’exemplaires en 2025.
  • Au 31 mars 2026, les données officielles de Capcom indiquent désormais 14,5 millions d’exemplaires vendus.
  • La campagne constitue une œuvre achevée ; la fiche utilise donc statut_parution: completed.