Présentation

DreamWorks Animation est un studio américain spécialisé dans le cinéma et les séries d’animation, dont l’histoire commence en 1994 avec la création de DreamWorks SKG par Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg et David Geffen.

L’animation constitue dès l’origine l’un des piliers du nouveau studio.

Sous l’impulsion de Jeffrey Katzenberg, ancien dirigeant de Disney, DreamWorks cherche à construire une alternative ambitieuse aux grands acteurs historiques de l’animation américaine.

Ses premiers longs métrages apparaissent en 1998 avec Antz et The Prince of Egypt.

DreamWorks développe alors plusieurs approches en parallèle : animation traditionnelle, images de synthèse, collaborations avec d’autres studios et projets destinés aussi bien au jeune public qu’aux adultes.

Le véritable tournant arrive en 2001 avec Shrek.

La comédie détourne les codes du conte de fées, impose un humour plus irrévérencieux et devient un phénomène mondial. Elle remporte également le tout premier Oscar du meilleur film d’animation.

DreamWorks transforme ensuite plusieurs de ses créations en grandes franchises : Shrek, Madagascar, Kung Fu Panda, How to Train Your Dragon, Trolls, The Croods, The Boss Baby et The Bad Guys.

En 2004, l’activité animation est séparée du reste de DreamWorks et devient DreamWorks Animation SKG, société indépendante cotée en Bourse.

Une nouvelle transformation intervient en 2016 lorsque NBCUniversal, filiale de Comcast, acquiert DreamWorks Animation.

Le studio rejoint alors Universal Filmed Entertainment Group et développe progressivement ses personnages au cinéma, à la télévision, dans les parcs à thème, les produits dérivés et différentes expériences numériques.

DreamWorks Animation reste aujourd’hui l’un des principaux studios mondiaux d’animation.

Histoire

1994 — Naissance de DreamWorks

En octobre 1994, Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg et David Geffen fondent DreamWorks SKG.

Les initiales SKG correspondent aux noms des trois fondateurs.

L’ambition est considérable : créer un nouveau grand studio capable de produire du cinéma, de la télévision, de la musique et de l’animation.

La création de DreamWorks représente alors un événement rare dans une industrie dominée depuis longtemps par les mêmes majors.

Jeffrey Katzenberg, qui vient de quitter Disney après avoir joué un rôle majeur dans la renaissance du studio d’animation au début des années 1990, prend naturellement une place centrale dans le développement de l’activité animation.

DreamWorks commence ainsi à construire ses propres équipes tout en recherchant des partenaires technologiques capables d’accélérer son développement.

PDI et l’animation numérique

DreamWorks se rapproche rapidement de Pacific Data Images, généralement appelé PDI.

Fondé en 1980, PDI possède déjà une solide expérience dans les images de synthèse et les effets numériques.

DreamWorks prend d’abord une participation dans la société avant d’en acquérir progressivement le contrôle complet.

Cette collaboration devient fondamentale pour la stratégie du studio.

Alors que Pixar démontre avec Toy Story le potentiel du long métrage entièrement réalisé en images de synthèse, DreamWorks décide lui aussi d’investir massivement dans cette nouvelle forme d’animation.

1998 — Antz

Le premier long métrage d’animation DreamWorks à sortir en salles est Antz, en 1998.

Réalisé en images de synthèse, le film raconte l’histoire de Z, une fourmi ouvrière qui refuse la place que la colonie lui impose.

Avec les voix de Woody Allen, Sharon Stone et Gene Hackman dans sa version originale, Antz se distingue par un humour et des thèmes destinés également au public adulte.

Le film arrive quelques semaines avant A Bug’s Life de Pixar, donnant naissance à l’une des premières grandes confrontations entre les nouveaux studios d’animation numérique.

1998 — The Prince of Egypt

Quelques mois après Antz, DreamWorks sort The Prince of Egypt.

Le film raconte l’histoire de Moïse dans une production d’animation traditionnelle particulièrement ambitieuse.

DreamWorks cherche ici un ton très différent de celui de ses concurrents, avec une mise en scène spectaculaire, des thèmes dramatiques et une importante dimension musicale.

La chanson When You Believe, interprétée notamment par Whitney Houston et Mariah Carey dans sa version commerciale, remporte l’Oscar de la meilleure chanson originale.

The Prince of Egypt devient l’une des œuvres emblématiques des premières années de DreamWorks Animation.

Une animation aux styles multiples

À ses débuts, DreamWorks ne choisit pas immédiatement entre animation traditionnelle et images de synthèse.

Le studio produit ainsi The Road to El Dorado en animation 2D, tout en poursuivant ses expérimentations numériques.

Cette diversité lui permet de chercher sa propre identité.

DreamWorks développe également une collaboration avec le studio britannique Aardman Animations, spécialiste de l’animation en volume.

Le premier résultat majeur de cette association est Chicken Run, sorti en 2000.

Le film rencontre un important succès et renforce la capacité de DreamWorks à proposer des univers visuellement très différents.

2001 — Shrek change tout

En 2001, DreamWorks sort Shrek.

Adapté librement du livre de William Steig, le film raconte l’histoire d’un ogre solitaire obligé de secourir la princesse Fiona avec l’aide d’un âne particulièrement bavard.

Mais Shrek se distingue surtout par sa manière de détourner les contes traditionnels.

Le film joue avec les clichés des princesses, des princes charmants et des créatures fantastiques tout en multipliant les références contemporaines.

Son humour s’adresse à plusieurs générations.

Le succès est immense.

Shrek devient rapidement le personnage emblématique de DreamWorks.

Le premier Oscar du meilleur film d’animation

L’année suivante, Shrek remporte le tout premier Oscar du meilleur film d’animation de l’histoire.

La catégorie venait d’être créée par l’Academy.

Cette victoire possède une forte valeur symbolique.

DreamWorks Animation n’a alors que quelques années d’existence, mais parvient déjà à s’imposer face aux acteurs les plus puissants du secteur.

Le succès encourage le studio à développer davantage l’animation numérique et les franchises capables de revenir régulièrement au cinéma.

Spirit et les dernières grandes productions 2D

DreamWorks continue encore quelque temps à produire des films reposant fortement sur l’animation traditionnelle.

Spirit: Stallion of the Cimarron, sorti en 2002, raconte le parcours d’un mustang sauvage dans l’Ouest américain.

Le film privilégie les mouvements, la musique et les expressions plutôt qu’une anthropomorphisation complète de son héros.

Sinbad: Legend of the Seven Seas, sorti en 2003, constitue également l’une des dernières grandes productions 2D du studio.

Face à l’évolution du marché, DreamWorks concentre ensuite progressivement son activité cinématographique sur l’animation numérique.

2004 — Shrek 2

Shrek 2 sort en 2004.

Le film développe l’univers de Far Far Away et introduit notamment Puss in Boots, doublé par Antonio Banderas dans la version originale.

Son succès dépasse encore celui du premier épisode.

Shrek devient une véritable franchise mondiale et fournit au studio une propriété capable de se décliner en suites, films dérivés, télévision, jeux, spectacles et attractions.

Le personnage de Puss in Boots obtiendra lui-même sa propre série de films.

2004 — DreamWorks Animation devient indépendant

L’année 2004 représente également un tournant industriel.

Jusque-là, DreamWorks Animation constitue une division de DreamWorks Studios.

Le 27 octobre 2004, l’activité animation est officiellement séparée du reste de la société.

Le lendemain, les actions de DreamWorks Animation SKG commencent à être cotées en Bourse.

Le studio devient ainsi une entreprise autonome spécialisée presque exclusivement dans l’animation et les propriétés familiales.

Jeffrey Katzenberg reste au cœur de cette nouvelle structure.

Cette indépendance permet à DreamWorks Animation de concentrer ses ressources sur une production régulière de longs métrages.

2005 — Madagascar

En 2005, DreamWorks lance une nouvelle franchise avec Madagascar.

Alex le lion, Marty le zèbre, Melman la girafe et Gloria l’hippopotame quittent accidentellement le zoo de Central Park pour se retrouver dans la nature.

Le film adopte une esthétique très stylisée et un rythme comique rapide.

Son succès entraîne plusieurs suites et productions dérivées.

Les pingouins de Madagascar deviennent notamment des personnages suffisamment populaires pour obtenir leur propre série télévisée puis leur propre long métrage.

Wallace & Gromit et Aardman

La collaboration entre DreamWorks et Aardman se poursuit avec Wallace & Gromit: The Curse of the Were-Rabbit, sorti en 2005.

Le film transpose au long métrage les célèbres personnages créés par Nick Park.

Il remporte l’Oscar du meilleur film d’animation.

Flushed Away, sorti en 2006, constitue ensuite une autre collaboration importante entre les deux sociétés, cette fois avec une esthétique inspirée de la pâte à modeler mais réalisée en images de synthèse.

Le partenariat entre DreamWorks et Aardman prend ensuite fin, les deux studios poursuivant leurs chemins séparément.

2008 — Kung Fu Panda

En 2008, DreamWorks dévoile Kung Fu Panda.

Le film suit Po, panda passionné de kung-fu qui se retrouve contre toute attente désigné comme le Guerrier Dragon.

L’humour du personnage s’accompagne d’un véritable respect pour les films d’arts martiaux et d’une animation particulièrement dynamique.

Le succès permet de développer plusieurs suites et séries télévisées.

Po rejoint rapidement Shrek parmi les figures les plus reconnaissables du studio.

2010 — How to Train Your Dragon

En 2010, DreamWorks adapte les livres de Cressida Cowell avec How to Train Your Dragon.

Le film raconte la relation entre le jeune Viking Hiccup et le dragon Toothless.

La production se distingue par ses séquences de vol, son univers nordique et surtout par la relation émotionnelle entre ses deux protagonistes.

Le film connaît un important succès critique et public.

Deux suites approfondissent ensuite l’histoire en faisant véritablement vieillir les personnages.

La trilogie devient l’une des œuvres les plus appréciées du catalogue DreamWorks.

Des franchises nombreuses

Durant les années 2010, DreamWorks développe un portefeuille de plus en plus vaste.

The Croods explore une famille préhistorique confrontée à un monde en transformation.

Trolls transforme les célèbres figurines en univers musical extrêmement coloré.

The Boss Baby joue sur le contraste entre univers familial et parodie du monde de l’entreprise.

Le studio développe également Megamind, Rise of the Guardians, Turbo, Home ou Mr. Peabody & Sherman.

Tous ne deviennent pas des franchises de la même ampleur, mais ils démontrent la volonté du studio de tester régulièrement de nouveaux concepts.

2013 — DreamWorks se développe à la télévision

En 2013, DreamWorks Animation accélère fortement son activité télévisuelle grâce à un important accord avec Netflix.

Le studio développe alors des centaines d’heures de programmes destinés aux enfants et aux familles.

Plusieurs séries prolongent des univers cinématographiques, comme All Hail King Julien, The Adventures of Puss in Boots ou The Boss Baby: Back in Business.

D’autres permettent de revisiter des propriétés connues telles que Voltron Legendary Defender et She-Ra and the Princesses of Power.

DreamWorks travaille également avec Guillermo del Toro sur Trollhunters et l’univers Tales of Arcadia.

La télévision devient progressivement une activité importante du studio.

2016 — NBCUniversal acquiert DreamWorks Animation

En 2016, NBCUniversal annonce l’acquisition de DreamWorks Animation pour environ 3,8 milliards de dollars.

L’opération est finalisée le 22 août 2016.

DreamWorks Animation rejoint alors Universal Filmed Entertainment Group.

La société cesse d’être une entreprise indépendante cotée en Bourse et devient une composante du groupe NBCUniversal, lui-même contrôlé par Comcast.

Cette acquisition apporte à NBCUniversal un immense portefeuille de personnages et de franchises familiales.

Pour DreamWorks, elle ouvre l’accès à l’écosystème de distribution, de télévision, de streaming, de produits dérivés et de parcs à thème du groupe Universal.

DreamWorks et Universal Pictures

Après l’acquisition, Universal Pictures devient le principal distributeur des nouveaux longs métrages DreamWorks Animation.

Les deux marques restent néanmoins clairement identifiables.

DreamWorks conserve son identité créative, son logo et ses équipes, tandis que Universal fournit notamment son infrastructure mondiale de distribution.

Cette organisation rapproche DreamWorks d’Illumination, autre grand studio d’animation lié à Universal, tout en laissant aux deux structures des styles et catalogues distincts.

2019 — La fin de la trilogie Dragons

How to Train Your Dragon: The Hidden World, sorti en 2019, conclut la trilogie consacrée à Hiccup et Toothless.

Le film offre une véritable conclusion au parcours commencé neuf ans plus tôt.

Cette capacité à faire grandir les personnages et à accepter une fin distingue particulièrement la saga dans le catalogue du studio.

L’univers continuera néanmoins à vivre à travers différentes productions et adaptations.

2020 — Trolls World Tour et la pandémie

En 2020, Trolls World Tour se retrouve au centre d’un bouleversement majeur de l’industrie cinématographique.

La pandémie de Covid-19 entraîne la fermeture de nombreuses salles.

Universal décide alors de proposer rapidement le film en vidéo à la demande tout en conservant une exploitation cinématographique limitée là où elle reste possible.

Cette décision provoque d’importants débats avec les exploitants de salles.

Elle devient l’un des événements symboliques de l’évolution accélérée des fenêtres de diffusion pendant la pandémie.

2022 — The Bad Guys

En 2022, DreamWorks lance The Bad Guys, adapté des livres d’Aaron Blabey.

Le film adopte une direction artistique plus graphique que de nombreuses productions précédentes du studio.

Les personnages et décors mélangent animation 3D et influences provenant de l’illustration et de l’animation 2D.

Cette évolution visuelle reflète une transformation plus générale de l’animation américaine après plusieurs décennies dominées par un rendu 3D relativement réaliste.

Le succès du film conduit à une suite sortie en 2025.

Puss in Boots: The Last Wish

Toujours dans l’univers de Shrek, DreamWorks sort Puss in Boots: The Last Wish en 2022.

Plus de dix ans après le premier film consacré au personnage, cette nouvelle aventure adopte elle aussi une esthétique beaucoup plus stylisée.

Le récit confronte Puss à la découverte qu’il a déjà utilisé huit de ses neuf vies.

Le film combine humour, aventure et réflexion sur la mortalité.

Son accueil critique contribue à renforcer l’intérêt pour l’univers de Shrek avant son futur retour.

2024 — The Wild Robot

En 2024, DreamWorks sort The Wild Robot, adapté du roman de Peter Brown.

Le film suit Roz, un robot échoué sur une île sauvage qui doit progressivement apprendre à communiquer avec les animaux et à s’occuper d’un jeune oison.

Réalisé par Chris Sanders, le film adopte une esthétique picturale qui s’éloigne du rendu numérique traditionnel.

Il rencontre un important succès critique et public.

The Wild Robot illustre une évolution importante de DreamWorks vers des directions artistiques plus variées et une animation qui laisse davantage apparaître la texture et le geste graphique.

Une nouvelle génération visuelle

Cette évolution n’est pas limitée à un seul film.

The Bad Guys et Puss in Boots: The Last Wish expérimentent eux aussi des images plus graphiques, des mouvements volontairement stylisés et des influences venues de la bande dessinée ou de l’animation traditionnelle.

DreamWorks montre ainsi qu’un studio créé au moment de l’essor de l’image de synthèse peut continuer à faire évoluer son langage visuel.

Cette recherche permet également à ses différentes productions de posséder des identités plus distinctes.

2025 — Une année particulièrement active

DreamWorks poursuit son activité en 2025 avec plusieurs productions importantes.

Dog Man, adapté des livres de Dav Pilkey, rejoint le catalogue du studio.

The Bad Guys 2 poursuit les aventures de la bande de criminels devenue héroïque.

Gabby’s Dollhouse: The Movie transpose au cinéma l’une des propriétés télévisuelles populaires de DreamWorks.

Le catalogue officiel du studio comprend également la nouvelle adaptation en prises de vues réelles de How to Train Your Dragon, développée à partir de l’univers créé par la trilogie animée.

DreamWorks fonctionne désormais comme une marque capable de faire circuler ses propriétés entre cinéma, télévision, produits dérivés et expériences physiques.

2026 — Plus de trente ans d’animation

En 2026, DreamWorks Animation poursuit son activité au sein de NBCUniversal.

Son campus de Glendale accueille plus d’un millier de collaborateurs liés à la production de longs métrages, parmi lesquels de nombreux artistes, animateurs, ingénieurs et spécialistes des technologies numériques.

Le studio possède désormais plus de trente ans d’histoire.

Son catalogue réunit aussi bien des créations originales que de vastes franchises internationales.

Le film original Forgotten Island rejoint notamment sa production en 2026.

Parallèlement, DreamWorks prépare le retour de son personnage le plus emblématique avec Shrek 5, annoncé pour 2027.

Le studio continue donc à alterner nouvelles créations et prolongement de ses univers historiques.

Ce qui le distingue

Un ton immédiatement identifiable

DreamWorks s’est rapidement différencié par son humour.

Dès Antz puis surtout Shrek, le studio développe des films capables de s’adresser simultanément aux enfants et aux adultes.

Les références culturelles, la parodie et les personnages imparfaits occupent souvent une place importante.

Cette approche lui permet de proposer une alternative aux modèles plus traditionnels du conte animé.

Des héros loin des modèles classiques

Les protagonistes DreamWorks correspondent rarement au héros parfait.

Shrek est un ogre qui souhaite qu’on le laisse tranquille.

Po est un panda maladroit obsédé par le kung-fu.

Hiccup ne correspond pas aux attentes de son peuple viking.

Les personnages de The Bad Guys commencent comme criminels.

Roz, dans The Wild Robot, est une machine obligée d’apprendre progressivement ce que signifie prendre soin des autres.

Cette affection pour les héros inattendus constitue l’un des fils conducteurs du studio.

Un portefeuille exceptionnel de franchises

DreamWorks possède plusieurs des franchises les plus importantes de l’animation contemporaine.

Shrek, Madagascar, Kung Fu Panda, How to Train Your Dragon, Trolls, The Boss Baby, The Croods et The Bad Guys peuvent être développés sur plusieurs films et supports.

Cette richesse permet au studio d’alterner nouvelles créations et retours vers des univers déjà connus du public.

Une place importante dans l’histoire de l’animation numérique

DreamWorks accompagne pratiquement toute l’évolution du long métrage en images de synthèse.

Antz appartient à la première génération de films entièrement réalisés en 3D.

Shrek pousse plus loin l’animation des personnages et des environnements.

Les productions suivantes améliorent progressivement les cheveux, les tissus, la lumière, les foules, l’eau et les paysages.

Plus récemment, le studio remet en question le réalisme numérique avec des œuvres aux styles graphiques beaucoup plus affirmés.

Des technologies au service des artistes

DreamWorks possède historiquement une forte culture technologique.

L’intégration de PDI joue un rôle fondamental dans son développement initial.

Le studio construit ensuite ses propres outils et infrastructures pour la production d’images numériques.

Cette relation entre ingénierie et création reste essentielle : les nouvelles technologies ne constituent pas seulement une recherche technique, mais un moyen de donner aux réalisateurs et artistes davantage de possibilités visuelles.

Du cinéma à un univers de divertissement plus large

Depuis son intégration à NBCUniversal, DreamWorks dépasse largement le long métrage.

Ses personnages apparaissent dans des séries, jeux, produits dérivés, spectacles et attractions.

Des univers comme Shrek, Dragons, Kung Fu Panda ou Trolls disposent ainsi d’une présence qui dépasse les films eux-mêmes.

Cette extension permet à DreamWorks de toucher de nouvelles générations sans dépendre uniquement de la sortie régulière de suites au cinéma.

À savoir

  • DreamWorks Animation fait remonter son histoire à 1994, année de création de DreamWorks SKG.
  • DreamWorks SKG est fondé par Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg et David Geffen.
  • Jeffrey Katzenberg joue un rôle central dans la création et le développement de l’activité animation.
  • DreamWorks développe très tôt une collaboration importante avec Pacific Data Images (PDI).
  • Antz, sorti en 1998, est le premier long métrage d’animation DreamWorks distribué en salles.
  • The Prince of Egypt sort également en 1998 et devient l’un des grands films des débuts du studio.
  • DreamWorks collabore avec Aardman Animations sur des films comme Chicken Run et Wallace & Gromit: The Curse of the Were-Rabbit.
  • Shrek, sorti en 2001, transforme profondément l’histoire du studio.
  • Shrek remporte le premier Oscar du meilleur film d’animation décerné par l’Academy.
  • Spirit: Stallion of the Cimarron sort en 2002.
  • Shrek 2 devient un immense succès en 2004.
  • Le 27 octobre 2004, DreamWorks Animation est séparé de DreamWorks Studios.
  • Ses actions commencent à être cotées en Bourse le 28 octobre 2004.
  • Madagascar lance une nouvelle grande franchise en 2005.
  • Kung Fu Panda débute en 2008.
  • How to Train Your Dragon débute en 2010.
  • The Croods sort en 2013.
  • DreamWorks développe fortement sa production télévisuelle à partir de 2013, notamment grâce à un important accord avec Netflix.
  • Trolls sort en 2016.
  • NBCUniversal acquiert DreamWorks Animation en août 2016.
  • L’opération valorise DreamWorks Animation à environ 3,8 milliards de dollars.
  • DreamWorks Animation devient alors une composante de Universal Filmed Entertainment Group.
  • Universal Pictures assure la distribution des nouvelles productions cinématographiques du studio.
  • How to Train Your Dragon: The Hidden World conclut la trilogie principale en 2019.
  • Trolls World Tour joue un rôle important dans les débats sur la distribution numérique pendant la pandémie de 2020.
  • The Bad Guys sort en 2022 avec une direction artistique plus stylisée.
  • Puss in Boots: The Last Wish poursuit la même année l’univers de Shrek avec une nouvelle approche visuelle.
  • The Wild Robot, réalisé par Chris Sanders, sort en 2024.
  • DreamWorks développe des films, mais également de nombreuses séries d’animation pour différentes plateformes.
  • Le studio est à l’origine de franchises comme Shrek, Madagascar, Kung Fu Panda, How to Train Your Dragon, Trolls, The Boss Baby, The Croods et The Bad Guys.
  • En 2024, NBCUniversal indiquait que les films DreamWorks Animation avaient dépassé 17 milliards de dollars de recettes mondiales cumulées.
  • Dog Man et The Bad Guys 2 rejoignent le catalogue en 2025.
  • Forgotten Island sort en 2026.
  • Shrek 5 est prévu pour 2027.
  • En 2026, DreamWorks Animation reste une division de NBCUniversal, au sein de l’écosystème Universal.