De la vie heureuse (ou De vita beata), traité stoïcien de Sénèque écrit vers 58 apr. J.-C., définit le bonheur comme la vertu et l'accord avec la raison (nature), et non comme la possession de biens matériels.
L'œuvre répond aux critiques accusant Sénèque d'hypocrisie (un stoïcien riche) en établissant que :
Le souverain bien réside dans la vertu, qui procure une autonomie intérieure indestructible face aux aléas de la fortune. Les richesses, l'exil ou la mort sont des « indifférents » : ils ne nuisent pas au sage s'il ne s'y attache pas émotionnellement. La vie heureuse est celle qui suit la droite raison, permettant de jouir des biens extérieurs sans en devenir l'esclave. En définitive, le bonheur est un état moral stable, accessible uniquement par la maîtrise de soi et le détachement des plaisirs éphémères prônés par l'épicurisme.