Assassin's Creed Brotherhood
Jeu vidéo 2010 Action Aventure Science-fiction Fantasy Historique Réflexion Infiltration Monde ouvert Bac à sable

Assassin's Creed Brotherhood

Après la chute de Monteriggioni, Ezio Auditore gagne Rome pour affronter les Borgia et reconstruire une Confrérie capable de libérer la ville de l’emprise templière.

Informations

Type
Jeu vidéo
Sortie
2010-11-16
Genres
Action, Aventure, Science-fiction, Fantasy, Historique, Réflexion, Infiltration, Monde ouvert, Bac à sable
Plateformes
PlayStation 3, PC, Xbox 360, Mac
Moteur
Anvil
Modes de jeu
Single player, Multiplayer

Synopsis

Assassin's Creed Brotherhood

Après les événements d’Assassin’s Creed II, Ezio Auditore retourne à Monteriggioni avec la Pomme d’Éden, convaincu d’avoir porté un coup décisif aux Templiers. Ce répit est de courte durée.

Les forces de Cesare Borgia attaquent la ville, détruisent une partie de ses défenses et contraignent Ezio à reprendre immédiatement le combat. La Pomme est perdue et la confrontation avec les Borgia devient personnelle autant que politique.

Ezio rejoint alors Rome, centre du pouvoir de la famille Borgia. Cesare contrôle la ville par la force, l’argent et un réseau de capitaines qui maintiennent différents quartiers sous domination. Pour l’atteindre, il ne suffit plus d’éliminer quelques cibles : il faut affaiblir tout le système qui lui permet de gouverner.

Aux côtés de Machiavel et d’autres membres de l’ordre, Ezio entreprend donc de restaurer l’influence des Assassins. Il libère des quartiers, rallie de nouvelles recrues et cherche à couper progressivement les ressources des Borgia.

Son combat marque également une nouvelle étape personnelle. L’homme qui avait commencé son parcours en poursuivant les responsables de la mort de sa famille doit désormais apprendre à transmettre ce qu’il sait et à diriger d’autres Assassins.

Dans le présent, Desmond Miles poursuit parallèlement son propre apprentissage à travers les souvenirs d’Ezio, tandis que les Assassins contemporains tentent de comprendre comment les événements du passé peuvent les aider dans leur conflit contre Abstergo et les Templiers.

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Présentation

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Assassin’s Creed Brotherhood reprend Ezio exactement au moment où son histoire aurait pu commencer à se refermer.

Il est devenu un Assassin accompli. Il maîtrise la Lame secrète, le parkour, les armes et les principes de son ordre. Le jeu ne peut donc plus construire son évolution uniquement autour de l’apprentissage individuel.

Sa réponse tient dans son titre : la Confrérie.

À Rome, Ezio ne doit plus seulement devenir meilleur. Il doit rendre les Assassins plus forts autour de lui.

La ville constitue le centre presque exclusif de cette évolution. Contrairement à Assassin’s Creed II, qui faisait voyager Ezio entre Florence, Venise, Monteriggioni et plusieurs territoires italiens, Brotherhood concentre l’essentiel de son monde sur Rome et ses environs.

Cette concentration permet de donner davantage de continuité à la transformation du territoire. La ville est divisée en zones dont plusieurs restent sous l’influence des Borgia. Éliminer leurs capitaines puis détruire leurs tours réduit cette domination et ouvre de nouvelles possibilités dans le quartier.

La reconquête devient alors visible.

Des commerces peuvent être rénovés, des services recommencent à fonctionner et l’argent investi par Ezio contribue progressivement à rendre la ville plus vivante. Cette dimension économique reste relativement simple, mais elle établit un lien direct entre les actions du joueur et l’état de Rome.

Le principe fonctionne surtout parce qu’il prolonge le récit. Ezio ne cherche pas seulement à traverser la ville pour rejoindre ses missions. Il tente de retirer aux Borgia les moyens matériels et symboliques qui leur permettent de conserver le pouvoir.

Le recrutement des Assassins donne une forme plus directe encore à cette idée.

En aidant certains citoyens menacés par les forces ennemies, Ezio peut les convaincre de rejoindre la Confrérie. Ces recrues commencent avec une expérience limitée puis progressent lorsqu’elles accomplissent des contrats ou participent aux actions du joueur.

Elles peuvent être envoyées en mission à travers l’Europe, gagner de l’expérience et améliorer leur équipement. Mais leur présence devient surtout spectaculaire lorsque Ezio les appelle directement dans les rues de Rome.

Un garde peut être éliminé par une recrue surgissant d’un toit. Plusieurs Assassins peuvent intervenir simultanément au milieu d’un affrontement. Lorsqu’un groupe est suffisamment développé, Ezio dispose même d’options capables de renverser rapidement une situation devenue dangereuse.

Le système ne sert donc pas uniquement à donner quelques personnages supplémentaires à gérer.

Il modifie la position d’Ezio.

Dans le premier Assassin’s Creed, Altaïr appartenait à une structure qui lui donnait ses ordres. Dans Assassin’s Creed II, Ezio découvrait progressivement qu’un réseau d’Assassins existait autour de lui. Ici, il participe directement à la construction de ce réseau.

Le combat évolue parallèlement vers une approche plus offensive.

Les affrontements conservent les contres, esquives et différentes catégories d’armes héritées de l’épisode précédent, mais Ezio peut désormais enchaîner plus rapidement plusieurs éliminations lorsqu’il maintient le rythme du combat. Une première exécution réussie peut conduire directement vers un autre adversaire, puis vers un suivant.

Cette accélération change sensiblement le rapport aux groupes ennemis. Là où attendre l’attaque d’un garde constituait auparavant une stratégie particulièrement efficace, Brotherhood encourage davantage à prendre l’initiative et à conserver le contrôle du rythme.

L’arsenal poursuit également son développement. Lames secrètes, épées, armes lourdes, couteaux de lancer et pistolet restent disponibles, tandis que l’arbalète offre une solution silencieuse efficace à distance.

Les inventions de Léonard de Vinci occupent de leur côté plusieurs missions particulières. Les Borgia ont récupéré certaines de ses machines de guerre, et Ezio doit retrouver puis détruire leurs plans et leurs prototypes. Ces séquences permettent au jeu de sortir temporairement de la structure habituelle de Rome et d’expérimenter avec des situations plus spectaculaires.

Le parkour conserve la base mise en place dans les épisodes précédents. Rome propose cependant un espace plus étendu, avec des quartiers très construits mais aussi des zones plus ouvertes où le cheval devient utile pour réduire les distances.

Les monuments historiques donnent également à la ville une identité immédiatement reconnaissable. Le Colisée, le Panthéon ou le Castel Sant’Angelo ne servent pas uniquement de décor : leur architecture influence régulièrement les trajectoires, infiltrations et missions.

Les séquences consacrées aux adeptes de Romulus prolongent quant à elles le goût de la série pour les espaces construits autour du déplacement. Catacombes, ruines et structures monumentales proposent des parcours plus dirigés où l’observation et l’enchaînement des mouvements deviennent aussi importants que le combat.

Mais la principale transformation de Brotherhood reste politique.

Les Borgia ne sont pas seulement une succession de Templiers à éliminer. Leur pouvoir repose sur une organisation : argent, armée, alliés, institutions et peur. Le jeu tente donc de faire correspondre la structure du monde ouvert à cette domination. Une tour détruite, un commerce rouvert ou une recrue ajoutée à la Confrérie participe à une même idée de reconquête.

Ezio lui-même a changé.

La vengeance qui dominait sa jeunesse n’a pas totalement disparu, surtout face à Cesare, mais elle ne suffit plus à définir son rôle. Il doit composer avec Machiavel, soutenir ses alliés, prendre des décisions pour l’ordre et accepter que d’autres risquent leur vie sous son commandement.

Le récit contemporain poursuit cette évolution en parallèle. Desmond ne se contente plus d’observer passivement Ezio à travers l’Animus : l’effet de transfert provoqué par ses longues sessions lui permet d’acquérir certaines aptitudes de ses ancêtres. Les frontières entre entraînement virtuel et capacités présentes deviennent ainsi de plus en plus importantes.

Brotherhood fait donc progresser ses deux Assassins dans la même direction.

Ezio apprend à devenir le Mentor dont son ordre a besoin.

Desmond commence, lui, à devenir réellement l’Assassin que l’Animus l’entraîne à être.

Ce qu'il faut retenir

  • La suite directe d’Assassin’s Creed II, qui poursuit l’histoire d’Ezio Auditore après l’attaque de Monteriggioni.
  • Rome comme territoire principal, dominée par Cesare Borgia et un réseau de pouvoirs liés aux Templiers.
  • Un système de reconquête permettant d’affaiblir l’influence des Borgia et de rénover progressivement différents commerces de la ville.
  • La possibilité de recruter, entraîner et envoyer en mission de nouveaux Assassins, puis de les appeler directement en renfort.
  • Des combats plus offensifs permettant notamment d’enchaîner rapidement plusieurs éliminations.
  • Le retour du parkour et de la discrétion sociale, enrichis par un arsenal comprenant notamment l’arbalète et plusieurs outils déjà maîtrisés par Ezio.
  • Une évolution majeure du personnage : Ezio n’est plus seulement membre de la Confrérie, il apprend à en devenir le dirigeant.

Conclusion

Assassin’s Creed Brotherhood aurait pu n’être qu’un prolongement d’Assassin’s Creed II dans une nouvelle ville.

Sa meilleure idée consiste justement à considérer qu’Ezio n’a plus besoin d’apprendre à être un Assassin.

Il doit apprendre ce qu’il peut faire de cette expérience.

Rome donne une forme concrète à cette transition. Au début, les Borgia semblent présents partout. Leurs soldats occupent les rues, leurs capitaines contrôlent les quartiers et leur argent maintient une structure qui dépasse largement quelques individus.

Progressivement, l’équilibre change.

Un commerce rouvre. Une tour disparaît du paysage. Un citoyen sauvé rejoint la Confrérie. Puis un jour, au milieu d’un combat, Ezio lève simplement la main et un Assassin qu’il a lui-même recruté frappe à sa place.

Ce geste résume presque tout l’épisode.

La formule conserve pourtant des répétitions caractéristiques des premiers mondes ouverts de la série. Les tours, rénovations et activités secondaires peuvent devenir mécaniques, tandis que la puissance acquise par Ezio et ses recrues réduit progressivement la menace représentée par les gardes ordinaires.

Mais cette montée en puissance possède ici un sens narratif.

Ezio n’est plus le jeune Florentin obligé de découvrir qui a détruit sa famille. Il connaît désormais son ennemi, son ordre et les outils dont il dispose. Le véritable changement vient de sa capacité à transmettre ce savoir.

C’est pourquoi Brotherhood porte particulièrement bien son nom.

La victoire d’Ezio ne repose plus uniquement sur sa capacité à atteindre une cible avec une Lame secrète.

Elle repose sur le fait qu’il n’est désormais plus le seul à la porter.

À savoir

  • Assassin’s Creed Brotherhood est développé principalement par Ubisoft Montréal et édité par Ubisoft.
  • Le jeu est sorti initialement le 16 novembre 2010 sur PlayStation 3 et Xbox 360, avant son arrivée sur PC.
  • Il constitue le deuxième chapitre de la trilogie consacrée à Ezio Auditore et reprend directement après Assassin’s Creed II.
  • Rome constitue le principal territoire de l’aventure, où Ezio mène une guerre clandestine contre la famille Borgia et ses alliés templiers.
  • Brotherhood introduit la possibilité de recruter des citoyens dans la Confrérie, de les faire progresser et de les appeler pour combattre ou assassiner des cibles.
  • Ezio peut investir dans différents commerces et infrastructures afin de participer à la restauration économique de Rome.
  • Cet épisode a également introduit le multijoueur compétitif dans la série Assassin’s Creed, même si ses services en ligne d’origine ne sont plus actifs.
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