Hollow Knight
Jeu vidéo 2017 Action Aventure Fantasy Plateforme Indie

Hollow Knight

Attiré vers les profondeurs d’Hallownest, un mystérieux Chevalier explore les vestiges d’un royaume d’insectes où une ancienne infection continue de hanter les habitants et les ruines.

Informations

Type
Jeu vidéo
Sortie
2017-02-24
Genres
Action, Aventure, Fantasy, Plateforme, Indie
Plateformes
PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series, Xbox One, Nintendo Switch, PC, Mac, Linux, Nintendo Switch 2, Nintendo Wii U
Moteur
Unity
Modes de jeu
Single player

Synopsis

Hollow Knight

Sous la petite ville de Dirtmouth s’étend Hallownest, immense royaume souterrain autrefois prospère dont il ne reste plus que des ruines, des habitants dispersés et des créatures gagnées par une mystérieuse infection.

Un petit voyageur silencieux connu comme le Chevalier arrive aux portes de ce monde et commence à s’enfoncer dans ses profondeurs.

Personne ne lui remet une mission détaillée ni ne lui explique immédiatement ce qui s’est produit. Hallownest se découvre par fragments : quelques paroles prononcées par ses habitants, des monuments abandonnés, des traces laissées par une ancienne civilisation et des rencontres avec des personnages qui semblent en savoir davantage qu’ils ne souhaitent toujours le révéler.

Le Chevalier croise notamment Hornet, combattante agile qui intervient à plusieurs reprises sur son chemin et semble comprendre la nature de sa présence dans le royaume.

À mesure que l’exploration progresse, les liens entre l’infection, la chute d’Hallownest et le propre passé du protagoniste deviennent plus clairs. Atteindre les secrets les plus profondément enfouis du royaume demande cependant de parcourir ses différentes régions, d’affronter leurs gardiens et de comprendre progressivement pourquoi certaines choses avaient été volontairement scellées.

Bande-annonce

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Présentation

Présentation

Hollow Knight accueille le joueur avec très peu d’explications.

Dirtmouth ne compte que quelques bâtiments et habitants. Un puits mène vers les profondeurs. En dessous commence Hallownest.

Cette sobriété est essentielle. Le jeu ne présente pas son royaume par une longue introduction : il laisse le joueur apprendre sa géographie en avançant. Les premiers couloirs des Routes Oubliées conduisent vers d’autres passages, puis vers des régions dont l’architecture, les couleurs, les créatures et la musique possèdent leur propre identité.

Hallownest fonctionne comme un vaste ensemble connecté.

Une porte inaccessible, une plateforme trop haute ou un gouffre impossible à franchir peuvent être rencontrés plusieurs heures avant d’obtenir la capacité nécessaire pour les dépasser. Revenir dans une ancienne région n’est donc pas seulement un retour en arrière : un nouveau pouvoir peut complètement modifier la manière dont elle se traverse.

Le Chevalier acquiert progressivement des capacités de déplacement qui ouvrent de nouvelles possibilités. Certaines permettent d’atteindre davantage de hauteur, d’autres de franchir rapidement une distance ou d’accéder à des zones jusque-là impossibles à explorer.

Cette progression donne au monde une forme particulière. Plutôt que de distribuer les régions dans un ordre parfaitement linéaire, Hollow Knight ouvre progressivement plusieurs directions et accepte que deux joueurs ne découvrent pas nécessairement Hallownest selon le même parcours.

La carte accompagne cette exploration sans la rendre totalement automatique.

Lorsqu’il rencontre Cornifer dans une nouvelle zone, le joueur peut acheter une première représentation de la région. Celle-ci reste cependant incomplète et doit être enrichie au fil du voyage. Il faut donc parfois avancer sans connaître exactement la forme des couloirs qui se trouvent devant soi.

Les bancs deviennent alors des repères essentiels.

Ils permettent de se reposer, sauvegarder la progression, modifier les Charmes équipés et actualiser certaines informations de la carte. Dans un royaume où un détour peut conduire très loin, retrouver un banc produit souvent un véritable sentiment de sécurité.

Le combat repose sur une base volontairement simple.

Le Chevalier utilise principalement son Aiguillon, une petite lame qui permet de frapper horizontalement, vers le haut ou vers le bas. Cette dernière direction joue un rôle particulier : frapper certaines créatures ou surfaces sous ses pieds permet de rebondir et transforme parfois une attaque en outil de déplacement.

Cette simplicité rend la précision particulièrement importante. La position, la portée de l’Aiguillon et le rythme des adversaires comptent davantage qu’une longue liste de combinaisons.

En frappant les ennemis, le Chevalier accumule de l’Âme. Cette ressource peut être utilisée pour lancer certains sorts, mais également pour se soigner grâce à la Concentration.

Choisir quand récupérer de la vie devient ainsi une décision de combat. Se soigner demande quelques instants pendant lesquels le Chevalier reste vulnérable. Face à un boss, reconnaître une véritable ouverture peut être aussi important que savoir éviter son attaque précédente.

Les affrontements majeurs développent cette logique.

Beaucoup de boss possèdent des mouvements clairement identifiables, mais leur vitesse et leurs enchaînements demandent de comprendre progressivement leur rythme. Une première tentative peut sembler chaotique ; après plusieurs rencontres, les mêmes attaques commencent à devenir lisibles.

La mort impose une conséquence supplémentaire.

Lorsque le Chevalier tombe, il laisse derrière lui une Ombre contenant notamment le Geo qu’il transportait. Revenir jusqu’au lieu de sa défaite et vaincre cette Ombre permet de récupérer ce qui a été perdu. Mourir une seconde fois avant d’y parvenir peut faire disparaître définitivement cette réserve.

Cette mécanique donne une tension particulière aux longues explorations. Continuer avec beaucoup de Geo signifie accepter le risque de s’enfoncer davantage avant de retrouver un banc ou un moyen de dépenser ses ressources.

Les Charmes permettent parallèlement de personnaliser le Chevalier.

Chaque Charme modifie un aspect précis : portée de l’Aiguillon, fonctionnement de la Concentration, génération d’Âme, capacités défensives ou autres propriétés. Le nombre d’Emplacements disponibles étant limité, il faut choisir quelles combinaisons correspondent le mieux à la situation ou à la manière de jouer.

Cette personnalisation reste suffisamment légère pour ne pas transformer Hollow Knight en RPG fondé sur les statistiques. Elle permet plutôt d’accentuer certaines habitudes : privilégier le corps à corps, renforcer les sorts, faciliter l’exploration ou préparer un affrontement particulier.

La découverte de Hallownest ne repose pourtant pas uniquement sur ses mécaniques.

Le royaume est rempli de personnages qui donnent de la personnalité à ses différentes régions. Certains offrent leurs services, d’autres voyagent avec leurs propres objectifs et quelques-uns peuvent être rencontrés plusieurs fois au fil de leur parcours.

L’histoire principale elle-même demeure volontairement fragmentée. Le jeu fournit des éléments, mais laisse au joueur le soin de relier une grande partie de ce qu’il découvre.

Les décors participent directement à cette narration. Une ancienne capitale silencieuse, des jardins envahis par la végétation ou une région transformée par l’infection peuvent expliquer quelque chose sur Hallownest avant même qu’un personnage ne prononce un mot.

La musique de Christopher Larkin accompagne cette mélancolie sans chercher constamment à remplir le silence. Certaines régions disposent de thèmes très présents ; ailleurs, les bruits de pas, les créatures et l’écho des espaces souterrains suffisent à créer l’atmosphère.

Cette retenue permet à Hollow Knight de rendre Hallownest immense sans dépendre d’une carte gigantesque au sens traditionnel. Sa profondeur vient de la manière dont les lieux se connectent, des passages découverts tardivement et de la sensation qu’un chemin apparemment secondaire peut encore cacher une région entière.

Ce qu'il faut retenir

  • Un jeu d’action-aventure en 2D centré sur l’exploration du royaume souterrain déchu d’Hallownest.
  • Une progression fondée sur l’acquisition de nouvelles capacités permettant d’ouvrir progressivement des passages auparavant inaccessibles.
  • Des combats précis reposant principalement sur l’Aiguillon, les esquives, l’Âme, les sorts et la Concentration pour récupérer de la vie.
  • Un système de Charmes permettant d’adapter différentes propriétés du Chevalier avec un nombre limité d’emplacements.
  • Une carte qui se construit progressivement et encourage à comprendre soi-même les connexions entre les différentes régions.
  • De nombreux boss dont les affrontements reposent sur l’observation, le positionnement et l’apprentissage de leurs mouvements.
  • Une narration fragmentée où l’histoire d’Hallownest se découvre à travers les personnages, les ruines et l’exploration autant que par les événements directement racontés.

Conclusion

Hollow Knight fait quelque chose de rare avec un monde en ruines : il donne envie de s’y perdre.

Hallownest n’est pourtant pas accueillant. Ses routes sont labyrinthiques, certains habitants ont disparu et d’autres ont été déformés par l’infection. Mourir loin d’un banc peut imposer un retour tendu vers son Ombre, et un simple passage peut parfois déboucher sur un adversaire beaucoup plus dangereux que prévu.

Mais l’inconnu reste presque toujours plus attirant que le retour vers la sécurité.

Une plateforme inaccessible devient une promesse pour plus tard. Une porte fermée reste dans un coin de la mémoire. Un nouveau pouvoir ne signifie pas uniquement que le personnage est plus fort : il rappelle immédiatement plusieurs endroits où quelque chose pourrait désormais être différent.

C’est cette mémoire du monde qui rend l’exploration si satisfaisante.

Le combat suit une logique comparable. Le Chevalier possède peu de mouvements fondamentaux, mais leur précision permet une progression très perceptible du joueur lui-même. Un boss qui semblait incontrôlable finit par révéler des ouvertures, non parce que ses attaques ont changé, mais parce qu’on a appris à les lire.

La difficulté peut parfois se montrer exigeante, particulièrement lorsque plusieurs tentatives imposent de retraverser une partie du monde. Le jeu demande également d’accepter une narration qui ne livre pas immédiatement toutes ses réponses.

Cette retenue fait pourtant partie de son identité.

Hallownest ne raconte pas sa chute comme une histoire déjà rangée dans un livre. Il en reste des morceaux partout, et le Chevalier les rencontre dans un ordre qui dépend largement de son propre chemin.

Hollow Knight ne donne donc pas seulement au joueur une carte à compléter.

Il lui donne progressivement un royaume à comprendre.

À savoir

  • Hollow Knight est développé et édité par le studio indépendant australien Team Cherry.
  • Le jeu est sorti initialement sur PC le 24 février 2017 avant d’être adapté sur plusieurs consoles.
  • L’aventure se déroule principalement dans Hallownest, ancien royaume souterrain habité par des insectes et différentes créatures.
  • Le protagoniste est généralement désigné comme le Chevalier et explore le royaume principalement à l’aide de son Aiguillon.
  • Les Charmes permettent de modifier différentes capacités du personnage et peuvent être réorganisés lorsque le Chevalier se repose sur un banc.
  • L’Âme obtenue notamment en frappant les ennemis sert aussi bien à utiliser certains sorts qu’à récupérer de la santé grâce à la Concentration.
  • La bande originale est composée par Christopher Larkin.
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