Assassin's Creed III: Liberation
Jeu vidéo 2012 Action Aventure Science-fiction Fantasy Historique Hack'n'slash Stratégie Infiltration Monde ouvert Bac à sable

Assassin's Creed III: Liberation

Dans la Louisiane du XVIIIe siècle, Aveline de Grandpré combat les Templiers en exploitant les différentes identités que sa position entre plusieurs mondes lui permet d’adopter.

Informations

Type
Jeu vidéo
Sortie
2012-10-30
Genres
Action, Aventure, Science-fiction, Fantasy, Historique, Hack'n'slash, Stratégie, Infiltration, Monde ouvert, Bac à sable
Plateformes
PS Vita
Moteur
AnvilNext
Modes de jeu
Single player

Synopsis

Assassin's Creed III: Liberation

En 1765, la Louisiane traverse une période de transition politique après son passage de l’influence française au contrôle espagnol. La Révolution américaine se prépare plus au nord, mais La Nouvelle-Orléans possède ses propres tensions, où rivalités coloniales, commerce, esclavage et ambitions secrètes des Templiers se mêlent.

Aveline de Grandpré est la fille d’un riche marchand français et de Jeanne, une femme d’origine africaine autrefois réduite en esclavage puis affranchie. Élevée dans un milieu privilégié tout en étant directement confrontée aux profondes inégalités de la société louisianaise, elle rejoint la Confrérie des Assassins sous la direction d’Agaté, ancien esclave devenu Mentor des Assassins locaux.

Ses premières enquêtes la conduisent dans les bayous, où elle affronte Baptiste, ancien membre de la Confrérie qui tente d’exploiter l’héritage du révolutionnaire Mackandal. La présence templière apparaît progressivement derrière plusieurs opérations, notamment autour du commerce et de la disparition d’esclaves.

Aveline s’intéresse ensuite au gouverneur espagnol Antonio de Ulloa et découvre qu’un réseau transporte des captifs vers un site situé à Chichén Itzá. En désobéissant à Agaté et en épargnant Ulloa pour poursuivre son enquête, elle commence à prendre ses distances avec un mentor de plus en plus méfiant envers ses décisions.

Son voyage au Mexique révèle un chantier templier consacré à la recherche d’un artefact de la Première Civilisation, le Disque de Prophétie. Il permet également à Aveline de retrouver la trace de Jeanne, sa mère disparue depuis son enfance, et de découvrir que son histoire familiale est liée de plus près qu’elle ne le pensait aux conflits entre Assassins et Templiers.

De retour en Louisiane, Aveline poursuit celui qu’elle connaît sous le nom de « Company Man », responsable du réseau templier local. Son enquête finit par remettre en cause plusieurs personnes qu’elle croyait pouvoir considérer comme des alliées et détériore définitivement sa relation avec Agaté.

L’aventure croise également celle de Connor Kenway. Les deux Assassins coopèrent brièvement dans les colonies du Nord afin de poursuivre un Templier, reliant directement l’histoire d’Aveline aux événements contemporains d’Assassin’s Creed III sans transformer son parcours en simple prolongement de celui de Connor.

La révélation de l’identité du Company Man conduit Aveline à comprendre que son combat politique, ses liens familiaux et sa vie au sein de la Confrérie ont été manipulés pendant des années. La confrontation finale l’oblige alors à exploiter précisément l’ambiguïté qui a caractérisé tout son parcours entre différentes identités et différents milieux.

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Présentation

Présentation

Assassin’s Creed III: Liberation reprend les grands principes d’Assassin’s Creed III dans une aventure indépendante conçue à l’origine pour PlayStation Vita. Ubisoft Sofia conserve parkour, infiltration, assassinats, combats et exploration en monde ouvert, mais construit l’identité du jeu autour d’Aveline et d’un contexte louisianais très différent des colonies parcourues par Connor.

La Nouvelle-Orléans constitue son principal environnement urbain. Rues commerçantes, quartiers résidentiels, quais et demeures permettent d’utiliser les déplacements sur les toits et la foule, tandis que la coexistence de populations françaises, espagnoles, africaines et créoles donne au lieu une personnalité distincte de Boston ou New York.

Le bayou offre une structure plus naturelle. Aveline s’y déplace entre marécages, villages, arbres et cours d’eau, avec une verticalité qui exploite davantage les branches et les éléments naturels. Chichén Itzá apporte une troisième identité importante avec ses ruines mayas, ses chantiers et ses espaces liés aux recherches des Templiers.

La mécanique la plus caractéristique reste cependant celle des personas. Aveline peut adopter trois identités possédant leurs propres possibilités : l’Assassin, l’esclave et la dame. Elles ne fonctionnent pas comme de simples costumes cosmétiques puisque les armes disponibles, la mobilité, les méthodes d’infiltration et la réaction des personnages environnants changent avec chacune d’elles.

La persona Assassin offre l’accès le plus complet au parkour et à l’arsenal. Lames secrètes, armes à feu, machette, sarbacane et autres outils permettent à Aveline d’aborder directement les situations dangereuses. Cette liberté s’accompagne d’une notoriété plus difficile à dissimuler, ce qui rend sa présence immédiatement suspecte aux yeux des autorités.

Sous la persona de l’esclave, Aveline peut se fondre parmi les travailleurs, porter des caisses pour passer inaperçue ou provoquer certaines diversions. Sa mobilité reste élevée, mais son équipement est plus limité. Le jeu utilise ainsi le regard social des autres personnages comme un véritable outil d’infiltration.

La persona de la dame exploite au contraire le statut privilégié auquel Aveline peut accéder. Ses capacités de déplacement et de combat sont beaucoup plus restreintes, mais elle peut pénétrer dans certains milieux, charmer des hommes ou soudoyer des personnes qui réagiraient immédiatement avec hostilité à l’Assassin. Cette identité transforme l’infiltration en interaction sociale plutôt qu’en simple dissimulation.

Les trois personas disposent également de systèmes de notoriété distincts. Changer d’identité ne fait donc pas automatiquement disparaître les conséquences des actions commises sous une autre. Le joueur doit gérer la réputation associée à chaque rôle et utiliser des méthodes différentes pour réduire l’attention qu’Aveline attire.

Cette mécanique traduit directement la position du personnage. Aveline appartient à une famille aisée mais reste une femme d’ascendance française et africaine dans une société coloniale structurée par la classe, l’origine et l’esclavage. Liberation utilise cette situation pour donner une fonction ludique aux différentes manières dont elle est perçue selon son apparence et le milieu qu’elle traverse.

Le combat reste proche de celui d’Assassin’s Creed III, avec parades, contre-attaques, armes à distance et éliminations successives. Aveline dispose cependant de plusieurs outils propres, notamment le fouet, qui peut être utilisé au combat mais aussi dans certaines situations de déplacement, ainsi que la sarbacane et différents équipements adaptés à ses personas.

L’exploration conserve les activités secondaires et objets à collecter habituels de la série, tandis que certaines missions s’intéressent plus directement à l’opposition d’Aveline à l’esclavage. Le commerce permet également de gérer des expéditions maritimes et de générer des revenus, rappelant que la vie civile du personnage s’inscrit dans l’activité commerciale de sa famille.

Le récit possède par ailleurs une particularité métafictionnelle. Les souvenirs d’Aveline sont présentés comme un produit d’Abstergo Entertainment, une version de son histoire destinée au public et donc susceptible d’avoir été modifiée par les Templiers. Les anomalies Citizen E permettent de retrouver des fragments censurés et de faire apparaître une version plus complète de certains événements.

Ce dispositif donne une fonction nouvelle à l’Animus. Il ne sert pas uniquement à justifier les souvenirs historiques : le jeu attire directement l’attention sur la manière dont une institution peut sélectionner, supprimer ou réécrire des informations afin de produire un récit compatible avec ses intérêts. La recherche des Citizen E permet ainsi de questionner la version même de l’histoire que le joueur est en train de parcourir.

La relation entre Aveline et Agaté renforce cette question de l’autorité. Agaté lui a donné sa formation d’Assassin et partage son opposition aux Templiers, mais il supporte de moins en moins qu’elle remette ses ordres en question. Leur désaccord évite de présenter la Confrérie comme une institution systématiquement capable de comprendre les décisions individuelles de ses membres.

L’ensemble conserve certaines limites liées à son origine portable. Plusieurs espaces et missions sont moins développés que dans les grands épisodes conçus simultanément pour consoles de salon, et certaines idées, notamment les personas, auraient pu être exploitées avec davantage de liberté. Elles donnent néanmoins à Liberation une identité qui ne dépend pas uniquement de son statut de récit parallèle à Assassin’s Creed III.

Ce qu'il faut retenir

  • Une aventure autonome située principalement en Louisiane à partir de 1765, parallèlement à la période couverte par Assassin’s Creed III.
  • Aveline de Grandpré est la première protagoniste féminine principale jouable de la série et une Assassin d’ascendance française et africaine.
  • La Nouvelle-Orléans, les bayous de Louisiane et Chichén Itzá constituent les trois environnements majeurs du voyage.
  • Trois personas — Assassin, esclave et dame — modifient mobilité, équipement, méthodes d’infiltration, notoriété et réactions sociales.
  • Agaté est le mentor d’Aveline, mais leur relation se détériore à mesure qu’elle commence à suivre son propre jugement face aux Templiers.
  • L’enquête autour des disparitions d’esclaves conduit à un réseau templier et à la recherche d’un artefact de la Première Civilisation.
  • Aveline rencontre Connor Kenway lors d’une mission reliant directement son histoire à celle d’Assassin’s Creed III.
  • Les séquences Citizen E révèlent des éléments censurés par Abstergo Entertainment et font de la manipulation du récit historique une composante de l’histoire.

Conclusion

Assassin’s Creed III: Liberation trouve sa meilleure idée dans les trois personas d’Aveline. Le système permet de modifier réellement la manière d’aborder certaines situations, mais il donne surtout une traduction ludique à la position particulière du personnage dans la société de La Nouvelle-Orléans. Une même femme n’est pas observée, autorisée à circuler ou considérée comme dangereuse de la même manière selon l’identité qu’elle présente.

Cette mécanique donne à Aveline une identité différente de celle de Connor malgré la proximité historique des deux jeux. Son combat se déroule moins au centre des grandes batailles de la Révolution américaine que dans les structures sociales et commerciales d’une Louisiane où l’esclavage, le statut et les changements de pouvoir colonial déterminent directement la vie quotidienne.

Le récit trouve également une idée intéressante dans sa présentation par Abstergo Entertainment. Les Citizen E rappellent que les souvenirs historiques montrés par l’Animus ne sont pas nécessairement neutres lorsqu’une organisation contrôle leur diffusion. La lutte entre Assassins et Templiers porte ainsi momentanément sur la possibilité même de conserver une version intacte du passé.

Le parcours d’Aveline reste parfois contraint par une aventure plus compacte que les grands épisodes principaux de la période. Les missions n’exploitent pas toujours autant qu’elles le pourraient les différences entre ses trois identités, et plusieurs intrigues avancent rapidement. La diversité de La Nouvelle-Orléans, du bayou et du Mexique apporte néanmoins suffisamment de variété pour que l’expérience possède son propre rythme.

Liberation dépasse ainsi son origine de compagnon portable d’Assassin’s Creed III. Aveline, ses personas et la manipulation des souvenirs par Abstergo donnent au jeu des idées qui lui appartiennent pleinement. Son lien avec Connor inscrit son histoire dans le même conflit, mais son regard sur la liberté, l’esclavage et les rôles imposés par la société lui permet d’occuper une place distincte dans la série.

À savoir

  • Assassin’s Creed III: Liberation est principalement développé par Ubisoft Sofia et publié par Ubisoft.
  • La version originale est sortie sur PlayStation Vita le 30 octobre 2012 en Amérique du Nord et le 31 octobre en Europe, parallèlement à la sortie d’Assassin’s Creed III.
  • Aveline de Grandpré est la première protagoniste féminine principale jouable d’un jeu Assassin’s Creed.
  • La version PlayStation Vita utilisait plusieurs fonctions propres à la console portable, notamment ses écrans tactiles, ses capteurs et sa caméra.
  • Assassin’s Creed Liberation HD est sorti en janvier 2014 sur PlayStation 3, Xbox 360 et PC avec une réalisation retravaillée, des ajustements de gameplay et de nouvelles missions liées aux personas d’Aveline.
  • Assassin’s Creed III Liberation Remastered est inclus avec Assassin’s Creed III Remastered, sorti sur PlayStation 4, Xbox One et PC le 29 mars 2019 puis sur Nintendo Switch le 21 mai 2019.
  • Aveline rencontre Connor Kenway au cours de son aventure, mais Liberation raconte une histoire indépendante centrée sur la Louisiane et ne met pas en scène Desmond Miles comme protagoniste moderne.
  • La musique est composée par Winifred Phillips.
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