Assassin's Creed IV Black Flag
Jeu vidéo 2013 Action Aventure Science-fiction Fantasy Historique Infiltration Monde ouvert Bac à sable

Assassin's Creed IV Black Flag

Dans les Caraïbes de 1715, le pirate Edward Kenway prend possession du Jackdaw et poursuit fortune et liberté avant d’être entraîné dans la guerre entre Assassins et Templiers.

Informations

Type
Jeu vidéo
Sortie
2013-10-29
Genres
Action, Aventure, Science-fiction, Fantasy, Historique, Infiltration, Monde ouvert, Bac à sable
Plateformes
PlayStation 4, PlayStation 3, Xbox One, Nintendo Switch, PC, Xbox 360, Nintendo Wii U
Moteur
AnvilNext
Modes de jeu
Single player, Multiplayer, Co-operative

Synopsis

Assassin's Creed IV Black Flag

Caraïbes, 1715. Edward Kenway est un jeune marin gallois devenu corsaire puis pirate, convaincu que la richesse et la liberté se trouvent de l’autre côté de l’Atlantique.

Après un affrontement en mer, il récupère la tenue d’un Assassin et découvre l’existence d’une affaire capable de lui rapporter beaucoup d’argent. Edward ne connaît pourtant ni la Confrérie ni les Templiers et ne partage encore aucune de leurs convictions.

Son opportunisme l’entraîne néanmoins au cœur de leur conflit.

Les Templiers recherchent un lieu mystérieux appelé l’Observatoire, dont les capacités pourraient leur permettre de surveiller des individus à distance. Edward comprend rapidement la valeur d’un tel secret et tente d’en tirer profit, sans mesurer immédiatement les conséquences de ses choix.

Parallèlement, il rejoint la communauté pirate qui s’est développée dans les Caraïbes et croise certaines des figures les plus célèbres de cette période : Edward Thatch, surnommé Barbe Noire, Charles Vane, Calico Jack, Anne Bonny ou Mary Read.

À bord du Jackdaw, Edward poursuit navires, trésors et occasions de s’enrichir tout en cherchant à préserver l’indépendance à laquelle les pirates aspirent.

Mais les années passent, les alliances se brisent et la liberté rêvée se révèle plus fragile que prévu.

Ce qui ressemblait d’abord à une aventure construite autour de l’or et de la réputation oblige progressivement Edward à décider ce qu’il souhaite réellement faire de la vie qu’il s’est choisie.

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Présentation

Présentation

Assassin’s Creed IV: Black Flag commence par déplacer le centre de gravité de la série.

La ville n’est plus le seul espace qui relie les missions.

C’est la mer.

Les Caraïbes deviennent un vaste territoire composé d’îles, de ports, de petites colonies, de jungles, de forts et de grandes villes comme La Havane, Kingston ou Nassau. Entre ces lieux s’étend un espace maritime que le joueur parcourt directement à bord du Jackdaw.

Cette continuité change profondément le rythme de l’aventure.

Edward peut quitter une île, rejoindre son navire, prendre la barre et partir vers un objectif situé plusieurs kilomètres plus loin sans que la navigation ne soit réduite à une simple transition abstraite. Sur le trajet, un bâtiment marchand peut apparaître, une frégate beaucoup plus dangereuse croiser sa route ou une petite île donner envie d’interrompre le voyage.

La mer devient ainsi un espace de décision.

Le Jackdaw constitue naturellement le cœur de cette nouvelle structure.

Edward peut améliorer sa coque, renforcer son armement et augmenter différentes capacités afin d’affronter progressivement des bâtiments plus puissants. Canons latéraux, tirs de précision, mortiers et autres armes donnent aux combats navals plusieurs manières d’endommager un adversaire selon sa position.

Le vent et les vagues participent à la sensation de navigation, mais le système cherche surtout à rester immédiatement lisible. Il faut orienter le navire correctement, choisir quand tirer et éviter de présenter son propre flanc au mauvais moment.

Une bataille ne s’arrête pas nécessairement lorsque le bâtiment ennemi est suffisamment endommagé.

Edward peut l’aborder.

Le Jackdaw vient alors au contact du navire adverse et son équipage passe à l’attaque. Le joueur quitte la barre, se balance parfois jusqu’au pont ennemi et participe directement à l’affrontement jusqu’à la reddition de l’équipage adverse.

Le butin récupéré sert notamment à améliorer le Jackdaw.

Cette boucle donne une cohérence particulière à la progression : attaquer des navires fournit les ressources permettant de renforcer son propre bâtiment, ce qui ouvre ensuite la possibilité de s’attaquer à des cibles plus dangereuses.

Black Flag transforme ainsi un système encore relativement séparé dans Assassin’s Creed III en l’une de ses mécaniques principales.

La navigation ne remplace pourtant pas le jeu d’Assassin.

À terre, Edward conserve le parkour, la Lame secrète, les assassinats aériens et la discrétion sociale hérités des épisodes précédents. La Havane offre des rues et des toits particulièrement adaptés aux déplacements urbains, tandis que les plantations, jungles et petites colonies demandent davantage d’utiliser la végétation et les éléments naturels.

Edward dispose également d’un arsenal correspondant à sa double identité.

Deux sabres peuvent être employés au corps à corps, tandis que plusieurs pistolets lui permettent d’enchaîner des tirs rapides. Les Lames secrètes restent disponibles pour les éliminations discrètes, et la sarbacane ajoute plusieurs possibilités d’infiltration en permettant notamment de neutraliser temporairement certains ennemis ou de provoquer le chaos dans leurs rangs.

Le résultat correspond parfaitement au personnage.

Edward peut infiltrer silencieusement une plantation, éliminer une cible depuis les hauteurs puis, quelques minutes plus tard, dégainer ses sabres et ses pistolets au milieu d’un abordage.

Il n’est jamais seulement pirate ou Assassin.

Cette ambiguïté est également au cœur de son histoire.

Contrairement à Altaïr, Ezio ou Connor, Edward ne commence pas son aventure avec une véritable relation à la Confrérie. Il récupère d’abord les vêtements d’un Assassin parce qu’ils lui sont utiles et poursuit ses secrets parce qu’ils semblent pouvoir lui rapporter de l’argent.

Le Credo arrive après.

Ce choix permet au jeu de présenter la guerre entre Assassins et Templiers depuis une perspective différente. Edward n’a aucune raison initiale de considérer un camp comme le sien. Il rencontre leurs représentants, observe leurs méthodes et découvre progressivement les conséquences de son propre opportunisme.

Les pirates constituent alors un troisième espace idéologique.

Nassau incarne leur volonté de construire une société libérée de l’autorité des grands empires européens. Leur projet repose sur l’indépendance, le partage du butin et le refus d’un ordre qui leur serait imposé depuis l’extérieur.

Cette liberté possède évidemment ses contradictions.

Les pirates peuvent défendre leur autonomie tout en restant violents, instables et profondément divisés. Leur république improvisée dépend de personnalités dont les ambitions ou les tempéraments ne vont pas toujours dans la même direction.

Le jeu utilise plusieurs personnages historiques pour donner un visage à cette époque.

Barbe Noire n’est pas seulement une figure spectaculaire destinée à décorer l’âge d’or de la piraterie. Sa relation avec Edward permet d’aborder l’écart entre la légende que les pirates construisent autour d’eux et la réalité beaucoup moins romantique de leur existence.

Anne Bonny, Mary Read et Adéwalé occupent également une place importante dans l’évolution d’Edward et dans la manière dont il finit par regarder ses propres choix.

Car derrière le plaisir immédiat de parcourir les Caraïbes se trouve une histoire beaucoup plus mélancolique.

Edward cherche d’abord suffisamment d’argent pour obtenir la vie dont il rêve. Chaque réussite semble pourtant repousser cette satisfaction un peu plus loin. Un navire plus puissant conduit vers une prise plus importante ; une fortune supplémentaire vers une nouvelle occasion.

Le monde ouvert traduit parfaitement cette tentation.

Il est facile de quitter son objectif pour poursuivre une voile aperçue à l’horizon, explorer une épave, chercher un trésor, attaquer un fort ou rejoindre une nouvelle île.

Les forts maritimes constituent justement une extension intéressante de la conquête navale. Il faut d’abord affaiblir leurs défenses depuis le Jackdaw avant de débarquer et terminer l’opération à terre. Une fois capturés, ils réduisent la présence hostile dans leur secteur et facilitent la lecture de la région.

L’exploration sous-marine ouvre également certains sites particuliers. Grâce à une cloche de plongée, Edward peut descendre vers des épaves et rechercher des ressources tout en faisant face aux dangers de l’environnement.

Cette variété donne aux Caraïbes une sensation de voyage que peu d’épisodes précédents possédaient.

Les chants de marins renforcent encore cette identité. En pleine navigation, l’équipage peut entonner des shanties récupérés au cours de l’exploration. Ils ne servent pratiquement à aucune mécanique, mais deviennent rapidement indissociables du plaisir de parcourir la mer.

Le récit contemporain change lui aussi profondément après la conclusion de l’arc de Desmond.

Le joueur incarne désormais un employé d’Abstergo Entertainment chargé d’explorer les souvenirs génétiques d’Edward Kenway. Les bureaux contemporains peuvent être parcourus entre les sessions, révélant progressivement les liens entre la branche de divertissement d’Abstergo et les objectifs plus anciens des Templiers.

Cette partie reste plus discrète que l’histoire de Desmond.

Le véritable cœur de Black Flag demeure Edward.

Et c’est précisément parce qu’il entre dans l’univers des Assassins sans vouloir devenir l’un d’eux que son parcours possède une place particulière dans la série.

Ce qu'il faut retenir

  • Un épisode situé principalement dans les Caraïbes à partir de 1715, pendant l’âge d’or de la piraterie.
  • Edward Kenway, corsaire devenu pirate dont la recherche de fortune l’entraîne progressivement dans le conflit entre Assassins et Templiers.
  • Un vaste monde maritime reliant notamment La Havane, Kingston, Nassau, de nombreuses îles, plantations et territoires naturels.
  • Le Jackdaw comme navire personnel pouvant être amélioré pour affronter, poursuivre et aborder des bâtiments de plus en plus puissants.
  • Une navigation devenue composante centrale du monde ouvert, avec batailles navales, abordages, forts et exploration de différents sites maritimes.
  • Le retour du parkour, de la discrétion sociale et des Lames secrètes, complétés notamment par les sabres, plusieurs pistolets et la sarbacane.
  • Une histoire où la recherche de liberté des pirates fait écho au Credo des Assassins sans pour autant confondre leurs motivations.

Conclusion

Assassin’s Creed IV: Black Flag pourrait facilement être résumé comme « l’épisode pirate » de la série.

Ce serait passer à côté de ce qui rend Edward Kenway intéressant.

Edward veut être libre, mais sa première définition de la liberté est extrêmement simple : ne dépendre de personne et devenir suffisamment riche pour vivre comme il l’entend.

Les Caraïbes semblent lui donner exactement cette possibilité.

Le Jackdaw peut partir dans presque toutes les directions. Une voile à l’horizon peut devenir une bataille, une petite plage un point de départ pour l’exploration et un détour improvisé une heure entière d’aventure. Rarement la série avait donné une sensation aussi immédiate de mouvement et d’indépendance.

Mais Edward découvre progressivement que pouvoir aller partout ne signifie pas nécessairement savoir où aller.

Autour de lui, l’âge d’or des pirates commence à se fissurer. Les hommes qui voulaient vivre sans maître ne parviennent pas toujours à construire quelque chose capable de survivre à leurs propres divisions. Les fortunes disparaissent, les alliances changent et les figures presque légendaires rencontrées au début du voyage restent mortelles.

C’est là que le conflit entre Assassins et Templiers prend véritablement son sens pour lui.

Edward ne devient pas intéressant parce qu’un pirate apprend à utiliser une Lame secrète. Il l’est parce qu’un homme qui refusait toute cause supérieure à ses propres ambitions finit par comprendre que la liberté possède aussi des responsabilités.

Le jeu conserve certaines faiblesses des épisodes de cette période. Les filatures et écoutes imposées à plusieurs missions principales peuvent casser le rythme, tandis que les combats terrestres deviennent relativement permissifs une fois l’arsenal d’Edward développé.

Mais lorsque Black Flag ouvre la mer, sa formule trouve une liberté remarquable.

Le plus grand trésor qu’Edward poursuit pendant l’essentiel de son voyage est une vie où personne ne pourrait lui dire quoi faire.

Il lui faudra presque toute l’aventure pour comprendre que la liberté ne vaut pas seulement par ce qu’elle permet de prendre.

Elle vaut aussi par ce qu’on décide d’en faire.

À savoir

  • Assassin’s Creed IV: Black Flag est développé principalement par Ubisoft Montréal et édité par Ubisoft.
  • Le jeu original est sorti en 2013 et son aventure historique commence en 1715, pendant l’âge d’or de la piraterie dans les Caraïbes.
  • Edward Kenway est le père de Haytham Kenway et le grand-père de Ratonhnhaké:ton, alias Connor, protagoniste d’Assassin’s Creed III.
  • Edward commande le Jackdaw, navire que le joueur peut améliorer afin de renforcer notamment sa résistance et ses capacités offensives.
  • La Havane, Kingston et Nassau comptent parmi les principales villes visitées au cours de l’aventure.
  • Barbe Noire, Anne Bonny, Mary Read, Calico Jack et Charles Vane figurent parmi les personnages historiques intégrés au récit.
  • L’épisode développe considérablement les mécaniques navales introduites dans Assassin’s Creed III et fait de la navigation et des abordages une partie centrale de son monde ouvert.
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