Dead Cells
Jeu vidéo 2018 Action Aventure Fantasy Plateforme Indie

Dead Cells

  • Evil Empire Développeur
  • Motion Twin Développeur
  • Motion Twin Éditeur
  • Playdigious Éditeur

Prisonnier d’une île rongée par un étrange mal, un être immortel enchaîne morts et nouveaux corps dans une fuite où chaque échec devient une occasion d’apprendre.

Informations

Type
Jeu vidéo
Sortie
2018-08-06
Genres
Action, Aventure, Fantasy, Plateforme, Indie
Plateformes
PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, PC, Mac, Linux, Mobile
Moteur
Heaps.io
Modes de jeu
Single player

Synopsis

Dead Cells

Sur une île frappée par un mystérieux fléau, une étrange créature prend possession du corps d’un prisonnier décapité et tente de s’échapper des profondeurs où elle se réveille. Ce corps peut mourir, mais l’être qui l’anime revient inlassablement au point de départ et recommence son voyage dans une nouvelle enveloppe.

Autour de lui, le royaume semble déjà avoir sombré. Les prisons débordent de créatures hostiles, les quartiers autrefois habités sont en ruines et les rares traces laissées par leurs occupants racontent progressivement l’effondrement de l’île. Aucun long récit ne vient expliquer immédiatement ce qui s’est produit : l’histoire se reconstitue par fragments au fil des lieux traversés et des détails découverts.

Chaque nouvelle tentative rapproche ainsi le Prisonnier de la sortie tout en révélant un peu plus ce qui a transformé le royaume. Mourir n’interrompt jamais réellement son voyage. Cela le ramène simplement au commencement.

Bande-annonce

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Présentation

Présentation

Dead Cells repose sur une boucle extrêmement claire : avancer, combattre, récupérer de nouveaux équipements, mourir et recommencer avec davantage d’expérience. La disparition d’un personnage efface la plupart des avantages obtenus pendant la tentative en cours, mais certaines améliorations débloquées entre les runs restent disponibles. La progression existe donc autant dans le jeu que chez le joueur, qui apprend progressivement les comportements ennemis, les possibilités de ses armes et les risques qu’il peut raisonnablement prendre.

Les environnements sont organisés en biomes reliés par plusieurs itinéraires. Leur disposition évolue d’une partie à l’autre, tandis que de nouvelles capacités permanentes permettent progressivement d’accéder à des passages auparavant inaccessibles. Cette influence de la Metroidvania ne transforme cependant pas l’île en une carte fixe à mémoriser : elle enrichit surtout les chemins possibles et encourage à explorer différentes routes au fil des tentatives.

Le combat constitue le véritable moteur de l’expérience. Épées, arcs, boucliers, fouets, pièges, grenades et nombreuses armes plus singulières permettent de construire des styles très différents. Certaines configurations privilégient l’affrontement direct, d’autres la distance, les effets élémentaires ou les dispositifs automatiques. Les mutations complètent ces choix en apportant des bonus capables de renforcer une stratégie particulière.

Cette variété fonctionne parce que les affrontements restent extrêmement réactifs. Esquiver, parer, changer de cible ou exploiter rapidement une ouverture compte davantage que l’accumulation aveugle de puissance. Les ennemis disposent de comportements identifiables et les dégâts peuvent être sévères : progresser demande donc progressivement de reconnaître les menaces avant qu’elles ne deviennent incontrôlables.

Les cellules récupérées pendant une tentative créent en parallèle une tension permanente. Elles permettent de débloquer durablement de nouvelles armes, améliorations et possibilités, mais doivent généralement être rapportées jusqu’à certaines zones sûres. Une mort prématurée peut faire disparaître celles qui n’ont pas encore été dépensées. Continuer à explorer avec une réserve importante revient alors à accepter consciemment le risque de tout perdre.

C’est cette articulation entre vitesse et prudence qui donne à Dead Cells son rythme. Le personnage se déplace avec une grande fluidité et le jeu encourage à enchaîner rapidement les actions, mais la précipitation reste l’un des moyens les plus efficaces de terminer une tentative. Plus le joueur maîtrise ses systèmes, plus ce château initialement hostile devient un terrain qu’il apprend à lire presque instinctivement.

Ce qu'il faut retenir

  • Un jeu d’action-plateforme roguelite fondé sur des tentatives successives et la menace permanente de perdre sa progression temporaire.
  • Des environnements qui évoluent entre les parties et proposent plusieurs itinéraires à travers l’île.
  • Une progression permanente qui débloque progressivement de nouvelles armes, capacités et possibilités d’exploration.
  • Des combats rapides et précis reposant sur l’esquive, la parade, le positionnement et la connaissance des ennemis.
  • Un arsenal très varié qui permet de construire des configurations différentes à chaque tentative.
  • Une narration discrète qui laisse le joueur reconstituer progressivement l’histoire du royaume à travers son exploration.

Conclusion

Dead Cells transforme la répétition en progression. Revenir au début après une mort pourrait donner l’impression d’avoir tout perdu, mais une tentative ratée laisse presque toujours quelque chose derrière elle : une nouvelle arme débloquée, un passage découvert, un ennemi mieux compris ou simplement une erreur que l’on sait désormais éviter.

Cette structure demande naturellement d’accepter l’échec. Une bonne configuration peut disparaître en quelques secondes et une longue progression s’arrêter sur une mauvaise décision. L’aléatoire peut également rendre certaines tentatives plus confortables que d’autres. Pourtant, le jeu donne suffisamment de contrôle au joueur pour que la plupart des défaites finissent par apparaître comme des leçons plutôt que comme de simples sanctions.

Sa réussite tient surtout à la qualité de son mouvement et de ses combats. Lorsque les réflexes commencent à rejoindre la connaissance des lieux et des ennemis, les premières zones autrefois dangereuses sont traversées presque instinctivement. Le même château n’est pas devenu plus facile : c’est le joueur qui a changé.

Dead Cells trouve là l’essence de sa formule. Mourir, recommencer et parcourir encore les mêmes terres ne constitue pas une punition à contourner, mais le cœur d’une aventure où la maîtrise se construit tentative après tentative.

À savoir

  • Dead Cells est développé à l’origine par le studio français Motion Twin.
  • Le jeu est sorti de sa phase d’accès anticipé en 2018.
  • Motion Twin le définit comme un action-platformer roguelite inspiré de Castlevania, mêlant exploration et combats 2D exigeants.
  • Le personnage contrôlé est un organisme capable de prendre possession de corps et de revenir après leur destruction.
  • Il n’existe pas de checkpoints permettant de reprendre une tentative après la mort : une nouvelle run recommence depuis le début.
  • Les cellules obtenues pendant l’exploration permettent notamment de débloquer durablement de nouveaux éléments utilisables lors des tentatives suivantes.
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