Présentation

Manjaro est une distribution GNU/Linux basée sur Arch Linux qui cherche à conserver une grande partie de la flexibilité et de la fraîcheur logicielle de sa base tout en réduisant le nombre d’opérations techniques nécessaires pour obtenir un poste de travail complet. Là où une installation Arch commence volontairement avec très peu de décisions prises à la place de l’utilisateur, Manjaro fournit directement un installateur graphique, un environnement de bureau configuré, des applications courantes et plusieurs outils destinés à administrer la machine.

Cette différence ne fait pas de Manjaro une simple « Arch avec un installateur ». La distribution utilise ses propres dépôts logiciels, ses propres paquets pour certains composants, ses propres noyaux, ses outils de détection matérielle et une organisation différente du cycle de mises à jour. Un système Manjaro ne doit donc pas être traité comme une installation Arch utilisant seulement un thème différent.

Les deux distributions partagent néanmoins une grande partie de leur culture technique. Manjaro utilise le format de paquets Arch, le gestionnaire pacman, systemd et de nombreux logiciels très proches de leurs versions upstream. L’ArchWiki reste également une ressource souvent pertinente, à condition de tenir compte des différences de dépôts et des outils spécifiques à Manjaro.

Manjaro fonctionne selon un modèle rolling release. Une machine correctement maintenue n’a pas besoin d’être réinstallée ou migrée vers une nouvelle génération tous les six mois ou tous les deux ans. Les logiciels évoluent progressivement au fil des mises à jour.

La distribution publie malgré tout des images portant des numéros de version afin de proposer régulièrement un média d’installation actualisé. La génération actuelle est Manjaro 26.1 “Bian-May”, dont la première publication date du 12 août 2026. La point release 26.1.1, datée du 25 août 2026, intègre les mises à jour Stable les plus récentes dans de nouvelles images d’installation. Pour un système Manjaro déjà installé et tenu à jour, ces nouvelles ISO ne représentent pas une migration obligatoire.

Les trois éditions x86-64 officielles principales utilisent KDE Plasma, GNOME et Xfce. Manjaro propose également des images ARM pour une sélection de plateformes mobiles et embarquées, ainsi que différentes éditions communautaires autour d’autres environnements graphiques.

Fonctionnalités

Une rolling release avec une couche de validation supplémentaire

Manjaro reprend le principe d’une distribution continuellement mise à jour mais ne livre pas immédiatement à tous ses utilisateurs les mêmes paquets que les dépôts Arch.

Le projet maintient trois branches : Stable, Testing et Unstable. Unstable est synchronisée très fréquemment avec les paquets Arch et sert aussi de point d’entrée aux composants propres à Manjaro. Les paquets passent ensuite par Testing avant d’atteindre Stable, la branche utilisée par défaut.

Il n’existe pas de délai strict entre ces étapes. Selon les mises à jour et les problèmes rencontrés, le passage vers Stable peut demander quelques jours ou plusieurs semaines. Ce tampon permet à davantage d’utilisateurs et de mainteneurs de repérer des régressions avant qu’une mise à jour n’arrive sur la majorité des machines.

Manjaro reste pourtant une rolling release. Stable ne signifie pas qu’un ensemble de versions est figé pendant plusieurs années comme sur Debian Stable ou Ubuntu LTS. Le noyau, Mesa, Plasma, GNOME, Firefox, les bibliothèques et les autres composants continuent d’évoluer régulièrement.

Ce compromis place Manjaro entre deux philosophies. Il est généralement moins immédiat qu’Arch pour les nouveautés, mais beaucoup plus évolutif qu’une distribution construite autour de versions majeures longues.

Installer le système avec une interface graphique

Manjaro utilise Calamares comme installateur graphique pour ses principales éditions. L’utilisateur peut démarrer depuis une clé USB, tester le système en session live puis lancer l’installation sans devoir construire manuellement toutes les couches de la machine.

L’installateur permet de choisir la langue, le clavier, le fuseau horaire, le disque, le partitionnement, le compte utilisateur et différentes options liées au système. Une installation simple peut utiliser automatiquement un disque entier, tandis que le partitionnement manuel reste disponible pour les configurations plus complexes.

Cette approche enlève une grande partie de la difficulté initiale associée à Arch. Le réseau, l’environnement graphique, le gestionnaire de connexion et de nombreux composants du poste sont déjà intégrés dans l’image choisie.

Le résultat reste cependant un système rolling release qui demande une maintenance régulière. La simplicité de l’installation ne transforme donc pas Manjaro en système que l’on peut laisser plusieurs années sans suivre ses mises à jour.

Trois bureaux officiels avec des approches différentes

L’édition KDE Plasma constitue l’un des visages les plus connus de Manjaro. La génération 26.1 utilise Plasma 6.7, accompagné des KDE Frameworks et de KDE Gear. L’environnement offre une interface traditionnelle très personnalisable avec panneaux, widgets, thèmes et nombreux réglages graphiques.

L’édition GNOME utilise la série GNOME 50. Elle propose une approche plus structurée autour de la vue Activités, des espaces de travail et d’un environnement moderne centré sur Wayland. Manjaro ajoute certains réglages et intégrations afin d’adapter cette base à sa propre expérience.

Xfce 4.20 constitue l’édition la plus légère des trois principales. Son interface reste traditionnelle, relativement simple à personnaliser et moins exigeante en ressources que les deux grands environnements précédents.

Ces trois éditions utilisent les mêmes dépôts Manjaro et la même logique de mises à jour. Le choix porte donc surtout sur l’interface, les applications préinstallées et la quantité de ressources utilisée par le bureau.

Des éditions communautaires autour de Cinnamon, MATE, Sway, i3, Budgie et d’autres environnements peuvent également être proposées. Elles ne doivent toutefois pas être confondues avec les trois images principales maintenues directement comme éditions officielles.

Pacman pour la base, Pamac pour une approche graphique

Comme Arch, Manjaro utilise pacman pour gérer les paquets système. Une mise à jour complète peut être exécutée avec sudo pacman -Syu, qui synchronise les dépôts puis met à niveau les composants installés.

Manjaro ajoute Pamac, disponible en ligne de commande et avec une interface graphique selon la configuration. Il permet de rechercher des logiciels, examiner leurs dépendances, les installer, les supprimer et gérer les mises à jour sans mémoriser immédiatement la syntaxe de pacman.

Cette interface rend le modèle de paquets Arch beaucoup plus accessible. Un nouvel utilisateur peut parcourir le catalogue logiciel et appliquer une mise à jour de manière proche d’un gestionnaire d’applications classique.

Pamac peut également être étendu à Flatpak et à l’AUR. Ces sources restent cependant différentes des dépôts Manjaro et ne doivent pas être considérées comme ayant le même niveau d’intégration ou de support.

Le système conserve enfin une règle importante héritée du fonctionnement Arch : les mises à jour partielles ne sont pas supportées. Ignorer durablement certains paquets tout en mettant à niveau leurs dépendances peut créer un environnement incohérent ou impossible à démarrer.

Gérer plusieurs noyaux sans ligne de commande

Manjaro possède une approche particulièrement pratique de la gestion du noyau Linux. Le Manjaro Settings Manager permet d’afficher les noyaux disponibles, de voir lesquels sont installés puis d’en ajouter ou supprimer depuis une interface graphique.

La distribution ne contraint donc pas la machine à conserver uniquement le noyau le plus récent. Un utilisateur peut garder simultanément un noyau actuel pour le matériel récent et une version LTS plus conservatrice comme solution de repli.

Lors de la sortie de Manjaro 26.1, les images principales utilisaient Linux 7.1, tandis que les séries 6.18 LTS et 6.12 LTS étaient également proposées pour des besoins de compatibilité ou de stabilité différents.

Le projet actualise régulièrement cette sélection au fil de la vie du système. Les anciennes séries arrivées en fin de support peuvent être retirées et de nouvelles deviennent disponibles sans attendre une prochaine version majeure de Manjaro.

Cette gestion simplifiée est utile après une régression matérielle. Plutôt que devoir immédiatement réparer le noyau concerné, l’utilisateur peut conserver une version connue comme fonctionnelle et la sélectionner au démarrage.

Détecter le matériel et simplifier les pilotes

Le système Manjaro Hardware Detection, ou MHWD, automatise une partie de la détection et de la configuration matérielle.

Il intervient notamment pour les pilotes graphiques et permet de choisir entre certaines solutions libres et propriétaires. Le Manjaro Settings Manager expose ces possibilités à travers une interface graphique pour éviter de demander à l’utilisateur de construire manuellement toute sa configuration de pilotes.

Cette fonction est particulièrement utile pour les GPU NVIDIA et les machines hybrides qui peuvent nécessiter une pile graphique différente de la configuration libre installée par défaut.

Manjaro maintient également des paquets de pilotes correspondant aux différentes générations de noyaux disponibles dans ses dépôts. Noyau et modules doivent évoluer ensemble, ce qui explique pourquoi la distribution prend en charge cette relation directement dans ses outils.

L’automatisation ne garantit pas qu’un changement de pilote ou de noyau ne puisse jamais provoquer de régression. Elle réduit surtout la quantité d’opérations manuelles nécessaires pour obtenir une configuration cohérente.

L’AUR reste accessible, mais ne devient pas un dépôt Manjaro

Les utilisateurs de Manjaro peuvent accéder à l’Arch User Repository, ou AUR. Pamac peut même rechercher et construire ces paquets lorsqu’on active explicitement cette fonction.

Cela ouvre l’accès à une immense quantité de logiciels : applications absentes des dépôts, versions Git, outils propriétaires, logiciels spécialisés ou projets très récents.

Cette commodité cache toutefois une distinction essentielle. Les PKGBUILD de l’AUR sont créés pour Arch Linux par sa communauté et ne sont supportés ni par Arch lorsqu’ils sont utilisés sur Manjaro, ni par l’équipe Manjaro.

Manjaro possède en outre ses propres dépôts et retarde volontairement certains paquets par rapport à Arch Stable. Un PKGBUILD écrit en supposant la présence immédiate d’une nouvelle bibliothèque Arch peut donc rencontrer une dépendance qui n’est pas encore arrivée dans Manjaro Stable.

Les paquets AUR peuvent aussi cesser de fonctionner après une mise à jour et doivent parfois être reconstruits lorsqu’un langage ou une bibliothèque majeure évolue.

L’AUR reste donc un avantage majeur de l’écosystème, mais il convient davantage de le considérer comme une source communautaire avancée que comme une extension garantie du catalogue officiel.

Flatpak pour les applications indépendantes du système

Manjaro permet également d’utiliser Flatpak afin d’installer des applications distribuées indépendamment des paquets de la distribution.

Le support peut être intégré à Pamac avec le plugin approprié. Une application Flatpak peut alors apparaître dans la même interface de recherche tout en provenant d’une infrastructure différente des dépôts Manjaro.

Cette séparation peut être utile pour installer une application graphique récente sans dépendre du moment où sa version arrive dans Stable.

Flatpak apporte cependant ses propres runtimes, utilise davantage d’espace disque dans certains cas et possède son propre cycle de mises à jour. Les applications Flatpak ne sont donc pas simplement des paquets pacman sous un autre nom.

Pour un poste de travail, la combinaison des dépôts Manjaro et de Flatpak permet souvent de couvrir une grande partie des besoins sans recourir systématiquement à l’AUR.

Une édition ARM distincte pour certains appareils

Manjaro ne se limite pas aux ordinateurs x86-64. Le projet propose également des images ARM pour une sélection d’appareils mobiles, cartes et systèmes embarqués.

Cette branche est développée par la Manjaro ARM Team et ne doit pas être considérée comme une image universelle capable de démarrer sur n’importe quelle machine ARM. Les firmwares, noyaux et procédures dépendent beaucoup plus directement de chaque appareil.

L’offre ARM permet néanmoins d’étendre la logique Manjaro à des plateformes différentes du PC classique et participe à des projets autour de machines compactes ou mobiles.

Pour un poste de travail ou un portable PC traditionnel, l’édition x86-64 reste la version de référence.

Cas d’usage

Découvrir l’écosystème Arch sans commencer par une installation manuelle

Un utilisateur intéressé par Arch peut souhaiter disposer de pacman, de logiciels récents et de l’AUR sans consacrer sa première journée au partitionnement, au chargeur d’amorçage et à la construction manuelle du bureau.

Manjaro fournit directement une session live, Calamares et un environnement KDE, GNOME ou Xfce déjà configuré. La machine devient donc utilisable beaucoup plus rapidement.

L’utilisateur peut ensuite apprendre progressivement pacman, systemd, les fichiers .pacnew, les noyaux ou la compilation de PKGBUILD à mesure que les besoins apparaissent.

Cette approche en fait un compromis intéressant entre une distribution très guidée comme Mint et une installation Arch volontairement construite composant par composant.

Utiliser un poste de travail avec des logiciels récents

Le rolling release permet de recevoir régulièrement de nouvelles versions des bureaux, navigateurs, bibliothèques, compilateurs et pilotes.

Un utilisateur qui possède du matériel récent bénéficie généralement de noyaux, Mesa et firmwares plus actuels que ceux d’une distribution LTS conservatrice.

Le passage par Testing avant Stable ajoute un délai, mais cherche précisément à éviter que chaque nouveauté Arch arrive immédiatement sur toutes les machines Manjaro.

Ce fonctionnement convient bien à quelqu’un qui veut un poste moderne et régulièrement actualisé sans chercher nécessairement à recevoir chaque paquet dès sa publication.

Construire une machine de développement moderne

Manjaro fournit un environnement adapté aux développeurs qui veulent accéder rapidement à des versions récentes de GCC, Clang, Python, Rust, Go, Java, Node.js, conteneurs, bibliothèques et outils système.

La proximité avec Arch facilite également l’utilisation d’une documentation technique très vaste et l’AUR peut fournir des IDE, SDK ou outils moins courants absents des dépôts Manjaro.

Pamac permet de gérer graphiquement une partie de cet environnement, tandis que pacman reste disponible pour les workflows en terminal.

Il faut en contrepartie accepter que les bibliothèques système évoluent régulièrement. Un projet nécessitant une base strictement identique pendant plusieurs années sera souvent mieux isolé dans des conteneurs, environnements virtuels ou machines virtuelles.

Utiliser plusieurs noyaux sur une machine aux besoins particuliers

Un ordinateur récent peut fonctionner avec le noyau courant afin de profiter des derniers pilotes, tout en conservant un noyau LTS en solution de secours.

Cette stratégie est simple à mettre en place grâce au Manjaro Settings Manager et peut s’avérer particulièrement utile sur un portable avec GPU dédié, une station de création ou une machine dont certains périphériques réagissent différemment selon les générations du noyau.

En cas de régression, le menu de démarrage permet de sélectionner un noyau précédent avant de corriger ou attendre une nouvelle mise à jour.

Ce fonctionnement donne à Manjaro une souplesse intéressante pour les utilisateurs qui veulent suivre Linux de près sans dépendre d’un seul noyau installé.

Personnaliser fortement le bureau sans construire tout le système

Manjaro permet de choisir dès le départ entre trois environnements très différents puis de continuer à les personnaliser avec leurs propres mécanismes.

Plasma peut être profondément modifié depuis son interface graphique. GNOME peut adopter une organisation différente grâce à ses extensions. Xfce permet de réorganiser panneaux, menus et raccourcis tout en conservant un environnement relativement léger.

Des éditions communautaires élargissent encore ces possibilités pour les personnes intéressées par Cinnamon, Sway, i3 ou d’autres environnements.

Manjaro convient donc aux utilisateurs qui veulent beaucoup de liberté dans leur bureau mais préfèrent commencer avec un ensemble déjà fonctionnel plutôt qu’une base minimale.

Conclusion

Manjaro occupe une position intermédiaire assez particulière dans l’écosystème Linux. Il reprend la rolling release, pacman et une grande partie de la flexibilité d’Arch, mais construit autour d’eux une expérience beaucoup plus guidée grâce à Calamares, Pamac, MHWD, la gestion graphique des noyaux et des bureaux déjà configurés.

Cette simplification ne supprime pas la nature de la distribution. Une machine Manjaro reste un système continuellement mis à jour dont les composants peuvent changer de génération sans attendre une grande migration annuelle. Lire les annonces de mises à jour, surveiller les fichiers de configuration et maintenir régulièrement le système reste une bonne pratique.

Le choix de dépôts indépendants constitue probablement la différence la plus importante avec Arch. Manjaro accepte de recevoir certaines nouveautés plus tard afin de créer une étape supplémentaire de test avant Stable. Ce délai peut réduire certaines régressions, mais il rend également incorrecte l’idée selon laquelle Manjaro serait simplement Arch avec quelques outils graphiques.

Cette indépendance devient particulièrement visible avec l’AUR. Manjaro en offre l’accès, mais les recettes communautaires sont construites en premier lieu pour l’état actuel d’Arch. Plus l’utilisateur dépend de l’AUR, plus il doit comprendre cette différence et accepter de résoudre occasionnellement une incompatibilité.

Face à Ubuntu ou Mint, Manjaro fournit généralement des composants plus récents et un système plus évolutif. Face à Arch, il prend beaucoup plus de décisions initiales et automatise plusieurs opérations d’administration. Ce compromis réduit la difficulté sans retirer complètement la nécessité de comprendre la machine.

Pour quelqu’un qui veut un Linux moderne, personnalisable et continuellement actualisé, proche de l’écosystème Arch mais nettement plus rapide à installer et à administrer au quotidien, Manjaro reste une proposition cohérente. Il demande toutefois davantage de suivi qu’une distribution LTS et n’a pas vocation à transformer une rolling release en système entièrement passif.

Points d’attention

  • Manjaro est une rolling release malgré les numéros 26.1 ou 26.1.1 : ces numéros identifient principalement des générations d’images d’installation. Un système déjà installé et correctement mis à jour n’a pas besoin d’être réinstallé à chaque nouvelle ISO.

  • Manjaro 26.1.1 “Bian-May” est l’image stable actuelle lors de cette vérification : elle est datée du 25 août 2026 et intègre la première point release de la série 26.1 après la publication initiale du 12 août.

  • Manjaro n’utilise pas directement les dépôts officiels Arch : il maintient ses propres branches Stable, Testing et Unstable. Stable reçoit généralement les paquets après une période supplémentaire de test dont la durée n’est pas fixe.

  • Stable ne signifie pas “figé” : les noyaux, environnements graphiques, pilotes et bibliothèques continuent d’être régulièrement remplacés par de nouvelles versions. Le terme désigne la branche Manjaro considérée comme prête pour l’usage général.

  • Les mises à jour partielles ne sont pas supportées : bloquer durablement certains paquets tout en mettant à jour leurs dépendances peut provoquer un système incohérent. Les mises à niveau doivent normalement faire progresser l’ensemble des paquets concernés.

  • Les annonces de mises à jour restent importantes : certaines évolutions peuvent nécessiter une intervention, la fusion d’un fichier .pacnew, le changement d’un pilote ou l’abandon d’un noyau arrivé en fin de vie.

  • L’AUR n’est pas supporté par Manjaro : les PKGBUILD sont créés par la communauté Arch et ne sont pas vérifiés par l’équipe Manjaro. Leur utilisation se fait sous la responsabilité de l’utilisateur.

  • Le décalage entre Arch et Manjaro peut affecter certains paquets AUR : une recette peut dépendre d’une bibliothèque déjà publiée dans Arch mais pas encore arrivée dans Manjaro Stable. Les paquets AUR peuvent également nécessiter une reconstruction après certaines mises à jour majeures.

  • Pamac simplifie la gestion des logiciels mais ne transforme pas toutes les sources en dépôts officiels : les paquets Manjaro, Flatpak et recettes AUR peuvent apparaître dans une interface proche, mais leurs niveaux de support et leurs mécanismes restent différents.

  • La gestion de plusieurs noyaux demande tout de même de surveiller leur état de support : Manjaro facilite leur installation et leur suppression, mais les séries arrivées en fin de vie doivent être remplacées par un noyau encore maintenu.

  • Les éditions communautaires ne possèdent pas nécessairement le même niveau de maintenance que KDE Plasma, GNOME et Xfce : elles peuvent être excellentes, mais dépendent d’équipes et de cycles distincts des trois principales éditions officielles.

  • Manjaro n’a pas une licence unique : la distribution rassemble des milliers de logiciels sous leurs propres licences libres ou open source, tandis que les différents outils développés par le projet peuvent eux-mêmes utiliser des licences différentes.