Devil May Cry 4
Jeu vidéo 2008 Action Aventure Horreur Fantasy Hack'n'slash

Devil May Cry 4

  • Capcom Éditeur
  • Capcom Production Studio 1 Développeur

Devil May Cry 4 introduit Nero dans la cité de Fortuna et confronte son pouvoir démoniaque à Dante, tandis que l’ordre religieux qu’il sert révèle progressivement ses propres ambitions.

Informations

Type
Jeu vidéo
Sortie
2008-01-31
Genres
Action, Aventure, Horreur, Fantasy, Hack'n'slash
Plateformes
PlayStation 3, PC, Xbox 360
Moteur
MT Framework
Modes de jeu
Single player

Synopsis

Devil May Cry 4

Dans la cité fortifiée de Fortuna, l’Ordre de l’Épée vénère Sparda, le démon qui s’est autrefois rebellé contre les siens pour protéger l’humanité. Nero, jeune chevalier de l’organisation, assiste à une cérémonie religieuse lorsque Dante surgit et abat Sanctus, le chef de l’Ordre.

Chargé de poursuivre l’assassin, Nero quitte la ville alors que des démons commencent à apparaître dans toute la région. Son enquête le conduit à travers les installations de l’Ordre, les montagnes et les territoires entourant Fortuna, où il découvre progressivement que l’organisation cache des activités bien différentes de sa mission officielle de lutte contre les créatures démoniaques.

Nero doit parallèlement apprendre à maîtriser son bras droit, le Devil Bringer, dont les capacités surnaturelles lui permettent de saisir, attirer ou projeter ses adversaires. Son attachement à Kyrie et ses relations avec les autres membres de l’Ordre donnent également une dimension personnelle aux événements qu’il tente de comprendre.

Dante reste de son côté directement impliqué dans la crise et finit lui aussi par devenir jouable. Devil May Cry 4 construit ainsi son récit autour de deux chasseurs de démons aux motivations différentes, réunis par les secrets de Fortuna et par l’héritage laissé par Sparda.

Bande-annonce

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Présentation

Présentation

Développé et édité par Capcom, Devil May Cry 4 paraît en 2008 sous la direction de Hideaki Itsuno, avec Hiroyuki Kobayashi à la production. Après trois épisodes principalement centrés sur Dante, le jeu introduit Nero comme nouveau protagoniste et utilise cette transition pour proposer une manière différente d’aborder le système de combat caractéristique de la série.

L’action se déroule principalement à Fortuna, une cité dirigée par l’Ordre de l’Épée. Cette organisation religieuse considère Sparda comme une divinité et affirme poursuivre son héritage en combattant les démons. Le cadre permet à Capcom d’explorer l’influence laissée par le père de Dante et Vergil au-delà des personnages directement liés à sa famille.

Nero possède trois outils principaux. La Red Queen est une épée équipée d’un mécanisme permettant d’augmenter temporairement sa puissance, tandis que le Blue Rose est un revolver à double canon utilisé pour les attaques à distance. Son bras droit surnaturel, le Devil Bringer, constitue cependant la principale nouveauté du système de jeu.

Le Devil Bringer permet d’attraper des ennemis, de les attirer vers Nero ou au contraire de projeter certaines créatures. Son comportement varie selon les adversaires et plusieurs boss disposent d’interactions spécifiques avec cette capacité. Le bras peut également utiliser des points d’accroche afin d’attirer Nero vers certaines positions pendant l’exploration ou les combats.

La Red Queen possède de son côté le système Exceed. En actionnant son mécanisme comme l’accélérateur d’une moto, le joueur peut charger l’épée et renforcer les attaques suivantes. Une activation parfaitement synchronisée avec certains coups permet de maintenir un rythme offensif beaucoup plus rapide et constitue l’un des principaux éléments de maîtrise du personnage.

Nero obtient également accès au Devil Trigger, qui augmente temporairement ses capacités et modifie plusieurs de ses attaques. Comme dans les épisodes précédents, cette transformation dépend d’une jauge limitée qui se recharge principalement pendant les affrontements et doit être utilisée au moment le plus approprié.

La seconde partie de l’aventure permet de contrôler Dante. Son fonctionnement reste plus proche de Devil May Cry 3 mais devient considérablement plus flexible grâce à la possibilité de changer de style directement pendant le combat. Trickster, Swordmaster, Gunslinger et Royalguard peuvent ainsi être sélectionnés instantanément selon la situation.

Dante dispose également de plusieurs armes de mêlée et à distance, notamment Rebellion, Ebony & Ivory, Gilgamesh, Lucifer et Pandora. La possibilité de combiner armes et styles sans interrompre l’action donne à son système de combat une profondeur importante, mais demande davantage de maîtrise que l’approche initialement plus directe de Nero.

Les affrontements restent évalués par le système de Stylish Rank caractéristique de Devil May Cry. Varier les attaques, éviter les dégâts et maintenir les enchaînements permet d’augmenter le rang, tandis que répéter constamment les mêmes actions limite la progression. Le jeu encourage donc à expérimenter avec l’ensemble des mouvements disponibles plutôt qu’à rechercher uniquement l’efficacité immédiate.

La progression utilise notamment les Proud Souls pour acquérir de nouvelles techniques et les orbes rouges pour obtenir différents objets ou améliorations. Le joueur peut ainsi développer progressivement Nero et Dante tout en expérimentant leurs possibilités dans les missions déjà parcourues et dans les niveaux de difficulté supérieurs.

Devil May Cry 4 conserve une structure en missions avec évaluations de performance, combats contre des groupes d’ennemis, énigmes légères et affrontements contre des boss. Une partie des environnements traversés par Nero est ensuite revisitée avec Dante, mais les différences entre leurs systèmes de combat donnent à ces zones une autre dynamique.

Le jeu marque également le passage de la série aux consoles haute définition et utilise le MT Framework de Capcom. Les versions PlayStation 3 et Xbox 360 visent une animation à 60 images par seconde afin de conserver la réactivité nécessaire aux combos, tandis que la version Windows propose ensuite plusieurs options techniques supplémentaires.

Ce qu'il faut retenir

  • L’introduction de Nero, nouveau protagoniste équipé de la Red Queen, du Blue Rose et surtout du Devil Bringer.
  • Le Devil Bringer, capable d’attirer, saisir ou projeter les ennemis et également utilisé dans certaines phases de déplacement.
  • Le système Exceed de la Red Queen, qui récompense le timing en permettant de renforcer les attaques et d’accélérer les enchaînements.
  • Le retour de Dante comme personnage jouable, avec changement instantané entre Trickster, Swordmaster, Gunslinger et Royalguard.
  • Fortuna et l’Ordre de l’Épée comme nouveau cadre narratif, construit autour du culte de Sparda et des secrets de l’organisation.
  • Un système de combat toujours centré sur le style, la variété des combos et la maîtrise technique, avec deux personnages offrant des approches nettement différentes.

Conclusion

Devil May Cry 4 réussit principalement sa transition entre Dante et Nero en évitant de transformer le nouveau protagoniste en simple copie de son prédécesseur. Le Devil Bringer et l’Exceed donnent immédiatement à Nero un rythme propre, fondé sur l’attraction des ennemis et le contrôle précis de son épée.

Dante représente presque l’approche inverse. Son changement de styles en temps réel et son arsenal plus important donnent accès à une quantité considérable de combinaisons, mais demandent au joueur de comprendre plusieurs systèmes simultanément. Les deux personnages couvrent ainsi différents niveaux de complexité sans modifier les principes fondamentaux de Devil May Cry.

Le système de classement renforce cette philosophie. Vaincre un ennemi ne suffit pas à définir la qualité d’un combat : varier les techniques, contrôler l’espace et maintenir un enchaînement deviennent eux-mêmes des objectifs. Cette conception transforme progressivement les mêmes affrontements à mesure que le joueur maîtrise davantage les mouvements disponibles.

Fortuna permet parallèlement d’élargir l’univers de la série au-delà des aventures directement centrées sur Dante. L’Ordre de l’Épée, son culte de Sparda et l’apparition de Nero introduisent de nouveaux liens avec l’héritage démoniaque qui structure la franchise, tout en préparant plusieurs éléments qui seront développés plus tard.

En associant un protagoniste accessible mais technique à une version particulièrement flexible de Dante, Devil May Cry 4 établit une base essentielle pour la suite de la série. Certaines de ses idées, notamment le fonctionnement de Nero et le changement instantané des styles de Dante, deviendront centrales dans l’évolution du système de combat de Devil May Cry.

À savoir

  • Devil May Cry 4 est développé et édité par Capcom, avec Hideaki Itsuno à la réalisation et Hiroyuki Kobayashi à la production.
  • Le jeu paraît en 2008 sur PlayStation 3 et Xbox 360, puis sur Windows la même année.
  • Il s’agit du premier épisode principal de la série à présenter Nero comme protagoniste jouable, aux côtés de Dante.
  • Le jeu utilise le moteur MT Framework de Capcom et les versions consoles ont été conçues autour d’une action à 60 images par seconde.
  • Johnny Yong Bosch interprète Nero dans la version anglaise, tandis que Reuben Langdon reprend le rôle de Dante.
  • Devil May Cry 4: Special Edition paraît en 2015 sur PlayStation 4, Xbox One et Windows et ajoute notamment Vergil, Lady et Trish comme personnages jouables.
  • La Special Edition ajoute également des options comme le Legendary Dark Knight Mode et le Turbo Mode selon les versions, mais l’original de 2008 reste la version de référence de cette fiche. ```
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