25. Le sacrifice
Le château est en proie aux hurlements des loups, qui incitent Elias à venir réclamer au roi un sacrifice humain de taille : la reine. Arthur, Léodagan et Lancelot refusent catégoriquement.
Kaamelott
Kaamelott est achevé, la cour est établie, les choses sérieuses peuvent commencer. Une grande Table Ronde est construite, autour de laquelle les chevaliers se réuniront pour organiser la Quête du Graal, diriger le royaume, narrer leurs aventures victorieuses pour la gloire des dieux et du peuple… Tout va pour le mieux. Du moins sur le papier, car en pratique, le roi Arthur réalise bien vite que ceux qui l’entourent, s’ils ne manquent pas de motivation, ne vont pas toujours dans le même sens que lui, ni à la même vitesse.
Le château est en proie aux hurlements des loups, qui incitent Elias à venir réclamer au roi un sacrifice humain de taille : la reine. Arthur, Léodagan et Lancelot refusent catégoriquement.
Guenièvre a eu la mauvaise idée d’inviter un ménestrel pendant le repas, si bien que Arthur n'arrive pas à se concentrer lors d’une réunion militaire capitale : une chanson lui reste dans la tête. Bien mal aidé par Merlin, qui lui conseille de chanter à voix haute, le roi ne parvient pas à oublier cette comptine.
Le chevalier Dagonet est de retour d’une mission concernant la quête du Graal en Judée. Il aurait parlé avec un vieillard de la famille de Joseph d'Arimathie, qui lui aurait confié savoir où était la coupe sacrée, juste avant de mourir.
Quand Karadoc ne comprend pas un mot, et qu’il ne souhaite pas passer pour « un gland », il répond à ses interlocuteurs : « C’est pas faux. » Perceval, instruit de cette « botte secrète », l’utilise à tort et à travers avec son amante Angharad, ainsi qu’avec le roi et Lancelot, ce qui est propice à maints quiproquos.
Bohort est terrifié : plusieurs servants ont été tués pendant la nuit. Un assassin rôde au château, et l’on découvre très vite qu’il s'agit de Grüdü, très zélé dans sa tâche de protection d’Arthur.
Arthur se sent très mal à l’aise de devoir partager sa couche avec deux personnes : sa femme et sa maîtresse Demetra.
Quelques heures avant un assaut, a priori gagné d’avance, contre l’ennemi, les troupes d’Arthur se réunissent en forêt et mangent une omelette, avec des champignons soigneusement cueillis par Perceval et Karadoc. Toutefois, ceux-ci ne savent pas reconnaître les champignons dangereux, et bientôt de sérieux troubles gastriques éparpillent l’armée dans les fourrés.
Arthur a de sérieux doutes sur Merlin, et le soupçonne de ne pas être un enchanteur. Il convoque Elias pour authentifier son laboratoire, et teste Merlin en présence de Lancelot. Malgré les sorts réalisés sur demande par Merlin, Arthur reste dubitatif.
Alors que Guenièvre est partie en voyage, Arthur partage sa chambre avec l’évêque Boniface, fervent défenseur de l’homosexualité au sein de l’Église.
La Dame du Lac confie une mission à Arthur : tuer un ogre dans la grotte de Padraig. Arrivés près de la créature, Léodagan se plaint qu’il n’y a pas de récompense pendant que Bohort est terrifié. Tiraillé par ces deux avis, Arthur décide de faire demi-tour, en disant à la Dame du Lac qu'il n'a pas trouvé la grotte. Celle-ci trouve cela dommage, car il aurait pu récupérer l'émeraude géante que l'ogre avait avalée. Arthur essaie de se rattraper en lui promettant de se remettre en chasse dès le lendemain.
Perceval a de sérieux problèmes pour distinguer la droite de la gauche, ainsi qu’avec les points cardinaux. Cela rend difficile l’explication d’un plan de bataille par Arthur et Lancelot, qui s'obligent à se mettre à niveau vis-à-vis de Perceval.
Alors que les caisses sont vides, Venec propose au roi de lui vendre de fausses pièces de monnaie, très ressemblantes. Arthur et Bohort sont scandalisés, mais Léodagan est favorable à cette idée (qui vient de lui). Jusqu’au moment où il apprend que le marchand vend aussi des pièces de Carmélide.
Lancelot, confident de la reine, est aussi secrètement amoureux d'elle, et tente de le lui faire comprendre lors d’une entrevue, en vain. Croyant qu’il lui parle d’une femme quelconque, elle lui conseille de tuer son rival : le mari. Lancelot fait alors irruption dans la salle de bain, dans l’intention de tuer Arthur, ce qu’il ne fera pas.
Les envahisseurs sont en marche. Arthur, Léodagan, Lancelot et l’armée de Kaamelott sont en position dans une forêt, et tentent de mettre en place un plan pour encercler l’ennemi – plan qui repose en grande partie sur l’intervention de Merlin et de son sort de « mur de flammes ». Seul problème : les loups grondent pour prévenir qu’une des leurs a été victime d’une fracture. Le druide doit donc choisir entre secourir la louve ou protéger Kaamelott. Il choisira la première solution, tandis que l’armée adverse viendra se fracasser contre Arthur et ses hommes.
Yvain, fils de Léodagan et de Séli, est un jeune chevalier peu dynamique qui passe le plus clair de son temps à dormir et vadrouiller avec son ami Gauvain. Réunis autour de la Table ronde, Arthur et les parents discutent de l’avenir d’Yvain, tiraillé entre l’intimidation martiale du père et l’appui artistique de la mère.
Arthur s’aperçoit que Perceval n’a jamais été adoubé, et donc qu’il n’est pas un chevalier et n’a pas sa place autour de la Table Ronde. Perceval, quant à lui, ne comprend pas pourquoi son armure ou son arme ne lui confère pas de légitimité. Arthur finira par adouber Perceval à la va-vite.
Séli confie un secret à Léodagan : Arthur a peur du noir. Pour exploiter cette faille, Léodagan propose une mission en souterrain. Bohort propose que Merlin confectionne une potion de vision nocturne. Même s'il fait quelques difficultés pour éteindre sa torche, Arthur échappe aux quolibets de son beau-père.
Merlin, en tant qu’enchanteur, possède la faculté de se transformer en animal, suivant un calendrier druidique. Ainsi, Arthur découvre que le chat qui se promène sur son lit n’est autre que Merlin. Après avoir appris que la transformation suivante est l'araignée, le roi s'inquiète après avoir vu sa femme écraser l'une d'entre elles.
Guethenoc accuse, en séance de doléances, le roi d'avoir fait un enfant à sa fille Madenn, qui nie qu'Arthur soit le père. Outré, protestant de sa bonne foi, le roi persuade le paysan de rentrer chez lui. Mais il s’avère qu’il est parfaitement au courant de sa paternité.
Arthur et ses hommes sont sur le champ de bataille. Mais l’ennemi est absent et se fait attendre très longtemps.
Perceval récupère un oud sur un camp égyptien déserté. Ses sérénades nostalgiques révèlent les doutes de Demetra, Guenièvre, Léodagan et Séli.
Le Père Blaise et Léodagan ont traduit le code de chevalerie, originellement écrit en ancien celte. Dès lors, les séances de la Table Ronde font relâche les veilles de pleine lune, et les chevaliers ont droit de se retirer des assemblées lorsque leur honneur est bafoué publiquement. De plus, ils ont demandé à faire des pauses avant, après, et même durant les combats. Après réflexion, le roi décide de ne pas valider cette traduction.
Arthur souhaiterait abolir la peine de mort en Bretagne, et limite son application à la simple pendaison. Léodagan et Lancelot considèrent ceci comme un spectacle nécessaire pour la justice, et proposent des méthodes plus variées.
Lors d’un banquet, Arthur a repéré une jeune femme, Azénor, qu’il convoque au château pour lui proposer de devenir l’une de ses maîtresses. Après avoir refusé par peur de devoir « faire le tapin », Azénor accepte, intéressée par le poste éventuel de reine.